Ligue 1 | Les notes FFL de Saint-Étienne – Lyon


La bible de la Lose du sport français

L’AS Saint-Étienne abordait ce derby du Rhône face à l’Olympique Lyonnais avec le statut de lanterne rouge, mais surtout une immunité à la victoire. Ascendant psychologique parfaitement saisi par Lyon pendant les 95 premières minutes. Voici les notes FFL de la rencontre.

Saint-Étienne

Green – 6

Un dégagement serein pour se mettre dans son match. Mais alors bien en dedans. Résultat ? Un presqu’but de Paqueta. Grâce à un rattrapage de Green pensez-vous ? Que nenni. On fermera néanmoins les yeux sur les deux ou trois manchettes bien senties.

Publicité

Camara – 7

On croirait voir James Milner cet après-midi. Un milieu défensif exilé sur le poste de latéral droit, sans repère ni aucune aide de ses coéquipiers sur une quelconque couverture. Un chemin de croix de 90 minutes.

Moukoudi – 3

Définition même de la seconde lame. Le gars se goinfre des largesses défensives de ses coéquipiers pour envoyer des tacles de district du dimanche matin. Sauf que lui, il le touche le ballon.

Kolodziejczak – 2

Premier duel avec Paqueta au bout de trois minutes de jeu, et déjà Timothée mange la pelouse de Geoffroy-Guichard. Annonciateur du reste de la rencontre pense-t-on ? Lol. Sans lui, Lyon en aurait claqué trois dès la première mi-temps.

Trauco – 7

Une belle pointe de vitesse, à l’aise pour dribbler, des centres précis, mais une défense de poussin. Comme quoi, même le Pérou a son Lucas Digne.

Publicité

Neyou – Youssouf – 2

Ont assuré à eux seuls l’équilibre de leur équipe. Un marathon couru à eux deux. Quelques pertes de balle évitables. Mais bon sans ce petit péché mignon, ils ne joueraient certainement pas à Saint-Étienne.

Nordin – 8

Décalages en touche, centres au troisième poteau… rarement vu un gaucher aussi adroit dans la maladresse. Pour toux ceux qui se vantent d’avoir une « patte gauche », sachez que ce talent n’est pas inné pour tous.

Boudebouz – 7

Seule information importante de son match : il est devenu le joueur algérien le plus capé de Ligue 1. Pour ce qui est du terrain, cela attendra.

Khazri – 9

On avait eu le sublime raté de Bernardo Silva mardi dernier face au PSG en Ligue des Champions, on a désormais « notre » monument en Ligue 1. Le mérite en revient à Khazri. Pourtant tout seul devant le but suite à un arrêt de Lopes, le Tunisien parvient à trouver le poteau de la tête. Comme on dit souvent, plus difficile de la rater que de la mettre. Avec en bonus un but hors-jeu. Une soirée cinq étoiles pour notre Wahbi.

Quelque peu dégradée par son égalisation sur pénalty à la 95e toutefois. Mais comme lot de consolation, il n’y a pas que nous qui avons trébuché à la suite de son but.

Bouanga – 7

S’il pensait égaliser pour les Verts, le Gabonais s’est heurté à un petit détail : la main de Lopes à 30 mètres de ses buts. Ou plutôt le gant. Les rêves sont interdits pour Sainté cette saison.

Dans le même genre de Lose :   CDF 2016 – LOSC | Benzia, le véritable 12e homme de Trélissac (CFA)

Lyon

Lopes – 9

On a eu l’impression que Lopes ne s’arrêterait plus de rouler sur la pelouse. Mais au bout de 7 roulades, le Portugais a enfin donné un signe de vie. On ose à peine imaginer comment il réagirait s’il subissait ses propres sorties. Mais pas le temps de terminer cette phrase que le voici qui fait une sortie kamikaze. Main hors de sa surface. Direction la douche.

Boateng – 7

Quand vous glissez et qu’un attaquant part seul au but dans votre dos, pas de panique. Faites une Boateng. Une espèce de retournée du dos en se jetant au sol. C’est donc ça le fussball ? Pas champion du monde pour rien le type.

Denayer – 10

Est rentré à 20 minutes du terme pour donner un pénalty à Saint-Étienne dans le temps additionnel. La faute à une main baladeuse (approuvée cependant par Lopes). Le Belge aura été le véritable douzième homme des Verts ce soir.

Caqueret – 3

Aisance technique, passes millimétrées, récupération haute, peu de fautes quand elles ne sont pas intelligentes. Ses jours à Lyon et en Ligue 1 sont comptés. On ne peut pas bafouer plus longtemps les valeurs d’un championnat sans en être éjecté.

Shaqiri – 7

Toujours autant un poids pour son équipe. Quand Toko Ekambi prend la profondeur sans cesse, le Suisse est pris à contrepied si le ballon arrive à 20 cm de ses crampons. Big Shaq n’aura décidément réussi qu’un seul match face à une équipe française, et heureusement pas des moindres ; c’était un 28 juin.

Paqueta – 7

S’il est en général à la pointe de l’altruisme, ce soir le Brésilien a été un soliste hors pair. Amine Harit a du soucis à se faire ; la concurrence sera forte en pour remporter le titre de croqueur de Ligue 1 cette année.

Aouar – 2

Lancé en profondeur, le milieu de Lyon fixe Moukoudi et envoie une passe soyeuse dans le petit filet. Une clim assourdissante dans un Chaudron éteint, le tout avec une célébration au summum de la confiance. Joga Boszito.

Toko Ekambi – 1

Sa performance contre Brondby n’était donc pas un accident. Toko nous a une nouvelle fois fait du Ekambi. Outre ses percées fulgurantes sur son côté gauche, le Camerounais a été dans tous les bons coups. Avec comme point d’orgue une louche ronaldinhonesque dans la surface pour Aouar. Le tout dans un derby. L’insolence à l’état pur.

Bon sinon, notre championnat est devenu mondialement intéressant. Il aura juste fallu attendre 89 ans.