Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap du matin du mercredi 28 Juillet


Votre récap du midi est prêt ! Au menu de la matinée : Un contre la montre sans espoir, de la VAR sauce NBC pour le 3×3, une défaite face à Loser et un gros gros problème avec le Tennis. Bon appétit, et bonne lecture.

Cyclisme — Contre la montre.

2 mois après un contre la montre d’exception au Giro, Rémi Cavagna revenait au JO pour la discipline. Cette fois-ci, gageons que contrairement en Italie, il ait reconnu le parcours en amont, jusqu’au dernier virage. Le « TGV de Clermont-Ferrand » s’élance donc avec une position d’outsider qui n’a pas grand-chose à perdre. Si le début est prometteur, il va vite rappeler une chose essentielle par rapport à la gare clermontoise : il n’y a aucun TGV là bas, mais uniquement des TER et des Intercités. 

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Après une chute de son bidon qui fugue dès le début de l’étape, il va exploser comme un lapin en plein vol. Alors qu’il suçait les roues du top 6, il vivra un calvaire dans le 2nd tour, finissant 17e d’un parcours sans doute trop vallonné pour lui.

En tête, Primoz Roglic va finir par rouler sur la concurrence en survolant l’épreuve comme il survolait les tremplins de saut à ski.

Mini cocorico quand même, le coureur suisse de la Groupama-FDJ Stefan Küng finit 4e à… 9 centièmes. Moins d’un dixième sur 44km200, on ne trouvera rien de plus cruel aujourd’hui. La Fédération Suisse de la Lose reprend enfin un peu de couleurs après un été difficile.

Tennis

Après sa victoire au forceps hier face à Miomir Kecmanovic, Ugo Humbert retrouvait Stefanos Tsitsipas en huitième de finale, après l’avoir battu au Masters de Paris-Bercy en novembre dernier. Mais avant même avoir échangé le premier coup de raquette, Humbert avait annoncé la couleur en conférence de presse.

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« Il avait dit après Bercy qu’il avait hâte de me rejouer. Je n’ai pas oublié, je l’ai bien entendu » U. Humbert

Le culot. L’entame de match lui prouve qu’il ne valait mieux pas parler avant face aux journalistes. Le Grec breake Humbert à deux reprises : 6-2. Une clim qui ferait presque oublier les conditions de jeu exécrables.


Mais comme face à Kecmanovic, le Messin dispute un tie-break dans la deuxième manche. Et le remporte. Provoquant une blessure à Tsitsipas derrière le genou. Un tournant fatal dans la partie. La suite est la copie conforme du premier set. Les rôles inversés. Humbert breake à deux reprises le Grec diminué. Mais comme s’il était impossible pour un tennisman français de l’emporter sans panache, Humbert met plus de 11 minutes à conclure le match sur son service. Sept égalités. Mais d’un ace rageur, le Tricolore obtient un ticket pour les quarts de finale. Où il affrontera Khachanov. Pour son dernier match, espérons.


Et parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, Jérémy Chardy a cru bien faire en s’inspirant de son compatriote. Confronté à Liam Broady, le Palois s’est imposé en trois manches (7-6, 4-6, 6-1) et rejoint les quarts de finale face à Zverev. Deux Français en quarts, on peine à croire qu’on parle bien de tennis. Il est grand temps que cette mascarade cesse.

Mais toute cette souffrance a une tout de même été atténuée notre Kiki nationale, alignée en double mixte avec Nicolas Mahut. Si ce dernier digère toujours difficilement son élimination avec Pierre-Hugues Herbert, le Français a montré de quel bois il se chauffait ; breaké trois fois sur ses quatre premiers jeux de service. De quoi donner le ton du match. Opposée aux Russes Karatsev et Vesnina, la doublette des Bleus, tête de série n° 1, a été stoppée net : 6-4, 6-2. On pourrait très bien vanter leur parcours jusqu’en huitième de finale. Mais les huitièmes portent aussi le nom de premier tour aux JO. 

Au-delà de cette rencontre, Mladenovic avait la possibilité de réaliser le Grand Chelem après ses éliminations en simple et en double. C’est désormais chose faite. Un triptyque qui n’est pas prêt d’être effacé des annales de la FFL.

Volley

Très beau match de nos volleyeurs français qui sont en train d’offrir à leur coach un dernier baroud d’honneur de folie. Comment ? En réitérant la performance de Rio 2016 pardi ! Rappelez-vous il y a 5 ans, la team Yavbou s’était faite sortir dès les poules alors qu’elle avait un collectif qui pouvait viser la médaille. Et comme c’est compliqué de changer les vieilles habitudes, les Bleus flirtent déjà avec l’élimination après leur défaite contre l’Argentine ce matin. On ne voit qu’un homme capable d’empêcher la déroute française : Jean Patry. Que l’on va finir par blacklister fissa si ça continue (22 points inscrits le bougre !).

Mais ce match était surtout l’occasion d’admirer notre nouvelle mascotte : Agustin Loser. Joueur argentin évoluant à Tourcoing. Bon, on ne va pas se mentir, mis à part une furtive dédicace à la FFL (un fabuleux loupé, sûrement inspiré de Dugarry en 98 contre l’Arabie Saoudite), il ne porte pas très bien son nom en ce moment. Mais comment se plaindre ? Perdre face à un Loser, comment ne pas aimer ce signe du destin ?

Dans le même genre de Lose :   Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de la nuit du samedi 7 Août

Basket 3×3 — Femmes

Ah la VAR. Ou le VAR. Ou appelez-le comme vous voulez. Vous le savez sans doute, à la FFL, l’arbitrage vidéo ne fait pas partie de nos grandes passions. Mais, comme tout bon supporters, quand elle va dans notre sens, on ferme tranquillement les yeux et on passe à autre chose.

Alors, pour cette demi-finale face aux États-Unis, la France ne se présente pas en favorite. Mais bon, depuis la victoire des hommes face à la semi-dreamteam, on n’est jamais vraiment serein avec les sports à balle orange.

Heureusement, ici, elle est jaune et bleue, alors tout part bien. Les Américaines scores first et ne lâche pas le lead. Mieux encore, elles mènent 10-6 puis 11-7. Bref, nous les grands sportifs du canapé Ikea, on est plutôt sereins. Mais on commence à suinter quand, on ne sait pourquoi, les Françaises se décident à revenir au score. 2 points d’écart, puis 1 seul. Une balle contrée en sortie et… le drame arrive. L’arbitre ne le vois pas, challenge logique. Et sur le replay, le monde, la France, toi, ton copain ou ta copine, ton chien, ton poisson rouge et même la photo de tes arrières-grands-parents sur le buffet voient bien que le ballon touche les phalanges américaines. Tous, sauf l’arbitre vidéo. Le tournant du match, derrière, briques, rebonds pas assurés pour finir par un soyeux 3 points en louche qui fait bien évidemment air-ball.

Au moins, la boxe n’est plus toute seule à avoir un arbitrage délicat.

Canoë-kayak

 Deux engagés français et deux presqu’loses. Rageant, mais la course à la presqu’médaille n’en sera que plus belle. La première est à mettre au crédit de Marjorie Delassus en qualifications du slalom C1. La Française a terminé la séance à une honnête 17e place. On se dit que ça passe pas large. Bah non ! 18 céistes prises en demi-finale… Du coup, attend tranquillement demain.

La seconde presqu’lose est pour Boris Neveu (et un peu pour nous). En qualifications du slalom K1, le natif de Lourdes, candidat à la médaille, a failli nous faire un miracle. Notre Tricolore s’est élancé dans le torrent et a réalisé un chrono moyen tout à fait à notre goût. Cerise sur le gâteau : pénalité de 50 secondes pour avoir raté une porte. Jackpot se dit-on. Bah non ! On apprend que tous les concurrents ont une deuxième tentative et que seule la meilleure des deux est retenue. Du coup, Boris Neveu s’est repris et a enchaîné les esquives matrixiennes pour finir 5e chrono et largement qualifié pour la suite. Cheh pour nous hein.