Formule 1 | GP D’Australie – La saison d’Alpine enfin lancée !


Alpine

 

Essais Libres et Qualifications

On ne va pas vous mentir, des essais libres à 4h du matin, on a fait l’impasse sur le suivi, désolé pour nos lecteurs assidus. Les qualifications, elles, seront inaugurées de manière par le vainqueur du GP d’Arabie Saoudite, Sergio Perez. Pas le temps de niaiser pour le mexicain, qui vient tester les graviers dès les premières minutes de la Q1. P20, clair, propre, précis.

Pour le reste, on connait l’histoire. Un Verstappen en pôle, cette fois suivi avec les vraies Mercedes de Russell et Hamilton. La surprise du samedi est fournie par Albon, qui passe en Q3 et arrache même une P8. Mais vous le savez bien, en formule 1, le samedi et le dimanche sont deux jours bien différents.

Le Grand Prix d’Australie 2023

Il existe des débuts de course, calmes, sereins, où chacun prend sa position et suit gentiment la monoplace devant lui. C’est exactement l’inverse qui s’est passé ce dimanche 2 avril. Dès l’extinction des feux, Russell et Hamilton dépassent Verstappen et laissent l’assemblée à rêver à du suspens.Un suspens qui sera de courte durée pour Charles Leclerc. Lui qui avait fait le triplé magique en 2022 avec la victoire, la pôle et le meilleur tour, il verra sa course un peu plus courte cette fois. Au virage 3, il ne voit pas Lance Stroll à l’intérieur. Collision, gravier, course terminée. Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

Pour redonner un peu d’espoir aux tifosis, rappelez-vous que Verstappen avait aussi abandonné 2 de ses 3 premiers Grands Prix en 2022. Mais bon, espoir et Ferrari sont deux mots qui ne vont plus vraiment ensemble. Première safety car, qui à peine rentrée aux stands va ressortir rapidement. La faute à Albon qui était pourtant bien calé en P6 et s’est envoyé un tête-à-queue en solo.

L’occasion parfaite pour Russell pour s’offrir un premier arrêt aux stands. Problème, la safety car devient un drapeau rouge. Le Britannique s’est fait crucifier par la stratégie (pourtant logique) de son équipe et repart dans le peloton. Mais le double effet ciscool arrivera bien assez rapidement. Après le stratège, c’est le moteur qui lui dit merde. Fin de course, mais un barbecue pour réconforter George. C’est déjà ça. Verstappen ayant logiquement doublé Hamilton, on commençait à s’ennuyer et à faire le programme du dimanche. Mais ça, c’était avant Magnussen…

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Le finish en fanfare d’Alpine

En se viandant tout seul comme un grand à 4 tours de l’arrivée, Kevin Magnussen va jouer son rôle de Latifi 2021. Un crash inutile et des conséquences épiques. Après 2 tours de tergiversation, le drapeau rouge est à nouveau agité. Il y aura un 3e départ arrêté. Et quel départ.

Un départ lancé à 4 tours de la fin, c’est autre chose qu’au début, les places les plus chères sont à prendre. Mais parfois, une vidéo vaut bien mieux que des mots. On vous laisse vivre ce moment de légende du sport français.

Gasly bloque les roues au premier virage, et revient tant bien que mal sur la piste. Pendant ce temps là, Sainz harponne Alonso pour faire plaisir à nos collègues espagnols, et Sargeant déboite sur De Vries. Un destruction derby qui se finit en fanfare. Alors que Pierre Gasly reprend la piste, il revient sur Ocon qui voit son espace se fermer encore et encore. Jusqu’à la collision. Double warning sur la bande d’arrêt d’urgence après le deuxième virage. Un double abandon parfait et cruel. D’autant plus cruel qu’après le drapeau rouge… les positions reviennent à celles de la grille de départ. Un chaos parfait et organisé pour nous.

Comble de l’amitié franco-espagno-italienne, Carlos Sainz se voit pénaliser de 5 secondes, et vu que le dernier tour sera fait sous safety car… il n’aura aucune possibilité de sauver des points. Alpine, Ferrari, 0 points.


 

Antoine