GP de Belgique | Spa, 4 tours et pis s’en vont.


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Grand Prix de Belgique. Un mois après le GP de Hongrie et le sacre d’Ocon resté coincé en travers de notre gorge, les 7 kilomètres de circuit trempé de Spa nous annonçaient d’ores et déjà une course épique. Elle a été légendaire.

Essais Libres et Qualifications

Dès la deuxième séance d’essais libres, Charles Leclerc nous rappelait à que la francophonie est une seule et même grande famille d’une sortie de piste toute en contrôle finissant dans la barrière. Changement de châssis à la clef, de quoi donner le ton pour ce week-end.

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Les qualifs  débutent sous une pluie battante. Et ce sont bien les Williams qui mènent le tempo. Russell et Latifi en tête. Faut se pincer pour y croire. Une première Alpine tombe dès la Q2 : Fernando Alonso. Après son mano a mano de légende face à Hamilton en Hongrie, tout rentre dans l’ordre pour l’écurie française : 14e.

Puis survient l’énorme crash de Lando Norris dans le Raidillon. Mais pas le temps d’être soulagé de le voir en bonne santé que son compatriote Russell nous fait le tour de l’année. Première ligne derrière Verstappen. Latifi et Toto Wolff sont depuis introuvables.

Le GP de Belgique, si court et si long à la fois

On avait quitté la F1 en Hongrie sous un soleil lumineux, on la retrouve en Belgique noyée sous des trombes d’eau. Mais qui était assez naïf pour croire qu’on allait dans un Spa sans eau ? Qui ?

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Mais le plus important ne se situe pas forcément sur la piste. Voire même pas du tout. Les heures passent, on attend, et on se fait chier. Littéralement.

Voyant que la limite des 3 heures va être dépassée à cause d’une pluie incessante, le directeur de course Michael Masi décide de faire un reset des règles FIA actuellement en vigueur. Alors que la course devait se terminer au plus tard à 18h, l’Australien décide de lancer le départ… après 18h. Un tour de force déjà gravé dans la postérité.

Mais comme prévu, alors qu’une légère éclaircie de 10 minutes voit le jour, le ciel belge attend que les monoplaces retournent sur la piste et bouclent deux nouveaux tours pour envoyer son meilleur déluge. Sidéré, Masi ragequit son poste de directeur de course et décide de s’arrêter là. Victoire de Verstappen devant le Britannique George Russell, qui offre un podium à Williams. Le premier depuis plus de 4 ans et le GP de Bakou en 2017. On parle d’une époque où Felipe Massa était encore sur la grille.

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Hamilton ferme la marche sur le podium. Au classement des pilotes, Sir Lewis garde la première place pour 3 petits points devant Verstappen. La 7e place du jour d’Esteban Ocon lui octroie 3 points, et lui permet de réaliser un grand bon en avant : il passe de la 10e à la 10e place. Solide.

Haas, le grand gagnant de la journée

Et comme si ce Grand Prix n’était pas suffisamment entré dans la légende, le meilleur tour en course revient à Nikita Mazepin. Oui, vous avez bien lu. NIKITA MAZEPIN. Une prouesse qui va lui apporter exactement 0 point. Car hors du top 10. Finement joué.

Mais l’équipe Haas n’en est pas restée là. Après avoir mis tout le monde d’accord sur la piste, la voici qui réalise le doublé. Non pas pilotes-constructeurs. Mais tennis-ballon douteux avec des chariots en guise de cages. Ce n’est plus ce que c’était la F1.

 

On peut mourir tranquille.