Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap du matin du lundi 2 aout


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Le mauvais rêve continue. Après un week-end TRES compliqué, on se retrouve à découvrir des disciplines qui ne sont là que pour nous remettre la tête sous l’eau. Et même quand l’odeur du chocolat arrive à notre nez, son gout n’est pas si jouissif. 

Tir

 Hier, quand la 1re manche des qualifications du tir au pistolet à 25 m se terminait, on ne faisait pas les malins. Jean Quiquampoix et Clément Bessaguet figuraient aux deux premières places du classement. Imaginez deux Français en finale. C’est certes deux fois plus de chances de faire une presqu’médaille, mais là, bizarrement, on ne le sentait pas trop. 

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 Cette nuit, la 2e manche s’est ponctuée et nos craintes se sont quelque peu estompées. Jean Quiquampoix s’est bel et bien qualifié, en route pour une nouvelle médaille (après l’argent à Rio). Mais ! Clément Bessaguet s’est ressaisi pour finir 7e. Premier non-qualifié en finale. Rien ne sert de paniquer, il faut choker à point.

Pour ce qui est de la finale, officiellement, Jean Quiquampoix a fini champion olympique. Sauf que nous sommes loin de nous avouer vaincus. Vous avez vu quelque chose vous ? Parce que nous non. La réalisation japonaise n’a jamais daigné montrer les cibles. Toute l’équipe de France est prête à surnommer Jean Quiquampoix « Lucky Luke », mais si ça se trouve, le garçon tire aussi bien qu’un Stormtrooper.

Qu’on nous amène donc les cibles touchées par Jean Quiquampoix et alors nous pourrons assumer notre échec. Mais certainement pas avant. C’est pourquoi la FFL a décidé de porter réclamation auprès du CIO. 

 

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Comment ça, le déni ?

Basket (Femmes)

Pour leur troisième et dernier match de poules, les basketteuses tricolores étaient confrontées aux Américaines. Pour espérer connaître les quarts de finale, les Françaises devaient impérativement s’incliner de moins de 14 points. Autant dire mission (presque) impossible.

Mais dès le premier quart-temps, tout ne se passe pas comme prévu. Les Bleues mènent 22-19, avant de connaître leur premier trou noir de la partie : 50-44 pour la Team USA à la pause. The Last Dance à venir pour l’Équipe de France ? L’écart ne grimpera malheureusement plus ostensiblement : 93-82 score final. À un petit panier à trois points d’une Olympiade gravée dans l’Histoire. 

Remplir son objectif en s’inclinant, existe-t-il plus FFL dans le sport ? Nos Françaises ont de la ressource. Et elles vont nous le prouver. Dès les quarts.

 

Gymnastique

Les anneaux, c’est la souffrance incarnée. Quiconque a déjà essayé rien que de se hisser comprend vite la difficulté de l’agrès. Bref, devant la télé, on a les bras qui brûlent et les abdos qui flambent. Déjà qu’on déguste quand le coach nous demande de faire 30 s de chaise + 1 mn de gainage. 

Et donc s’élance Samir Aït Saïd. Son histoire, tout le monde la connaît. Horrible blessure aux JO de Rio (on vous épargnera la photo). Avant lui, 2 Chinois ont mis la barre (ou l’anneau, comme vous voulez), très haut. Grand niveau de difficulté + exécution quasi parfaite, on est sur du lourd.

Mais, tout le monde tique sur son biceps droit. Le bandage n’était pas là lors des qualifications. Pour la prestation, soyons honnêtes avec nous-mêmes. On ne sait pas ce qui est fort, très fort ou parfait. Juste la réception sur laquelle on voit un petit saut de trop. Réception pas aussi bien pilée que notre mojito. 

Résultat : 3e place, tout juste devant le Turc. 

Problème, derrière lui, c’est le champion olympique en titre et lui aussi porte-drapeau qui s’élance, Eleftherios Petrounias. Et dès sa réception — pourtant imparfaite — tout le monde semble avoir compris. C’est la presqu’médaille qui s’annonce pour Samir. 

Pire encore, comme en 2016, la blessure au mauvais moment. En effet, son bandage est là car son bras a lâché à l’entraînement. Bref, du chocolat, mais au goût plutôt amer.

 



Rendez-vous en 2024 ?

Cyclisme sur Piste

Il y a de ces disciplines qui ne payent pas de mine, mais qui vous enfoncent un long poignard dans le dos. Le cyclisme sur piste en fait partie, indéniablement. Engagées dans les qualifications de la poursuite par équipes femmes, les cyclistes françaises ont validé leur ticket pour le premier tour en se qualifiant à la 5e position. Alors que seules les huit premières étaient qualifiées.

Mais comme si ça ne suffisait pas, elles ont en plus battu le record de France de la spécialité. Et pas qu’un peu : 5 secondes plus rapides ! Les 4 kilomètres du vélodrome de Izu ont été avalés en 4’12  » 502. Le précédent record de France était de 4’17  » 372. De quoi donner une perfusion d’espoir aux Tricolores. Victoire Berteau en tête de lice. Son prénom étant tout un symbole, vous l’aurez compris.

« Maintenant, on espère, pourquoi pas, jouer une place » V. Berteau

On en reparle demain à 8 h 30 face aux Canadiennes dans le cadre du premier tour. Avec en vue la finale de la compétition. Ou la lutte pour les places d’honneur. Nous on a fait notre choix.

Haltérophilie

 Il y a des sports qui méritent vraiment meilleure exposition. L’haltérophilie en fait partie, tout simplement parce que nos athlètes s’y illustrent. Alors tant que les Français feront des presqu’médailles, la FFL sera là pour les soutenir et mettre en valeur leurs presqu’victoires. 

 Bon, la première fois qu’on a parlé d’haltérophilie pendant ces Jeux, c’est parce que France Tv avait annoncé une médaille pour Dora Tchakounté : la médaille en chocolat. Un combo lose journalistique + 4e place : difficile de faire mieux. Mais Gaëlle Nayo Ketchanke ne s’est pas démontée et a mis du cœur à l’ouvrage dans la catégorie des -87 kg. 

Presque un peu trop. Sur 6 barres soulevées, la Française en a réussi 5. Une ligne de stats qui ne devrait pas nous séduire, mais pas cette fois. 108 kg à l’arraché puis 139 kg à l’épaulé-jeté. Avec un total de 247 kg, la Tricolore a pris une sublime 5e place. Une fort belle manière de tirer sa révérence à 33 ans. Mais bon, c’est dommage de partir aussi vite, avec le sourire en plus. On a à peine appris à se connaître.

 

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