Ligue 1- Lens Lille | Gourvennec met fin à une malédiction de 15 ans.


boutique FFL

On ne va pas vous mentir, après les deux déculottées de la saison passée (4-0 à l’aller, 3-0 au retour), on avait foi en l’esprit de revanche de Lens face à leurs ennemis jurés du LOSC. Au final, on a eu droit à une escarmouche des supporters lensois partis à la conquête de la tribune lilloise. Le Derby du Nord, mesdames et messieurs.

La dernière victoire du RC Lens sur les Lillois date d’il y a quinze ans, en 2006. Ajoutez à cela les deux humiliations de l’an passé, et vous obtenez tous les ingrédients nécessaires pour une vendetta cinglante. Mais match tendu ou pas, ça n’empêche pas les coachs d’enfoncer avec finesses des portes ouvertes en conférence de presse. Hein Franck.

Publicité

« De mon côté, je considère qu’il faut gagner l’ensemble des matchs, mes joueurs également » F. Haise

Une révélation tout simplement incroyable. Cependant, l’entraîneur des Sang et Or sait également se montrer visionnaire.

 

« Ils savent ce que le derby représente pour le club et ses supporters » F. Haise

Une annexion pure et simple de Lille. En face, Jocelyn Gourvennec joue à l’intox. Bien tenté.

« Les derbys ? J’aime beaucoup ces ambiances-là. J’ai toujours trouvé qu’ils ressemblaient aux matches anglais » J. Gourvennec

On ne regarde pas la même Premier League alors, Jocelyn.

Publicité

Le résumé du match Lens – Lille

La rencontre débute à sens unique. Les Sang et Or monopolisent le ballon, les Lillois parviennent miraculeusement parfois à franchir leur ligne médiane. Avant de se faire direct acculer dans leur moitié de terrain. On essaye de se rappeler qui était le champion de France la saison passée, et qui était le promu. On vous assure que ce n’est pas aisé.

Très vite, le match prend une tournure arbitrale. Épisode 1. Sur un corner lensois, Fonte s’interpose et stoppe le ballon du bras droit. Et alors ? Monsieur Millot n’y voit que du feu. Circulez il n’y a rien à voir.

 

Dans le même genre de Lose :   Preview Ligue 1 2020/2021: SB29, relégation au bout du monde?

Épisode 2. Sur une accélération de Jonathan David en plein axe, Gradit semble le retenir par le bras. David s’écroule. Monsieur Millot laisse jouer. Si vous cherchiez une définition du terme « compensation », inutile de le googliser désormais.

Les supporters lensois partent à l’abordage

« Un match de football dure 90 minutes en deux périodes de 45 minutes entrecoupées d’une mi-temps d’un quart d’heure ». Sauf que cette règle omet de préciser qu’elle s’applique dans tous les stades du monde, sauf au Félix-Bollaert. À Lens, les pauses durent 35 minutes. La raison ? Son kop latéral qui vient faire connaissance avec la tribune des visiteurs. La fameuse hospitalité du Nord. La classe.

Gourvennec, le véritable héros lensois

Dans ce marasme légendaire, le latéral lensois Przemysław Frankowski (on a essayé de le prononcer, en vain) se faufile dans la surface et parvient à trouver le chemin des filets. Puis sur l’action suivante, Wesley Saïd double la mise. Les supporters lensois sont en fusion. Hors-jeu. On a testé les paramètres audio de notre télé. Mais non. Il s’agissait juste d’une clim sans nom.

En face, Jean-Louis Leca sort des parades insensées. Inexplicables. Va chercher le ballon dans les crampons lillois. Le Thomas Price du Pas-de-Calais. Lens plie, mais ne rompt pas. Et résiste jusqu’à la fin.

Le RC Lens s’impose 1-0. Passe deuxième. Et regarde le LOSC dans son rétro, seulement 13e. Il n’y a pas à dire. Cette année 2021 est encore plus folle que la précédente.