Elle arrive en tête à égalité aux élections, mais perd pour une raison improbable


La FFL pensait avoir tout vu en matière de défaites cruelles. Une erreur naïve qui ne nous ressemble pas. En effet, à l’occasion des élections municipales, Adèle Bourgis vient de nous offrir l’une des défaites les plus surréalistes de l’histoire électorale française.

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Ils arrivent à égalité aux élections, le scénario est FFL

Le récit se déroule à Val-de-Scie, petite commune de 1 400 habitants en Normandie. Passons tout de suite aux faits, car ils sont d’une beauté tragique. À l’issue du second tour des municipales, deux listes sont arrivées à égalité parfaite : 642 voix partout, soit 47,35% des suffrages. Même le recours à la VAR de Jean-Michel Aulas n’aurait rien pu face à une telle situation. Dès lors, il faut feuilleter l’imposant code électoral pour trouver la solution à ce problème épineux.

Lettre d’information

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En effet, l’article L262 du Code électoral, Partie législative, Livre 1er, Titre IV, Chapitre III, Section 1 est on ne peut plus clair. Il faut arrêter de mettre de la mauvaise volonté pour comprendre l’administration française, l’information est d’une facilité d’accès déconcertante. Cet article stipule la règle suivante : « En cas d’égalité de suffrages entre les listes arrivées en tête, ces sièges sont attribués à la liste dont les candidats ont la moyenne d’âge la plus élevée« . Un dénouement encore plus cruel que le tirage au sort, ou bien tirer à la courte paille.

Dès lors, il faut sortir les calculettes, non pas pour compter les bulletins de vote, mais pour calculer la moyenne d’âge de chaque liste. À ce petit jeu, c’est le maire sortant, quadruple vainqueur en titre de l’épreuve, qui sort gagnant. En effet, la moyenne d’âge de sa liste est de 57 ans, contre 48 ans pour celle d’Adèle Bourgis. À cette dernière, vous ne lui parlerez plus d’âge désormais. Après des mois de campagne, et sans avoir réalisé un score moindre que son principal adversaire, Adèle Bourgis connaît quand même la défaite dans cette élection. Monumental. On se permet toutefois de témoigner notre déception de ne pas avoir vu le troisième candidat, M.Dubois, devenir maire de Val-de-Scie. L’alignement des planètes aurait été chirurgical.

Quand même, perdre parce qu’on a recruté des gens trop jeunes dans son équipe, il fallait y penser. Mais c’est 100% français. Alors pour les prochaines élections municipales, pensez-y : faites votre recrutement dans les maisons de retraite.

La FFL adresse ses pensées les plus sincères à Adèle Bourgis qui nous a fait découvrir une nouvelle manière de perdre une élection.

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Tom