Euro 2004 | L’insipide France – Grèce


C’était un 25 Juin. La coupe du Monde 2002 avait vu la France minablement s’effondrer. Ils avaient fini au même nombre de buts marqués que la Chine ou l’Arabie Saoudite. Soit zéro. Cependant, l’Équipe de France était revenue à son meilleur niveau avec une série de 14 victoires d’affilée et plus de 1000 minutes sans encaisser de buts.

Un avant-match tendu.

Cependant, malgré une phase de poule honorable, Jacques Santini (doté du charisme d’un Raymond Domenech sous Lexomil) n’arrive pas à créer d’alchimie. La tension monte au fur et à mesure de la compétition. Un début avec un final Zidanesque face à l’Angleterre, puis un match avec de bien belles boulettes défensives face aux Croates, pour finir sur une victoire face aux Helvètes. Sur le banc, un Steve Marlet blessé à cause de son accréditation.

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En point point d’orgue de cette tension, le pied de nez réservé à Captain Marcel — il verra son brassard de capitaine se transformer en chasuble de remplaçant la veille du match. Bon après, sa très grosse boulette face à la Croatie — seul match auquel il participera — lui a coûté cher. Ambiance. Arrive donc la Grèce en quart. Équipe piège et pénible à jouer par excellence.

Une purge monumentale

Le match contre la Grèce sera insipide. Les bleus jouent à contresens et ne proposent absolument rien, tel un LOSC de René Girard. Puis vient la 65e minute, Lizarazu offre un avant-goût de sa saison dantesque à l’Olympique de Marseille et se fait lober comme un poussin par Zagorakis (une action désormais plus connue sous le nom de « la Jallet »). Dans le plus grand des calmes, Bixente décide même de couper son effort et le regarde partir dans son dos. Il aura le temps de compter jusqu’à 28 (nombre de points de « Zagorakis » au Scrabble) avant de voir son adversaire centrer sans la moindre pression.

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Au centre, Angelo Charisteas. À défaut d’avoir marqué beaucoup de buts dans sa carrière, il marquera l’histoire de l’EDF. Particularités : moins technique que Mitroglou en tongs et ne sait jouer que de la tête. C’est donc tout naturellement que la défense Sylvestre-Gallas confond le géant hellène pour un jardinier et oublie de le marquer. Il n’aura alors plus qu’à fusiller Fabulous Fab d’un coup de casque aussi prévisible que dévastateur.

La suite, une fin de match sans saveur, le coaching de Santini qui fera rentrer Rothen (lol), et la France sera éliminée de l’Euro. Par la Grèce. La Grèce, quoi. Pour les Grecs, le hold-up défensif ira jusqu’en finale, qui verra le monde entier jubiler face aux premières larmes en mondiovision de Cristiano Ronaldo. On rigolait bien à l’époque. Le Portugal se vengera 12 ans plus tard.

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Angelo (mwen ké fend’tchou aw) reviendra lui en France, à Arles-Avignon, pour parachever l’humiliation. 6 matchs faméliques pour remuer le couteau dans la plaie.