JO 2012 | La sortie Landreauesque de Sarah Bouhaddi qui coûte la finale


Sarah Bouhaddi

Qualifiées en demi-finale des Jeux Olympiques 2012, les footballeuses françaises croyaient en leurs chances de médaille. Mais Sarah Bouhaddi et les poteaux ont dit non.

Romain Lavillenie, Tony Estanguet, Teddy Riner, Lucie Decosse, Florent Manaudou, Yannick Agnel. Tous ces athlètes ont un point commun : avoir trahi la FFL lors des Jeux Olympiques de 2012 à Londres. Avec leur médaille d’or, ils ont prouvé une nouvelle fois que nous ne pouvions pas leur faire confiance.

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Fort heureusement pour nous, le foot féminin était également de la partie. Après une gifle 4-2 lors de leur match d’entrée face aux Américaines, les Bleues remportent les deux autres matchs de la poule face à la Corée du Nord (5-0) et la Colombie (1-0). En quarts de finale, la Suède ne fait pas le poids non plus (2-1), et permet à la France de se hisser en demies.

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Sarah Bouhaddi se loupe complet

En ce samedi 6 août 2012, la France affronte le Japon à Wembley. Si les espoirs de finale sont intacts, ils vont rapidement prendre l’eau dans la Tamise. Dès la 32e minute de jeu, sur un coup franc japonais lointain, Sarah Bouhaddi sort de ses buts pour dégager le ballon des deux poings. Mais la sortie « Superman » de Sarah se transforme en performance landrauesque. Bouhaddi se troue complètement, Yuki Ogimi suit derrière et ouvre le score dans le but vide. La Royal Air Force est presque jalouse de cette sortie aérienne parfaite.

La copie ressemble grandement à l’originale.

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Peu après la mi-temps, les Nippones héritent du même coup-franc, cette fois de l’autre côté du terrain. On se dit alors que les Bleues vont se montrer doublement vigilantes. Que nenni. Mizuho Sakaguchi a tout le loisir pour placer sa tête à l’entrée de la surface, trompant une Sarah Bouhaddi une nouvelle fois battue. Cette fois-ci de deux bons mètres.

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La révolte française

À un quart d’heure du terme, les Françaises décident enfin de se battre pour une qualification en finale. Ces dernières n’ont visiblement pas pris en compte le décalage horaire, et se réveillent une heure après le coup d’envoi. Servie sur la droite de la surface, Élodie Thomis adresse un centre millimétré pour Eugénie Le Sommer. Cette dernière catapulte le ballon au fond des filets. 2-1 pour le Japon.

Sur le coup d’envoi, la France récupère le ballon et prend d’assaut la surface japonaise. Eugénie Le Sommer se saisit du ballon sur le couloir gauche, passe entre deux joueuses et effectue une feinte extérieure fatale. La Nippone ne peut que la faucher, pénalty. Seulement une minute après la réduction du score, les Françaises ont la possibilité d’égaliser sur pénalty. En bonne capitaine, Élise Bussaglia se charge de le tirer. Mais devant 61 482 supporters, la Sedanaise ouvre trop son pied et rate les cages.

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Le score en reste là, les Bleues s’effondrent aux portes de la finale. Alors même qu’elles ont tiré près de sept fois plus au but que les Japonaises (26 contre 4). Rageant pour elles, mais sacrément satisfaisant pour nous.

Double dose de frustration face au Canada

Pour se consoler, les Tricolores ont la possibilité de remporter la médaille de bronze lors de la petite finale. Cette fois-ci, changement de décor. Les Bleues troquent Wembley pour la Coventry Building Society Arena et ses 12 465 spectateurs. La différence est telle que les joueuses ont tout le loisir d’entendre les consignes de leurs coachs.

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Les Françaises dominent les débats, trouvent deux fois le poteau en l’espace d’une minute (61e, 62e) et voient un sauvetage sur sa ligne de Scott les empêcher de prendre les devants (69e). Le cauchemar du Mondial 2011 refait alors surface. L’année précédente, les Bleues avaient déjà décroché la médaille en chocolat en perdant la petite finale face à la Suède (2-1). Et les craintes se en réalité. Il faut attendre la 90e minute, et un sublime but foireux signé Diana Matheson, pour voir le Canada ouvrir le score au meilleur des moments.

« Oh non c’est pas possible ! Oh non pas maintenant ! » F. Lévêque

La France n’a pas le temps de réagir, et doit se contenter d’une délicieuse médaille en chocolat.

La plus belle de toutes.

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