ATP Rome | Un petit tour et puis s’en vont.


ATP Rome
Benoit Paire (FRA) after his match during Rome Tennis Open, Rome, Italy, on May, 10, 2021. Photo by Corinne Dubreuil/ABACAPRESS.COM By Icon Sport - Rome (Italie)

Ne jamais se reposer sur ses lauriers, c’est un sacerdoce pour nos tennismen tricolores. À peine l’ATP de Madrid terminé (pour rappel, une seule victoire française, celle de Benoît Paire — si si), l’ATP de Rome commence pour continuer cette saison de terre battue. Et, vous le savez bien, qui dit terre battue, dit Français battus. Tour d’horizon de cet ATP Rome qui n’aura duré qu’un seul tour.

Benoît Paire

Commençons tout de suite par le gros du sujet. 1 semaine après un certain renouveau et une ambiance de Coupe Davis sur le pourtant très anonyme court 4 de l’ATP Madrid, Benoît était attendu dans la capitale romaine. Problème, pas d’ambiance festive, mais plutôt feutrée en mode « Des chiffres et des Lettres ».

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Et qui dit ambiance feutrée dit Benoît Paire dissipé. Après un premier set perdu malgré certaines fulgurances, il va complètement lâcher au cours du second. Bien qu’il breake rapidement pour mener 2-0, il va se faire débreaker, saboter un jeu de service avec 3 doubles fautes et commencer à se prendre le chou avec l’arbitre de chaise. La suite, des dialogues avec lui-même, l’arbitre, un match qu’il balance. Pour finir, une photo de la marque du désaccord avec l’arbitre.

Si tout cela ne fut pas incroyable, on pourra quand même se dire que c’était mieux que l’année dernière.

Gael Monfils

De retour après 3 mois hors des courts de tennis, Gael Monfils avait affaire à l’Italien Sanego — rien à voir avec l’ancien attaquant toulousain maintenant à Huddersfield Town. Et ce match avait tout du match de reprise — de belles choses, de moins bonnes, mais surtout un 3e set assez folklorique. A 0-40 sur le service de l’Italien, Monfils s’arrache sur une amortie, mais elle a doublé. Tout le monde l’a vu sauf l’arbitre. La suite, l’Italien se blesse sur son service, remporte tout de même le jeu et souffre du martyr.

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Blessure ? Simulation ? Nous ne vannerons pas les Transalpins sur le sujet, trop facile. Mais la suite est un grand classique pour l’Italien. Retour sur le court avec la grimace, des replacements qui frisent la minute, de grands cris pour rentrer dans la tête de l’adversaire.. Break, Jeu blanc, match Sanego. Et un finish digne d’une relation d’amore odio.

Il nous en faudra tout de même plus pour être rassuré de ne pas voir de seconde semaine à Roland Garros.

Dans le même genre de Lose :   FFL D’Or 2019 - #6 Benoît Paire

Richard Gasquet

Reilly Opelka était sur 5 défaites de rang depuis l’Open d’Australie. Si vous ne connaissez pas l’individu, c’est en gros un John Isner bis. 2 min 10 s, service de bourrin et c’est 80 % de sa panoplie de jeu. Opposé au Biterrois, il a pu retrouver le goût du succès en pilonnant Gasquet. 18 aces, 1 seule balle de break concédée. Le Français de retour d’un pépin aux adducteurs n’a pas vu le jour. Rendez-vous à Lyon pour finir la prépa pour Roland.

Adrian Mannarino

Face au Bolivien Hugo Dellien, Mannarino est potentiellement celui qui nous a offert la panoplie la plus FFL de ce premier tour. Un premier set surdominé 6-2, et puis la lumière. Face au terrien Dellien, Mannarino est petit à petit sorti de son match, s’embrouillant avec un supporter (le seul ?) qui parlait trop fort en tribune. Jusqu’à l’explosion de sa raquette et la perte des 2 derniers sets. Merci. Dellien.

Ugo Humbert

Bon, soyons cléments Ugo. Face à lui trônait l’Italien Sinner, qui est potentiellement l’un des plus forts de la next next gen ». 2-6 4-6 quand même, mais bon, ça évite d’aller se manger un Nadal revanchard au prochain tour.

Les filles

Si le tableau masculin fut savoureux pour nos rangs, le tableau féminin est jusqu’ici une très grande déception. Victoire nette et sans bavure de Caroline Garcia, et surtout Mladenovic, repêchée après avoir été éliminée en qualif’, qui s’en va triompher de la Suissesse Belinda Bencic. Avec une étiquette de Lucky Loser. Le comble. Bref, on attend beaucoup de la désolidarisation de Cornet.