Écosse – XV de France | La double nationalité pour Stuart Hogg !


Malgré la montée en puissance du XV de France, les Bleus n’ont pu s’empêcher de finir seconds lors du dernier Tournoi des VI Nations. Pour une différence de goal average. Face aux Anglais. La frustration aurait pu difficilement être plus grande. Mais la tentation était trop importante pour ne pas s’essayer dans une toute nouvelle compétition : l’Autumn Nations Cup. Facilement vainqueurs des fidjiens 28-0 la semaine passée, pour une raison des plus cocasses, les français ont essayé de respecter leur rang. Mais ont échoué.

Hier, les féminines du XV de France nous honoraient d’une défaite les plus cruelles de leur histoire. Et pourtant, ce n’est pas ce qui manque. Une pénalité concédée à la 81e minute, à 15 mètres face aux poteaux, plein axe. Ce genre de passes décisives dont les adversaires des Bleues, ici les anglaises, commencent à connaître le refrain par cœur.

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Si les Tricolores ont mis la barre très haut hier, elles ne se doutaient pas que leurs homologues masculins tenteraient de relever le défi dès le lendemain. Opposés aux écossais dans le cadre de l’Autumn Nations Cup, les Bleus se souvenaient sûrement de leur dernière défaite en match officiel, en mars dernier à Murrayfield. Huit mois après l’unique revers sous l’ère Galthié, le XV de France espérait continuer sur sa bonne lancée. Après un facile succès 28-0 face aux îles Fidji, sur tapis vert bien évidemment.

Le résumé du match

Le premier instant de lose mémorable n’attend pas le coup d’envoi. Dès les hymnes, on se rend compte que le match sera une longue purge interminable. L’hymne écossais Flower of Scotland est repris a capella, non pas par un stade horriblement vide, mais par une sono préenregistrée. D’une tristesse sans nom.

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La première période est, comme attendue, d’une insipidité rare. Il s’agit d’une histoire de buteurs. Ramos, Weir. Weir, Ramos. Seul un drop de Jalibert parvient à briser l’ennuyeuse routine. Il faut attendre la 41e minute pour rouvrir timidement les yeux. Les français se retrouvent à 50 centimètres de la ligne d’essai écossaise. Après de nombreux assauts, Virimi Vakatawa parvient à prendre le dessus sur son vis-à-vis et retombe dans l’en-but. Alors qu’on s’attend à ce que l’arbitre accorde l’essai, il siffle la mi-temps. Le ¾ centre étant retourné par les défenseurs du XV du chardon. Une clim signée Wayne Barnes. Comme la veille, les temps de jeu après le gong ne réussissent pas aux français.

Dès la reprise, les Bleus s’illustrent en profitant d’une défense écossaise aérée. Fickou rejoue sur Rattez, qui n’a aucun mal à prendre l’intervalle qui lui tend les bras. Mais l’essai paraît trop facile. Alors l’ailier montpelliérain décide de ne pas fixer le dernier défenseur pour décaler Vakatawa à 10 mètres de la ligne. Le ¾ centre d’origine fidjienne se voit contraint de se coltiner l’écossais, mais sa puissance fait le reste. Vakatawa le traîne sur ces 10 mètres. 19-12 pour la France.

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Hogg, premier étranger licencié de la FFL ?

Arrive alors la fameuse 56e minute. Les joueurs du chardon se regardent tous, tétanisés. Et comment ! Fabien Galthié fait appel au boxeur Mohamed Haouas. En mars dernier, le pilier de Montpellier avait asséné un coup de poing dans la tronche d’un écossais. Ce qui lui avait valu un carton rouge, et un essai encaissé par les Bleus dans la foulée. Nos derniers espoirs reposent donc logiquement sur ses phalanges.


Sur l’action suivante, les planètes s’alignent enfin. Acculés à 5 mètres de leur en-but, les joueurs du chardon pensent encaisser un second essai. Mais c’était sans compter Jalibert, le seizième homme écossais sur cette action. Le demi d’ouverture croit qu’il y a avantage en cours. Il balance alors une savate au pied à l’opposé. Mais Barnes avait indiqué entre temps que l’avantage était terminé. Le défenseur écossais se saisit du ballon sans soucis. Crie « marque ». Dégagement Écosse. Ou comment annihiler une occasion d’essai.

La sirène retentit. La France mène 22-15. Les écossais ont la possession du ballon. Un essai transformé leur permettrait d’arracher le match nul alors qu’ils ont été menés toute la partie. Il ne faut surtout pas se mettre à la faute côté Bleus, sous peine de voir le XV du chardon chercher une touche tout proche de la ligne d’essai. Faute que s’empresse de commettre Vakatawa. Stuart Hogg choisit logiquement la pénaltouche. Mais entre les paroles et les actes, il y a souvent un pas. L’arrière écossais tape direct dans l’en-but. Ballon mort. Fin du match. Thank you goodbye.

 

Le XV de France s’impose en Écosse, une première depuis 2014. Quelque chose est définitivement cassé entre nous.