Wimbledon | Les étoiles FFL des Français du Lundi 4 Juillet


Alizé Cornet

La quinzaine de Wimbledon s’arrête enfin pour nos Frenchies. Si le soulagement prime sur le reste, il aura fallu tout de même attendre la deuxième semaine pour arriver à nos fins. Un bilan quand même mitigé pour la FFL, qui s’est habituée à mieux ces dernières années. Heureusement, les quelques prouesses tricolores n’auront aucun incident sur le classement. C’est une maigre consolation pour les vautours que nous sommes devenus.

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Alizé Cornet : ⭐⭐⭐/5

Que dire ? Les mots nous échappent encore et toujours. 72 heures après, l’affront majuscule de Cornet ne passe toujours pas. Face à elle se dressait Iga Swiatek, numéro 1 mondiale invincible La Polonaise surfait sur une douce série de 37 victoires depuis février dernier, mais elle n’a rien pu faire face à Alizé.

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Avec ce succès hautement inadmissible, la Niçoise accédait en deuxième de Wimbledon pour la première fois depuis huit ans et une édition 2014, où elle avait déjà sorti une certaine Serena Williams. Ça, une autre Française s’est en chargée mais passons.

Après cet exploit de Cornet, seul le syndrome Nadal pouvait nous sauver en vue du quart de finale de la tricolore face à Ajla Tomljanović, l’adversaire qui l’avait déjà sortie l’année passée à Londres. Ce syndrome consiste à se faire dessus au match suivant l’élimination du cador du tournoi, probablement pour une histoire d’influx nerveux ou de sentiment d’accomplissement trop précoce. De mental, quoi. On a donc découvert que ce syndrome respecte l’égalité des sexes puisque c’est précisément ce plan de match que Cornet a appliqué après le gain du premier set.

7 doubles fautes, 9 balles de break ratées, 32 fautes directes et 52% de première balle ; peut-être fallait-il parler de syndrome Swiatek, mais le résultat est sans appel. Sans oublier les deux balles de set oubliées en cours de route. Bref, le retour de la Alizé Cornet que nous connaissions autrefois.

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« J’avais le match en mains, à 6-4, 2-1, j’ai des balles de 3-1. Après, à 4-4, j’ai des balles pour mener 5-4 et j’ai mon service qui m’a un peu trahi à ce moment-là » A. Cornet

« C’était frustrant parce que je sentais que je pouvais avoir ce match en deux sets. J’aurais pu passer, c’est très frustrant » A. Cornet

Malgré cette élimination sur défaite frustrante, on ne pourra tout de même pas parler de tournoi réussi pour Cornet à la FFL. En effet, l’exploit majuscule de la Française restera dans les livres d’histoire. Pour une fois qu’un record de tennis français ne souligne pas une série de défaites ou une disette, il faut bien dire qu’on est un peu abasourdi.

Notons quand même que ce beau parcours qui aurait dû permettre à Cornet de gagner plusieurs places au classement restera teinté d’une petite touche de lose :

Harmony Tan : ⭐⭐⭐/5

Opposée à Katie Boulter au troisième tour, la joueuse française a commis un crime de lèse-majesté. Celui de pulvériser l’Anglaise sur le gazon londonien en seulement 47 minutes (6-1, 6-1). Certes ce coup porté contre la Perfide Albion ne nous déplaît guère, mais nous aurions préféré qu’il le soit par une joueuse née en dehors de l’Hexagone.

Pour les huitièmes, Harmony Tan affrontait Amanda Anisimova. Et la 25e mondiale avait visiblement autre chose à faire que de rester sur le court londonien. En 1h15 seulement, la protégée de Nathalie Tauziat a subi la stratégie de l’Américaine, qui consistait à raccourcir les échanges et s’éviter les slices empoisonnés de la Française. Et à ce petit jeu, Tan s’est montrée plutôt fair-play : 28 coups gagnants à 9 pour Anisimova.

Il n’y a donc plus de Français à Wimbledon. Une édition plutôt molasse pour la FFL, on vous l’accordera. Mais aujourd’hui, l’important est ailleurs. Vous pouvez rallumer le Tour de France, la prochaine bascule arrive bientôt.

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