GP de Styrie | Masterclass de Ferrari, Grosjean Premier Français


Même grand prix que la semaine dernière, mais un nom différent. Si le Grand Prix d’Autriche avait proposé du spectacle tout du long, celui de Styrie aura été palpitant au tout début et à la tout fin. Entre deux, une bonne sieste de qualité. Le retour de la F1, quoi. 

Essais Libres et Qualifications du GP de Styrie

Tout commence par une nouvelle innovation chez Haas. Notre écurie fétiche inverse les rôles des pilotes. Quand Grosjean ne participait pas au Essais Libres 1 du GP d’Autriche pour problèmes mécaniques, c’est Magnussen qui prendra le relai au GP de Styrie. Différents weekends, même piste, même combat.

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Les qualifications ont vu la pluie rendre les choses épiques. Sous le déluge autrichien, les pilotes normands Esteban Ocon et Pierre Gasly ont performé. Logique vu leurs origines. Logique aussi de voir donc Hamilton pulvériser toute la concurrence en collant 1,2s au second. Sur le circuit le plus court de la saison.

Côté Haas, petite sortie de Romain Grosjean, problème mécanique dès le tour de préparation. 20e sans faire de tour rapide. Le running gag continue.

Grosse déception en F3 par ailleurs, avec la victoire de Théo Pourchaire. A seulement 16 ans. L’âge où tu galérais en conduite accompagnée. La FFL observera donc d’un œil averti ce danger futur pour nos valeurs.

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Le Grand Prix de Styrie

Tout commence par une sacrée désillusion. Romain Grosjean partira des stands parce que les ingénieurs Haas ont touché la voiture en parc fermé. Pas de crash pour lui au départ du coup.

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Mais c’est en grande pompe que sera inauguré le premier Grand Prix de Styrie de l’histoire. Un accordéoniste en acoustique qui nous sort un hymne exceptionnel qui nous rappelle les plus belles heures de David Hasselhoff, on est évidemment preneur.

Mais le départ ne sera pas sponsorisé par la FFL. Non, comme bien souvent ces derniers temps, nos confrères italiens vont prendre le relai de manière fantastique. 3e virage, Charles Leclerc tente une attaque bien abusée. Même dans le jeu vidéo, c’est osé, alors en vrai… Problème, c’est son coéquipier Vettel qui prend sa Ferrari sur son flanc. Abandon direct pour l’Allemand. Abandon un tour plus tard pour la Ferrari. Clair, net, précis, Ferrari.

Le reste du grand prix sera aussi un autre retour aux sources. Celle de la bonne grosse sieste dominicale. Pas d’embrouilles, pas de litiges. Il fallait juste se réveiller à 3 tours de la fin pour profiter d’un finish tendu et d’une remontée folle de Norris. Et surtout, 3 voitures au combat dans la dernière ligne droite pour la P6. La Renault terminera derrière les Racing Point.

Côté français, c’est par contre la grosse surprise. Ocon qui abandonne pour les mêmes problèmes de fiabilité rencontrés par Ricciardo la semaine dernière, Gasly à l’agonie sur son AlphaTauri… C’est donc Romain Grosjean qui finira meilleur français. En 13e position, mais quand même.