Ligue 1 – PSG Nice | La recette Pochettino a encore frappé.


Après la victoire de Leo Messi au Ballon d’Or, la réception de l’OGC Nice au Parc des Princes avait tout d’une soirée de gala pour le PSG. Oui mais c’était sans compter la prestation liquéfiante des Parisiens. Digne d’un remake de l’Etihad Stadium.

Alors qu’on avait quitté le PSG sur une victoire dans le glacial Chaudron Vert, la soirée de lundi a définitivement fait oublier l’exploit des Parisiens en terre mancunienne. Le septième Ballon d’Or de Lionel Messi nous a mis un coup derrière la tête ; depuis 30 ans, aucun joueur du célèbre championnat de France n’avait remporté la plus haute distinction personnelle pour un footballeur. Mais bon, il était mérité askip.

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Le résumé du match PSG – Nice

La rencontre démarre sur un rythme de sénateur. Le plan de jeu de Christophe Galthier marche à merveille ; placer son bus dans sa propre surface, et laisser le seul fantomatique Kasper Dolberg en pointe. Le Danois n’aura jamais aussi bien porté son prénom. Si Dolberg ne touche pas la canette sur le front de l’attaque, le seul qu’il touche se termine en patate de 30 mètres dans le petit filet. Mais la paume de la main droite de Donnarumma en a décidé autrement. Navas ne l’aurait pas arrêté.

Les Parisiens n’ont strictement rien à se mettre sous la dent. Il faut un coup-franc à l’entrée de la surface pour faire lever les supporters, c’est dire. Alors quand c’est la Pulga qui se charge de le tirer, tous les spectateurs retiennent littéralement leur souffle. Avant de tirer, Messi s’aperçoit qu’aucun joueur de Nice n’occupe le rôle de « sardine » derrière le mur. Lui qui a dû s’y coller pourtant à son arrivée. L’arrogance des niçois. Il n’en faut pas plus à l’Argentin pour tenter un coup-franc ronaldinhonesque. Un petit tir à ras de terre, sauf que le mûr niçois ne saute pas. Ballon d’Or on vous dit.

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Hormis ça, rien. Ou peut-être si. Des passes laser en touche, des jeux en triangle qui finissent en parallélépipède, des une-deux qui ne voient jamais le deux. Avec en tête Di Maria, incontestablement le douzième joueur niçois lors de cette première période. Pas le niveau d’être le leader technique même avec Apoula Edel. Avec ce tas de déchets, digne de la grève des éboueurs à Marseille, les ramasseurs de balle sont sans doute ceux qui ont touché le plus de ballons dans cette première période. On a retrouvé la bouillie de Manchester City. La recette de Pochettino n’a pas été perdue. Ouf.

Dolberg, le sacrifice du Viking

Mais le retour aux vestiaires aurait pu être bien pire pour le PSG. Sur une offensive sur le côté droit, Hicham Boudaoui adresse un centre pour Andy Delort. Un Algérien pour un autre Algérien. Le centre du milieu de terrain est catapulté de la tête par l’ancien attaquant de Montpellier. Tandis que le ballon se dirige sous la barre, Donnarumma tend pour la seconde fois de la partie son bras télescopique, et propulse le ballon en tribune. À la manière de Thomas Price. Un arrêt qui vaut de l’or (vu le niveau de la partie, on ne tolèrera aucune remarque sur cette blague nullissime).

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La seconde mi-temps reprend sur le même rythme. Autant vous dire d’un ennui mortel. Il faut attendre une offensive de l’OGC Nice pour nous tirer d’une sieste profonde. Justin Kluivert, fils du célèbre ancien directeur du football du PSG, trouve le crâne de Dolberg sur un centre. Absolument seul à 50 centimètres des buts de Donnarumma, le Danois parvient à réaliser l’action du match. Une tête décroisée sur le poteau. Il a fallu qu’il se fasse un torticolis pour choper le montant. Le sens du sacrifice.

Autant vous dire qu’après une telle occasion, plus rien ne va se passer. C’était trop beau de penser que le match allait s’emballer. Naïfs que nous sommes. Un Paris-Nice qui a paru plus que la course cycliste. La dernière action chaude est à mettre à l’actif de Messi. ce qui devait être « sa » soirée va se transformer en « son » cauchemar. Sur une percée dans la surface niçoise, l’Argentin se retrouve sur son pied gauche. On s’attend à ce qu’il nettoie la lunette. Il va salir les sièges des gradins à la place. Un enroulé – louche spectaculaire. Bon Lionel, rends le ballon à Robert maintenant.

Le match se termine sur un piteux 0-0. Aucun but, mais surtout aucune action, ni aucun enchaînement de plus de 3 passes vers l’avant. Mais bon, le plus important est ailleurs. Le PSG est champion d’automne