GP de Miami | Merci Lando pour les travaux.


Pierre Gasly

Si la hype autour de ce Grand Prix de Miami était à son comble, la course a elle été d’un ennui monégasque. Ce qui n’a pas empêché un nouvel épisode du duel Verstappen – Leclerc.

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Avant même le premier tour de roue, le Grand Prix de Miami fait déjà parler de lui. Et pour cause, à défaut de pouvoir bénéficier d’un point d’eau, les organisateurs américains ne se posent pas de question et décident de poser un parquet de NBA à la place.

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Essais et qualifications

Le week-end débute par ce qui devient une routine désormais en Formule 1 ; un problème de fiabilité de Red Bull. Et encore une fois, cet incident touche le champion en titre Max Verstappen. Problème hydraulique et freins en feu, cette Red Bull version 2022 nous plaît bien mieux que la précédente. En parlant de routine, on ne pouvait pas passer un week-end de F1 sans une sortie de Crashlos Sainz. L’Espagnol sort tout seul de la piste en essais libres et fracasse sa monoplace contre le mur. Un coup de volant magistral.

Un autre pilote a commis une erreur similaire, et par chance il est Français ; Esteban Ocon. Le Normand perd le contrôle de son Alpine lors de la troisième séance des essais libres, manque sa participation en qualifs et s’élance dernier pour la course. Un combo qui nous ravit au plus haut point. Mais que le Français se rassure, son coéquipier Fernando Alonso n’a pas été beaucoup plus chanceux en qualifications ; l’Espagnol rate la Q3 pour 3 petits centièmes de seconde. Renault, Alpine… rien ne sert de changer de nom, la formule reste toujours payante ces dernières saisons.

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En parlant de cette Q3 justement, les Ferrari font coup double sur la grille, devant les deux Red Bull, ainsi que la ligne Bottas et Hamilton comme au bon vieux temps. Pour Gasly, il va falloir gommer rapidement cette 7e place en course. Pour les Aston Martin, les 10e et 13 places acquises en qualifs volent en éclat de manière magistrale. La raison ? Un problème de température d’essence qui les oblige à partir depuis la voie des stands. On frôle le génie.

Le résumé du GP de Miami

Dès l’extinction des feux, Super Max grille la politesse à Carlos Sainz et récupère la deuxième place à l’Espagnol. Merci, au revoir. En parlant de pilote ibérique, Fernando Alonso évacue sa frustration après son élimination en Q2 en dépassant quatre voitures dès le départ. El Plan commencerait-il à prendre forme ? Pas le temps de finir la phrase que le premier arrêt aux stands de l’Espagnol dure près de 6 secondes. Nous voilà de suite plus rassurés.

En tête de la course, Leclerc bouffe ses pneus et voit Verstappen le dépasser sans aucune difficulté. Faut pas le chauffer le Charles, il est capable de partir tout seul en tête-à-queue après.

Si vous vous ennuyez à mort durant cette course, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Même le paddock est à bout, à tel point que les directeurs de course commencent à vérifier si le ciel s’assombrit. Mais un autre événement vient – enfin – divertir la course. Après un accrochage avec Alonso, Gasly semble mal en point et peine à garder sa ligne, ce qui propulse Norris dans le mur. Pierre s’est enfin racheté de sa 7e place en qualifs.

Si vous vous attendiez à un restart tonitruant, vous vous mettez une nouvelle fois le doigt dans l’œil. Personne ne se double dans le top 10, le calice jusqu’à la lie. Le seul dépassement est dû à une sublime erreur de Bottas qui vient embrasser le mur floridien, les deux Mercedes en profitent. Vous savez ce que cela signifie ?

Le dernier fait de course nous est offert par la bataille germano-germanique entre Vettel et Schumacher. Le fils du septuple champion du monde rentre à 90° dans l’aile de l’Aston Martin, histoire de marquer cette fin de course par un ultime show à l’américaine. Verstappen s’impose devant Leclerc, Sainz et Perez. Derrière, Russell se paye encore Hamilton en finissant devant lui (merci la safety car). Parti dernier, Ocon arrache une 8e place odieusement inespérée.

Gros point noir de cette soirée : se rappeler que le Grand Prix de Miami a signé pour 10 ans.

Tom