C1 – Manchester City PSG | Veni, vidi, City.


Mauricio POCHETTINO head coach of Paris Saint Germain looks dejected and Pep GUARDIOLA head coach of Manchester City during the UEFA Champions League, Semi-Final second leg match between Manchester City and Paris Saint Germain at Etihad Stadium on May 4, 2021 in Manchester, England. (Photo by Andrew Yates/Icon Sport) - Etihad Stadium - Manchester (Angleterre)

Malgré un match aller de référence, le PSG est parvenu à encore rehausser son niveau de jeu. Sky Blue is the limit.

La semaine dernière au Parc des Princes, le PSG écrivait une nouvelle page de son histoire. Oubliez la finale perdue face au Bayern sur un plat du pied de Mbappé. Les Parisiens ont préféré se saborder dès la demi-finale aller. Alors qu’ils ont ouvert le score par le biais de Marquinhos, une nouvelle fois insupportable en demi-finale après Leipzig, les joueurs de la capitale ont remis les pendules à l’heure.

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Se faire mener au score par un centre et un coup franc en plein mur ? C’est possible si vous êtes vêtus de la tunique du PSG. Ajoutez à cela le ragequit de Gueye, et vous obtenez un nouveau rendez-vous européen foiré. Mais dans l’optique du match retour, Ney a prévenu.

« Nous devons y croire. Chaque Parisien doit croire en nous ! » Neymar

On ne préviendra jamais assez contre les conséquences tragiques créées par l’espoir. Et même coach Mauricio est victime de ce syndrome.

« L’intention est de les priver de ballon. Il nous faudra être clinique et agressifs. » M. Pochettino

Côté Verratti, on est (beaucoup) plus réaliste.

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« Que doit-on faire pour passer demain ? Prier Dieu (rires) » M. Verratti

Dans le jargon, on appelle ça un rire jaune.

Le résumé du match City – PSG

Première prise de balle de la rencontre, et déjà un pied écrasé dans la grêle mancunienne. Le bon vieux foot anglais des années 90. Une demi-finale de Ligue des Champions dans un stade vide et sur une pelouse grêlée : welcome to 2021 ladies & gentlemen.

Mais étrangement, c’est le PSG qui s’adapte le mieux à ces conditions british. Les Parisiens assiègent la surface de City et, sur un centre de Diallo, Zinchenko commet un geste volontaire de l’épaule. Pénalty. Un coup de sifflet qui va durer moins d’une minute. Of Course.

Et comme souvent, pour pas dire comme d’hab, le PSG se fait doucher. Il n’aura fallu qu’un dégagement au pied d’Ederson, mis sous pression qui plus est, pour transpercer la défense mancunienne. Bon, le marquage de Florenzi à 15 mètres de Foden n’est pas tout à fait innocent, on l’avoue. L’Italien parvient à se racheter en contrant la frappe de De Bruyne, mais c’était sans compter le tir croisé de Mahrez dans l’angle fermé. Passant entre les jambes de Kimpembe et Navas. Pour venir mourir dans le petit filet. 1-0. Ligue des Champions, on t’aime.

Ederson, l’homme aux deux pieds gauches

Mais à leurs décharges, les joueurs du PSG ne lâchent rien. Et sur un ballon hasardeux dans les airs, Marquinhos vient placer une nouvelle fois sa tête crêpue. Barre transversale. Pas le temps pour les Parisiens de s’accabler sur leur malédiction qu’Ederson décide de relancer à la main hors de ses cages. Il n’en fallait pas plus pour Di Maria pour « récup the ball » et frapper dans le but vide. Au ras du poteau. Six mètres. On ne change pas une guigne qui perd.

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En parlant de poisse, Ederson n’est pas exempt de tout reproche. Le gars arrive à mettre en danger toute son équipe sur un simple renvoi depuis ses buts. Bis repetita 5 minutes plus tard sur une passe en plein axe totalement foireuse. Le type a carrément deux pieds gauche. Ah merde, il est gaucher c’est vrai. Aucun débat possible, le principal danger du PSG vient de l’homme en rose.

Rendez-vous aux tours préliminaires pour le PSG

À la sortie des vestiaires, les Parisiens continuent d’y croire. Les courses se font plus intenses, les duels plus mordants, mais un simple jeu à trois De Bruyne – Foden – Mahrez éteint les derniers espoirs du PSG. Et ravive la flamme de notre fédé. En face, les nerfs parisiens se barrent comme les dernières chances de qualification pour la finale.

L’issue de la rencontre n’est qu’une suite logique : Di Maria écrase le pied de Fernandinho, et s’en va rejoindre Gueye en tribunes. Le PSG termine à 10 comme à l’aller. Qui a dit qu’il n’apprenait pas de ses défaites d’année en année ?

Le match se termine par un coup franc drop de Neymar. Un symbole.