Ligue des Champions – OM | One, two, three c’est par ici la sortie !


Une seule série de défaites vous manque, et tout est dépeuplé. La semaine dernière, le choc des Olympiques nous a brisé un rêve. Et ramené à la dure réalité de cette année 2020 à oublier très vite. Face à cette désillusion majuscule, nos derniers espoirs résidaient dans une sortie de la compétition avec la manière. La tête haute. En guise de Pardon, l’OM s’en est allé comme un prince. Et peut retrouver la Canebière les valises pleines.

Il y a une semaine, l’OM s’en est allé

Si face au FC Porto, les marseillais ont prouvé qu’ils n’étaient pas treize organisés, la passe de quatorze n’est pas passée. Mais est bien restée coincée en travers de notre gorge. L’OM n’avait plus gagné en Ligue des Champions depuis le 22 février 2012, soit exactement 3205 jours. Nicolas Sarkozy était encore Président de la République. Un temps que les moins de 8 ans ne peuvent pas connaître. Pire encore, les joueurs de Villas-Boas ont brisé une autre série : celle des cages adverses inviolées. Mais là encore, un doublé de Payet sur pénalty est venu nous anéantir sans vergogne. Un de ces matchs qui nous fait nous poser des questions existentielles.

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Fort de ce double exploit, l’OM s’est autorisé le droit de rêver pour ce dernier match du groupe. Un meilleur résultat que l’Olympiakos lui permettrait d’arracher une qualification inespérée en Ligue Europa. En ayant perdu les quatre premières rencontres de la phase de poule. Le football comme on l’aime.

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« On se doit de montrer une belle image de l’Olympique de Marseille sur la scène européenne en essayant de bien terminer cette Ligue des Champions » S. Mandanda

On avait presque fini par y croire.

Le résumé du match de l’OM

Dès le quart d’heure de jeu, les marseillais s’illustrent. Sur le côté droit, Payet ajuste un centre millimétré pour Valère Germain. Le buteur phocéen place une tête croisée qui frôle, non pas le poteau, mais la ligne de touche. Toutefois les phocéens ne s’arrêtent pas là. Sur une récupération de balle assez haute, Morgan Sanson vient défier les défenseurs puis décale Payet sur sa droite. Malheureusement le timing est désastreux. Il y a l’équivalent de deux Payet par rapport au dernier défenseur. C’est dire.

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Mais force est de constater que l’OM joue au foot. Si si. Et pourtant en face, c’est pas Gijon Everton, c’est pas Valladolid Sheffield, c’est Manchester City.

On se dit rendez-vous dans 1 an

Même pas trois minutes sont jouées dans la seconde mi-temps, que Marseille se met déjà en valeur. Mahrez s’infiltre dans la surface, mais se fait déposséder du ballon par Germain. Maudit jusqu’au bout des ongles, Valère lance parfaitement Ferran Torres sur son intervention. L’espagnol glisse le ballon sous le ventre de Mandanda. 1-0 City. L’action n’est pas filmée, mais on imagine bien une nouvelle fois le capitaine marseillais sortir le ballon de sa cage, le dégager au rond central et lancer un regard de dépit qui en dit long. La spéciale.


77e minute. Sur un corner citizen, Aké saute plus haut que tout le monde et catapulte le ballon sur Mandanda. Captain Steven détourne le ballon sur Aguero, qui n’a aucun mal à pousser le ballon au fond des filets. Fin aucun mal, il doit quand même éviter un énorme coup de savate de désespoir de Mandanda. Et à 3500 kilomètres de là, les planètes s’alignent enfin. Lors de la même minute de jeu, Porto inscrit son deuxième but face à l’Olympiakos. La frustration est d’autant plus grande.

Comme au match aller, le travail est fait. Et bien fait. À 2-0, la tentation est bien trop grande pour ne pas finir en beauté. Sur une frappe sans aucune chance de Torres, Mandanda se détend de tout son long pour envoyer le cuir sur Alvaro. Le ballon rebondit sur sa cuisse en direction du but. Sterling se livre au duel avec le défenseur et pousse le ballon dans le but vide. 3-0. Well played.

La stat : 1

L’OM vient de relancer sa série de défaites en Ligue des Champions. Retenez cette prédiction.

« On se dit rendez-vous dans 1 an
Même jour, même heure, même hommes
On verra quand on aura 30 ans
Sur les marches du Stade Vélodrome »