Coupe de la Ligue 2004 – Nantes | Landreau, la panenka qui fait pschitt.


Mickaël Landreau

La finale de la Coupe de la Ligue en 2004 voit les Sochaliens et les Nantais de Mickaël Landreau se diriger jusqu’à la séance de tirs au but pour se départager. Ce qui va suivre est gravé à jamais dans le marbre de cette compétition, qui n’existe plus d’ailleurs.

Déjà finaliste en 2003, le Football Club Sochaux-Montbéliard se hisse une nouvelle fois en finale de la Coupe de la Ligue la saison suivante. Cette fois le bourreau monégasque ne réalise pas le même parcours, remplacé en lieu et place par le Football Club de Nantes, qui découvre lui ce stade de la compétition.

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Respectivement cinquièmes et sixièmes du championnat à l’issue de la saison, Sochaux et Nantes sont deux équipes qui surfent sur une folle dynamique jusqu’à cette finale de Coupe de la Ligue, synonyme de coup d’arrêt pour l’une d’entre elles.

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Le résumé du match Nantes – Sochaux

Les deux équipes ne sont pas intimidées par l’enceinte du Stade de France, et ce sont les Canaris qui frappent les premiers dès le quart d’heure de jeu. À la réception d’un centre, Grégory Pujol se jette tel un buteur et dévie le ballon au fond des filets. Le peuple jaune se lève comme un seul homme, quand celui en face reste cloué sur son siège. Seulement cinq minutes plus tard, les Sochaliens héritent d’un coup franc anodin. Mais c’était sans compter la patte de Pedretti qui dépose le ballon sur le crâne de Sylvain Monsoreau : 1-1.

Les deux armadas ne se laissent aucune seconde de répit, mais elles ne parviennent pas à éviter les prolongations. Et au fur et à mesure, ce sont les Canaris qui prennent le dessus sur les Lionceaux. Sur une frappe de Mario Yepes contrée, le ballon atterrit dans les pieds de Frédéric Da Rocha qui envoie une praline dans les abdos de Teddy Richert. Certainement l’arrêt de cette compétition. Ni Sochaux ni Nantes n’échappent à la fameuse séance des tirs au but.

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Landreau mérite son surnom de « Monsieur Penalty »

Les tireurs sont d’une fébrilité déconcertante des deux côtés, ce qui les amène logiquement vers la mort subite. Johann Lonfat craque une nouvelle fois pour les Sochaliens, ce qui peut permettre au cinquième tireur nantais d’inscrire le pénalty de la gagne.

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Quand tout à coup, on voit non pas un maillot jaune se diriger vers le point de pénalty, mais un homme en noir. Ce n’est pas l’arbitre, mais bien Mickaël Landreau, ballon sous le bras et regard baissé. Le capitaine nantais s’élance à toute vitesse pour ralentir sa course au dernier moment et réaliser une panenka en plein axe. Teddy Richert ne se laisse pas troubler et se saisit du ballon en toute décontraction. Une humiliation devant la tribune sochalienne qui plus est, la totale.

 

Derrière, Pascal Delhommeau rate le pénalty qu’il ne faut pas et trouve la main ferme de ce diable de Richert, véritable fossoyeur des espoirs nantais.

Le « Monsieur Penalty » a encore frappé.