Top 10 | On a oublié leur présence en Equipe de France


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Le maillot bleu. Ses 2 tragiques étoiles brodées au-dessus du coq. Ils sont nombreux à l’avoir enfilé, des 12 069 minutes de Hugo Lloris aux 5 secondes de Franck Jurietti. Et, parmi eux, certains sont oubliés de la mémoire populaire. On ne parle pas ici de seconds couteaux champions du monde – Non, personne ne t’a oublié Alain Boghossian — mais de ceux qui ont porté le maillot, parfois plus d’une dizaine de fois, et que les mémoires footballistiques ont oublié.

Classement purement subjectif, n’hésitez pas à donner le vôtre sur nos réseaux sociaux.

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Ils auraient pu en faire partie

Yohan Cabaye, Mathieu Debuchy, Daniel Moreira, Philippe Mexes, Jean-Alain Boumsong, Morgan Schneiderlin, Alou Diarra, Benoit Pedretti, Jonathan Zébina, Gonzalo Higuain, Loïc Remy, Nicolas Gillet, Charles N’Zogbia, Stéphane Ruffier, Jeremy Mathieu, Mapou Yanga M’Biwa…

Autant vous dire, il a fallu faire des choix difficiles.

10 — Mikael Silvestre

Joueur pourtant important et bien souvent aussi oublié que le C dans son prénom.

Mikael Silvestre c’est pourtant une trentaine de sélections, 361 matchs sous le maillot de Manchester United. 5 championnats d’Angleterre, 2 Coupes des Confédérations et 1 médaille de vice-champion du Monde 2006. Vous aviez complètement zappé qu’il était dans cette liste, n’est-ce pas.

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S’il n’est probablement pas l’un des 10 joueurs les moins connus des dernières décennies en Équipe de France, son ratio palmarès et matchs joués sur l’empreinte laissée est probablement l’un des plus hauts. Un de ces hommes de l’ombre.

9 — Gaël Givet

Pareil qu’au-dessus, vice-champion du monde en 2006. Et si vous avez oublié la présence de Silvestre dans la liste, aucune chance que vous vous rappeliez de celle de Gaël Givet.

8 — Sébastien Squillacci

Vous ne vous souvenez pas de Silvestre et de Givet à la Coupe du Monde 2006 ? Aucune chance que vous vous souveniez de Squillacci. Pour une bonne raison d’ailleurs, il n’y était pas.

Cette coupe du Monde, ça aurait pu être le moment pour lui de briller dans le cœur de tous, mais le retour de Lilian Thuram en Équipe de France l’en a empêchée. Un peu comme Vikash Dhorasoo avec Zidane. Mais pour Vikash, son passage sur le banc et son reportage Substitute rentré dans la légende l’empêche de faire partie de cette liste.

Seb, c’est donc 6 ans en bleu pour 21 sélections. Il était même dans le car, lui. Il termine sa carrière sur une splendide défaite contre l’Afrique du Sud. Mais même là, on ne se souvient pas de lui. Une fin en apothéose en tout cas.

7 — Lassana Diarra

Il était une fois l’ex-futur milieu indéboulonnable de l’Équipe de France. Lassana est un de ces mystères, arrivée en grande pompe, on pensait qu’il allait être le futur Makéléle de toutes ses équipes. Et malgré des performances remarquables, on oublie à peu près qu’il est passé à Chelsea, Arsenal, 117 matchs au Réal, Marseille. Et le PSG, c’était il y a à peine plus de 2 ans, on dirait que c’était il y en a 10.

Pareil pour l’équipe de France, 31 sélections, mais pas de souvenirs particuliers, alors qu’il était l’ex-futur taulier du milieu de terrain français. Mais Ngolo Kanté est passé par là, et l’a effacé de la mémoire de tous comme si on avait croisé les agents K et J.

6 — Olivier Kapo

On vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Celui où l’AJ Auxerre était une place forte du football français et produisait un vivier de talents exceptionnels. Une génération vouée à squatter l’Equipe de France : Djibril Cissé, Jean-Alain Boumsong, Philippe Mexes…

Et Olivier Kapo. Le jeune attaquant perce l’écran cathodique. Le maillot bleu arrive très vite. 9 sélections, 3 buts, un départ à la Juventus et puis…

Et puis plus grand-chose. Une disparition des radars pour un gâchis quand on revoit les images de sa période bourguignonne. Nul doute que face à celles-ci, Kapo râle.

5 — Yann M’Vila

Plusieurs joueurs auraient pu prétendre à ce titre de joueur du milieu qui a fait des dizaines de sélections, mais dont on a besoin d’un quiz Sporcle pour se rappeler de son existence. Alors il a fallu faire un choix : Yohan Cabaye (48 selections !!) ou Yann M’Vila.

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C’est le second qui aura le choix de notre cœur. 22 sélections, 1 but, dans cette génération post-2010 qui est probablement l’une des plus faibles depuis 30 ans. Redescendu en Espoirs, il fait partie des 5 fêtards du Havre, ce qui lui fermera les portes de la Coupe du Monde 2014. Et de l’Équipe de France tout court.

4 — Sébastien Corchia

Les joueurs à 1 sélection sont rarement les plus oubliés. Jurietti et ses 5 secondes de jeu, Faubert et son ratio de 1 but par match ou bien le jubilé de bicyclettes de Steve Savidan.

Mais un est passé au travers de tous nos souvenirs : Sébastien Corchia. Un match épicétou. En même temps, c’était un vieux 0-0 flingué en amical contre la Côte D’Ivoire, donc compliqué de s’en rappeler. Alors nous sommes là pour vous. Oui, Sébastien Corchia est international. D’ailleurs, si vous vous demandiez, il joue à Nantes maintenant.

3 — Paul Georges NTep.

S’il est très facile de se faire oublier ses sélections quand on est défenseur, c’est beaucoup plus compliqué en attaquant. Soyons honnêtes, c’est la partie que l’on scrute le plus à chaque sélection. Et c’est assez rare de se faire totalement oublier, même si l’on a été là très peu de temps.

Mais pour Paul-Georges N’Tep, c’est l’exploit qu’il va réussir. Un début de carrière de folie qui lui ouvre les voies de la sélection. 2 capes, 1 passe décisive et puis…. plus rien. Une chose est en fait certaine, il ne reviendra jamais en bleu. En effet, ayant joué uniquement des amicaux avec la France, il a pu changer la couleur de son maillot et jouer désormais pour le Cameroun.

Enfin, jouer.

Mais au moins, contrairement à d’autres dans cette liste, il aura laissé une image dans le monde du football.

2 — François Clerc

Il y a des joueurs comme ça, on ne sait pas trop quoi vous dire. Alors, voilà, François Clerc a joué 13 matchs entre 2006 et 2008, dans un poste abandonné d’arrière droit. Début de carrière internationale en doublure de Willy Sagnol, il vivra son dernier match international contre l’Italie dans cet insipide Euro 2008.

Match qui sera ponctué d’une demande en mariage de Raymond qui volera la vedette à ce bon François Clerc.

1 — Julien Escudé

Chez les Escudé, vivre une carrière professionnelle de haut niveau dans l’anonymat semble être un art. Nicolas, le frère, est probablement l’un des tennismen français des 20 dernières années le moins mis en valeur. Et pourtant, son palmarès défie beaucoup de joueurs plus connus : Une demi à Wimbledon, deux quarts à l’US Open et à Melbourne, et surtout une coupe Davis où il va remporter ses 2 simples en finale, contre le numéro 1 mondial Lleyton Hewitt et le match de la victoire contre Wayne Arthurs.

Et bah pour Julien, c’est un peu pareil. Pour lui, une carrière en forme d’actes manqués. Il se flingue le genou en chutant sur son chien juste avant de signer à Manchester et doit rester à Rennes. Puis il se reblesse avant l’Euro 2008, l’empêchant de vivre une aventure épique. Et il finira sa carrière internationale sur un CSC contre l’Espagne avec une charnière Escudé — Ciani qui va vivre un enfer.

Mais même ici, on ne se souvient finalement que du cadeau empoisonné de Raymond à Mickaël Ciani.