GP d’Espagne | Une sieste pas si parfaite


Le Grand Prix d’Espagne est un grand classique de la Formule 1 et de la sieste dominicale. Sous le soleil catalan, le circuit espagnol et son bitume brulant use à la fois les pneumatiques et les organismes des pilotes. Mais aussi ceux des vaillants spectateurs qui se battent contre l’envie si forte de s’envoyer une sieste de l’espace.

Le Grand Prix d’Espagne

Le week-end est compliqué en Espagne. En même temps que le camouflet Mbappé se dessinait, Fernando Alonso se faisait éliminer en Q1. Du coup, quitte à partir derrière, autant partir vraiment derrière. Changement d’unité pour partir en 20e et dernière place. Des qualifications qui auront lieu sous le respect des règles. 55 infractions pour 18 pilotes et 0 pénalité.

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Dimanche 15 h : la chaleur est caniculaire et les pneus vont donc sacrément morfler. Mais a priori le pollen aussi pour Lando Norris, qui semble au bout de sa vie avant même le départ. Le départ va être lui l’occasion pour l’autre espagnol de la grille de finir sa sieste. Sainz passe de la 3e à la 6e place juste parce qu’il oublie de démarrer au moment où les feux s’éteignent.

Mais ce départ va vite devenir un peu chaotique. Russell défonce l’avant gauche de Perez sans aucun dommage. Mais ce miracle n’aura pas lieu pour Hamilton, qui se mange Magnussen dans le long virage 4. Si le Danois finit dans les graviers, Lewis crève et doit repartir fissa aux stands. On ne sait pas si la hiérarchie change côté Mercedes, mais il y a une chose de certaine : le karma a choisi son côté.

Graviers, coup de vent et moteurs

Soyons honnêtes, le Grand Prix d’Espagne 2022 ne fut pas cette longue et somnolente purge à laquelle nous avons été bercées tant d’années. Tout commence avec une spécialité locale cette année : la boulette de Carlos Sainz. Au virage 4, il envoie son meilleur tête-à-queue dès le tour 7 pour se mettre dans les meilleures conditions possibles.

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Mais ne croyez pas que Carlos soit le seul à être en mesure de s’envoyer les meilleurs drifts dans les graviers. Alors que Verstappen est à la poursuite d’un Leclerc qui s’envole, il part à la faute exactement au même endroit que l’Espagnol. Avec un peu moins de temps de perdu cependant.

L’excuse pour ce passage dans les graviers sera lui aussi épique : le vent. Une excuse inutilisée depuis l’été des Records. Thaïg Versappen. Ce hors-piste aurait pu couter cher au Hollandais, qui passe de nombreux tours derrière Russell. Pas aidé par son DRS qui s’active aléatoirement et au Britannique qui défend vaillamment sa position, il finira par passer au jeu des arrêts. Mais sa meilleure nouvelle sera de voir la monoplace de Leclerc faire une « Red Bull ». C’est à dire, avoir son moteur qui lâche et force à l’abandon. Une première pour le MONEGASQUE cette année.

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Une fin qui revient sur les bases

Cela sera le dernier gros événement de la course, qui passera en mode stratégique (aka on fait les arrêts aux stands le tour d’après son concurrent). Hamilton, qui voulait abandonner après son accrochage au début, a réussi à remonter le peloton, mais fini quand même par perdre une position à cause… de l’essence qu’il faut économiser. Il doit piloter plus intelligemment. Ouais, comme toi au point mort dans les descentes sur l’autoroute pour pas raquer 2,4 € sur une aire de repos.

Max gagne le Grand Prix et reprend la première position au championnat.  Direction Monaco la semaine prochaine où les yeux seront bien évidemment rivés sur Charles Leclerc, poissard de son état. Euh, de sa principauté, pardon.