Les étoiles de Roland-Garros du Troisième Tour


L’équilibre de ce monde en terre battue est enfin retrouvé. Après quelques frissons, la mission originelle de la FFL en ce bas monde est enfin remplie. Fermez les yeux et récitez ce mantra avec la voix suave de Lionel Chamoulaud ou Laurent Luyat : IL N’Y AURA PAS DE FRANÇAIS EN SECONDE SEMAINE DE ROLAND-GARROS. Ça fait du bien, hein ?

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Diane Parry

Ici c’est ?? La FFL évidemment. Alors que l’homonyme d’un certain club qui se viande en 8e chaque année commençait à nous faire douter, nous avons repris les commandes. Un premier set expédié  en hommage au PSG : 1-6. Mais à 0-2 au second set, des chocs post-traumatiques reviennent en nous. Des flashbacks insoutenables de son premier tour face Barbora Krejcikova nous reviennent en pleine face. Un score identique en défaveur de la Française qui s’était mise en mode saiyan. Mais les cheveux resteront bruns cette fois. Face à l’ancienne finaliste de l’ocre parisienne Sloane Stephens, Parry ne réussira qu’une remontada avortée, breakant à 2-5 pour se faire contre breaker derrière. Break, contre-break et 10 de der: 6-2 6-3. Reste cependant un regard inquiet sur cette jeune parisienne qui pourrait vouloir découvrir une terre inconnue dans le futur : celle des deuxièmes semaines de Grand Chelem.

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Leolia JeanJean

À la FFL, on l’appelle l’OVNI. Sortie de nulle part ou presque, hors des radars de notre œil de Sauron de la Lose, Léolia Jeanjean s’est infiltrée jusqu’au 3e tour de Roland-Garros. Mais à une étape de la fatidique deuxième semaine, Léolia s’est rappelée à sa nationalité. Opposée à Begu, elle a pris de plein fouet la logique du classement WTA à Roland-Garros. Au moins bien tu es classée, au mieux tu performes (sauf quand tu t’appelles Swiatek).

Un match dans lequel la Française n’a jamais vu le jour (1-6 4-6) mais un tournoi qui l’a mis sur le devant de la scène. Elle n’est plus très loin d’accéder au top 100 mais surtout aux tableaux de Grands Chelems, ce qui nous va à ravir. Plus il y a de Français, plus il y a d’éliminations non ?

/5

Hugo Gaston

Le timing aura vraiment fait les choses pour que Gaston passe sous les gouttes de la FFL. Une night session lors de la finale de la Ligue des Champions, à quelques kilomètres de là, et une défaite à l’exacte seconde du but de Vicinius. Alors qu’on attendait peut-être un Holger Rune mis à mal par un Chatrier chauffé à blanc, mais il n’en sera rien. Le Danois fera dans le stéréotype scandinave : froid, sans émotion apparente. La pression coule sur lui et il sera d’une régularité clinique pour ne pas laisse un gramme d’espoir au public : 6-3 6-3 6-3. Rendez-vous l’année prochaine à Hugo Gaston pour revivre des ambiances de la regrettée Coupe Davis.

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Gilles Simon

Il aurait pu s’offrir une sortie anonyme à minuit sur le court Simonne-Mathieu, il s’est offert un dernier frisson sur le central. Mais les frissons ont surtout eu lieu dans les dos suants des spectateurs. En effet, après les 9 jeux à Zéro de Zheng face à Cornet, ils ont vu Cilic infligé un 6-0 2-0 à Simon. 17 jeux d’affilée perdus par la France devant leurs yeux émerveillés. L’hécatombe s’arrêtera ici, mais Simon ne pèsera pas face au Croate, vainqueur de l’US Open 2014. 6-0 6-3 6-1, mais surtout une belle cérémonie d’hommage. On aura bien aimé tacler encore plus sévère, mais les enfants de Gilles Simon s’en sont chargé.

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Non notée

Alizé Cornet

La relation entre Alizé Cornet et le public parisien est du genre « c’est compliqué ». Au plus beau fixe quand tout va bien, orageuse quand quelque chose cloche. De notre côté, le match commence bien. Très bien. Trop bien. Un 6-0 presque trop parfait. Strapée aux deux cuisses, les espoirs de Cornet fondent comme neige au soleil. Bien moins énergique et mobile que contre Ostapenko, on remarque assez vite qu’elle n’est pas en mesure de jouer zen contre Zheng. Après un 3-0 dans le 2e, Cornet jette l’éponge devant quelques sifflets pas vraiment mérités. On comprend cette envie de voir une Tanvier ou une Champion et vivre l’histoire, mais celle-ci doit s’écrire en lettres de noblesse: celle de la vraie dérouillée.