GP d’Autriche 1 | Battle Royale au Red Bull Ring


GP Autriche

7 mois après le dernier Grand Prix, la F1 reprenait dans des conditions très spéciales. Mais si la foule n’était pas de la partie, le spectacle lui, l’a été. Avec un peu de win, et surtout, beaucoup de lose.

Essais libres et Qualifications

Et pour commencer le weekend, quoi de mieux que de retrouver tout de suite les basiques. Premier tour de Romain Grosjean et la poisse commence déjà : Les freins ne fonctionnent pas sur la Haas. Il ne participera donc pas à la première session d’essais libres.

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Les qualifications auront été aussi l’objet de pas mal de spectacle. Les Ferraris sont arrivées en Autriche en clamant haut et fort qu’elles n’étaient pas compétitives. Bluff ? Non, honnêteté totale. Elles perdent 1 seconde par rapport à l’année précédente et Vettel — en mode pré-retraite-  n’arrive même pas à se qualifier en Q3.

Nos Français eux, seront tous éliminés en Q3. Plutôt logique au vu de leurs voitures, à l’exception d’Ocon qui aurait probablement plus tirer de sa Renault.

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Le GP d’Autriche —La course

Tout commence par un premier coup de théâtre. La 7e plainte du weekend de la part de Red Bull sera la bonne. Hamilton est (logiquement) pénalisé de 3 places sur la grille de départ. Départ qui sera un peu décevant par ailleurs. Pas de crash, pas de litiges et un Bottas qui s’envole sans encombre. Du côté de nos Français, des pertes de places pour Grosjean et Ocon.

Mais le dimanche ne sera pas synonyme de sieste. Rapidement, Verstappen — à la poursuite de Bottas — va voir sa voiture s’éteindre. Malgré le fait que son ingénieur lui demande de débrancher – rebrancher le modem en faisant une réinitialisation usine, les voyants ne se rallument pas. Une tentative aux stands n’y fera rien. Il sera le premier à abandonner cette saison.

Il sera bien rapidement suivi par la Renault de Ricciardo, victime récurrente de problème de fiabilité (Coucou Bahrein 2019). Les 2 ex-compères pourront prendre la douche avant tout le monde. Laissez de l’eau chaude quand même.

Mais le bonheur, la petite madeleine de Proust arrivera juste après. Le premier tête-à-queue de la saison sera l’œuvre de notre Romain Grosjean national. Il repartira dernier.

À peine le temps de savourer que Lance Stroll, au volant de sa Mercedes 2019 (Aussi appelée Racing Point) abandonnera pour des problèmes de fiabilité. Bref, ce début de grand prix va faire suer quelques ingénieurs.

Qui dit ingénieurs en sueur dit donc bien évidemment Haas. La monospace de Magnussen va voir son frein de disque exploser en plein freinage, ce qui, avouons-le, ne doit pas être hyper rassurant. Il abandonne donc logiquement, mais l’écurie laissera Grosjean continuer. Parce que YOLO.

Voiture de sécurité, changement de pneumatiques pour tout le monde et un peloton qui se resserre. À la reprise, Vettel attaque Sainz et se viande, il fait fumer les pneus et fait un tête-à-queue. Profitons de ce monstre qui risque fortement de ne plus avoir de baquet à la fin de saison.

De son côté, la FIA nous fera découvrir une nouvelle règle que l’on ne connaissait que dans le jeu vidéo F1 2019 : Quand tu abuses trop à couper les virages. Le fautif : vous le connaissez bien voyons.

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Une fin de course en mode Battle royale

Après l’abandon de Russell sur problème mécanique, Albon, 4e, tente un coup en enfilant les gommes rouges rapides alors que les 2 Mercedes et Perez n’ont pas le timing nécessaire pour s’arrêter.

À la reprise, il passera Perez tout juste avant une nouvelle Safety Car parce que Raikkonen a vu son pneu partir de son Alfa Roméo. Tout — Va — Bien.

Et sur la nouvelle sortie de Safety Car, il attaquera Hamilton avec fougue. Comme au Brésil l’année dernière ! Et comme au Brésil l’année dernière, le Britannique va lui mettre un giga-stop en l’envoyant dans les graviers. La FTL commence à monter en grade. La fin de course verra donc le Thaïlandais abandonner, tout comme Kvyat. Mais surtout, Hamilton prendre 5 s de pénalité.

Et Bottas, taquin, freinera un maximum pour faire sortir son coéquipier du podium au profit de Leclerc — miraculé sur son char rouge — et Norris, bien plus prudent que dans les courses virtuelles.

La FFL sera tout de même déçue de la performance de ses compatriotes, avec Gasly et Ocon qui marquent tout de même des points. Mais niveau spectacle, on aura vécu la reprise de la F1 avec un grand plaisir. Et le principal est là.