Grand Prix de Monaco | Ferrari, Charles Leclerc pleure


Leclerc

Il parait que les Grands Prix de Monaco se ressemblent tous. Chiant, sans dépassement et avec comme vainqueur le poleman. Mais c’est sans compter la scoumoune de Leclerc et la stratégie dantesque de Ferrari. Sous le vent, Garou et Céline Dion glissaient. Sous la pluie, Ferrari eux, préfèrent tout foirer.

Les qualifications du Grand Prix de Monaco.

Les qualifications de Monaco sont toujours les plus intenses de l’année. En effet, c’est LE Grand Prix où la pôle est un avantage absolument gigantesque. Il est donc nécessaire de ne rien foirer et de virevolter entre les incidents pour ne pas finir en fond de grille. C’est exactement ce que n’a pas pu faire Gasly avec Alphatauri. Alors que les temps sont battus chaque minute lors de la Q1, Yuki Tsunoda choisit de gouter la ferraillée saveur du rail. Drapeau rouge direct, il reste à peine 2 minutes pour chacun de refaire son meilleur temps.

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Dès la reprise du chrono, ça sera le périphérique sud vers l’A6 un vendredi de vacances. Et Yuki Tsunoda sera sur un rythme de bouchon pendant son tour de préparation… juste de quoi faire en sorte que le mec derrière lui passe la ligne de départ après la fin du chrono. Vous l’avez compris, le mec derrière lui, c’était Pierre Gasly. P17, coup de génie.

Et vous savez, le Grand Prix de Monaco est la bête noire de son pilote local, Charles Leclerc. Il n’a jamais fini un seul Grand Prix ici et l’année dernière, son abandon avant même le départ était un crève-cœur. Du coup, quand on le voit aligner les secteurs pour aller chercher une pôle, bien aidé par Perez qui a envoyé son meilleur spin à Portier.

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En pôle à Monaco. Rien ne peut plus inquiéter Charles Leclerc. Sauf peut-être la pluie, ou Ferrari. Ou les deux.

Le Grand Prix de Monaco

Vous l’avez bien compris, ce sont des averses qui vont tomber sur la principauté. Une drache qui va avoir pour première conséquence le report du départ du Grand Prix. Une nouvelle tradition après la finale de la Ligue des Champions.

Pas de départ arrêté pour cette fois, donc aucun risque pour Charles Leclerc d’enfin accomplir son destin : remporter le Grand Prix de Monaco. Les pilotes vont faire quelques tours sous Safety Car avant un départ lancé. Mais même à vitesse réduite, nos amis canadiens ont réussi à se mettre en valeur. Stroll se prend des rails et crève, quand Latifi réussit à ne pas freiner assez dans le virage du Casino, pourtant le plus lent de la saison.

Une fois le départ lancé, la principale réflexion des équipes est de savoir quand est-ce que la piste sera assez sèche pour mettre des pneus intermédiaires, voire même des slicks. Pierre Gasly, n’ayant plus grand-chose à perdre, va faire le show en début de course. Il fait partie des premiers à avoir chaussé les intermédiaires et envoie des dépassements à Monaco. Vous avez bien lu : des dépassements à Monaco.

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La bascule de Perez

En tête, la course semble pépère pour ce bon Leclerc. Il aligne les tours dans lesquels il creuse l’écart, on s’endormirait presque. C’était d’ailleurs une petite sieste que faisaient les ingénieurs de Ferrari quand Perez passe aux stands chausser des intermédiaires. Certainement obnubilés par Verstappen, ils ne collent pas directement à la stratégie Red Bull. Résultat, quand il fait son changement de pneus, le Monégasque ressort 5 secondes derrière le Mexicain. Une éternité.

Pire encore, 5 tours plus tard, on lui demande de rentrer aux stands puis de se raviser quand ils remarquent que Sainz est déjà dans les stands. Leclerc fulmine dans son casque, et ressort 4e. Une stratégie absolument dantesque de Ferrari qui se dire des balles dans les pneus comme il faut.

6 tours après, Schumacher se viande violemment et envoie un drapeau rouge. Il n’y aura plus de pluie. Leclerc l’a compris, il ne gagnera pas chez lui. Mais voyons le bon côté des choses, il aura au moins commencé ET terminé la course pour une fois.

La relance sera l’occasion de voir le Alonso show. Comme à la bonne époque de Jarno Trulli, il va prendre 4 secondes au tour des meilleurs et pourrir la course du reste de la grille, avant d’enfin décider d’accélérer.

En tête les 3 voitures de tête se suivent dans l’ordre inverse que l’on aurait pu imaginer : Perez — Sainz – Verstappen et en quatrième position Leclerc, qui doit juste envie d’aller dans un endroit vide pour hurler sa rage et son désespoir. En direction du stade Louis II ?

Et dans tout ce drame local, n’oublions pas les performances françaises. P11 et P12. Que demander de plus ?