Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de la matinée du samedi 24 Juillet


Cyclisme Jeux Olympique Gaudu

Si la nuit avait déjà été riche en rebondissements FFL, la matinée valait elle aussi son pesant de cacahuètes. Des déceptions, certes, mais que de magnifiques performances de nos athlètes, entre valeurs sûres et petites surprises.

Tennis

Jeux Olympiques ou pas, Kristina Mladenovic a tenu à garder le cap. Sur la lancée de sa performance à Wimbledon, la Française a décidé de prendre son temps (13 minutes pour inscrire son premier jeu quand même) pour mieux conclure. Contre l’Espagnole, Paula Badosa (29e mondiale), Kiki a obtenu le gain de 1er set (7-6), mais s’est très vite rendu compte qu’elle était en train de déjouer les pronostics. Alors la réaction ne s’est pas fait attendre. 6-3 dans le 2e set puis une jolie bulle dans le dernier (6-0), histoire d’imager ses propos d’avant-compétition.

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« C’est la magie de porter ce maillot France »

Magique, c’est le mot.

Place maintenant à son double demain avec Caroline Garcia qui nous avait laissé un bon souvenir à Rio en 2016. Là aussi, on ne change pas une équipe qui perd et on piaffe d’impatience de voir des tenues dépareillées.

Côté Hommes, saluons la fougue de Gilles Simon qui s’incline face à Gerasimov après avoir mené 4-1 dans le dernier set. Et ne saluons pas celle de Jeremy Chardy qui passe au deuxième tour.

Haltérophilie

Que de regrets, mais que de regrets ! On a bien cru à la deuxième médaille FFL de ces JO pour l’équipe de France. Après la 5e place au tir d’Océanne Muller, Anais Michel avait de vraies chances de grimper sur la boîte et avec ses 177 kg soulevés, il n’aura manqué presque rien. Devant elle, la Cubaine Montero Ramos a terminé à 178 kg. Suffisant pour prendre la 6e place. La Française a donc pris la 7e place de la finale des moins de 49 kg. Rageant ! Eh oui, 7e is the new place du con.

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Tir à l’arc

Après avoir éliminé la paire japonaise un peu plus tôt dans la nuit en huitièmes de finale, le duo Jean-Charles Valladont — Lisa Barbelin affrontait les Néerlandais. Si le début de partie était prometteur, avec le gain de la première manche, les deux suivantes étaient à l’avantage des Oranjes. Tandis que les Bataves mènent deux sets à un, le service public de France TV ne l’entend pas de cette oreille. Et essaye de nous convaincre qu’il y avait pourtant bien eu égalité dans la seconde manche. En même temps, quand on part du principe que 26 + 9 = 37, on ne peut qu’avoir raison. La lose ne se limite pas seulement au terrain. On peut représenter la France même derrière un micro.

Mais il ne faut pas pour autant éluder le côté sportif. À deux manches partout (n’en déplaise aux commentateurs), la flèche en or fait son apparition. Une sorte de mort subite pour les fanas de la flèche. La première tentative néerlandaise est un 10. La seconde est un 9. Alors quand Barbelin s’élance pour taper un 8, les valises sont déjà à ses pieds. Ils termineront 5e de la compétition et assureront une belle presqu’médaille pour notre classement FFL.

Tennis de Table

Bon, on pourrait vanner facilement Prithika Pavade, mais à 16 ans être aux JO c’est quand même quelque chose. A cet âge, on va pas se mentir, on était à faire des soirées lamentables au Passoa et Malibu. Alors bon, on va attendre Paris 2024 qui reste son objectif. Même si bon, comme toute défaite, elle est bonne à prendre.

Cyclisme

En l’absence de Julian Alaphilippe, la Team France se reposait sur Guillaume Martin et David Gaudu. Mais c’est bien sur le second que tous les espoirs ont vite été mis. Et pour cela, il n’y a pas mieux que les commentateurs pour faire un bourrage de crâne lors des 100 derniers kilomètres : Gaudu va décrocher une médaille. En boucle. Malgré les bascules, le refrain reste le même.

Mais très vite tout se corse. Carapaz part avec McNulty en tête, puis finit en solo. Derrière on se regarde, on se jauge. Et le moindre coup de pédale est repris dans la seconde par Wout Van Aert. Le petit gruppetto arrive sagement vers la ligne d’arrivée pour jouer les deux dernières médailles. Mais surtout les places d’honneur. Et à ce petit jeu, Gaudu échoue au pied du podium des presque-médailles. Septième.

« Il n’y a pas eu d’erreur par rapport au briefing. Il n’y a pas de regret à avoir » David Gaudu

On vous avoue que tout miser sur un sprint de Gaudu face à Van Aert, ça n’aurait pas été notre stratégie en première réflexion. Une étape longue de 230 kilomètres. Plus de 6 heures de course. Et à la fin, même pas une presque-médaille. Rageant. Mais on est vite réconforté par cette introduction d’interview légendaire.

Basket 3×3 Femmes

À défaut d’assister à l’entrée en lice de la « Dream Team » française au basket, on a eu le bonheur de découvrir une nouvelle discipline : le basket 3×3. Une espèce de futsal du ballon orange. Six joueuses. Un seul panier. Et une seule équipe sur le terrain : la Team USA. En effet, les Bleues sont entrées dans la compétition de la meilleure des manières. Sous les yeux d’un Emmanuel Macron visiblement amusé (qui feintait sûrement de comprendre les règles), les Tricolores se sont logiquement inclinées 17-10 face aux Américaines. 

Sur le terrain, Stefanie Dolson a fait régner sa loi. Du haut de son mètre 95, la joueuse de Chicago a marché sur nos Françaises durant toute la partie. Soit durant 15 minutes. Un match qui dure un quart-temps quoi. Vraiment un sport à part. Mais même dans la nouveauté, la France se distingue par sa continuité dans la défaite.

Judo (-60 kg Hommes)

Luka Mkheidze (Ca se prononce comme ça s’écrit) nous a fait peur. En demi-finale des moins de 60 kg, il est auteur d’un presqu’waza ari en début de combat. Sur ce geste, Mkheidze a bien failli passer en finale. Heureusement que la VAR n’a rien validé. Après Shirine Boukli, c’est la seconde fois de la journée que la vidéo court au soutien de la FFL. On ne s’y attendait pas, mais nous avons finalement un allié caché sur les tatamis.

Bon ensuite, comme d’hab, on n’a pas compris grand-chose à tous ces termes techniques. Kumika quoi ??


En revanche, on a très bien compris que le Français n’en pouvait plus. Finalement vaincu dans le golden score, Mkheidze devait encore faire l’effort en petite finale pour terminer 4e et ainsi aller chercher le premier titre FFL de cette olympiade. 

Le problème dans une petite finale, c’est qu’on joue à quitte ou double : une victoire et c’est le bronze, une défaite et c’est la gloire FFL à tout jamais. Et Mkheidze a choisi le côté sombre de la force. Premier petit coup dur pour notre fédération à Tokyo, mais rien de bien grave non plus.

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