Perdre une finale NBA, ça arrive. Se faire balayer par plus fort que soi, il n’y a pas de honte. Mais mener, encore mener, puis regarder le titre s’échapper des mains au pire moment possible, quatre fois sur cinq, ça, c’est un art. Un art que San Antonio a porté à un niveau rare en juin 2026.
Les Spurs de Victor Wembanyama ont perdu la finale 4-1 contre les New York Knicks. Le score sec dit une chose. Le déroulé en dit une autre, beaucoup plus cruelle. Parce que dans trois de leurs quatre défaites, les Spurs menaient encore dans les deux dernières minutes. Et parce que les Knicks, eux, sont revenus d’un retard à deux chiffres dans chacune de leurs quatre victoires. Bienvenue dans l’anatomie d’une finale gâchée, en cinq actes.
Game 1 : les Spurs mènent puis craquent dans le money time
Game 1, à San Antonio. Les Spurs mènent 34-25 après le premier quart-temps. Tout va bien. Puis, lentement, la mécanique se grippe. New York recolle, Jalen Brunson plante 13 de ses 30 points dans le dernier quart-temps, et les Knicks referment le match sur un 11-0 assassin. 105-95.
Détail qui pique : c’était la première fois de l’histoire que les Spurs se retrouvaient menés dans une finale NBA. Cinq titres, jamais un tel scénario. Wembanyama termine à 26 points, mais à 6 tirs réussis sur 21. Le genre de soirée qu’on préfère oublier. Sauf que la suite va être pire.
Game 2 : le turnover et le tir manqué de Wembanyama à la dernière seconde
Game 2 restera le sommet de la collection. Wembanyama joue un grand match, 29 points, il porte les siens. Score à égalité, moins de dix secondes à jouer. Et là, le ballon lui échappe. Turnover à 9,5 secondes du buzzer, sur une possession où il suffisait de ne pas trembler. Les Knicks récupèrent, et dans la foulée, le Français a encore le tir de l’égalisation au bout des doigts. Il le manque. 105-104. Spurs menés 0-2.
Ce genre de fin de match, décidé sur une possession, c’est précisément ce qui rend les paris NBA aussi nerveux : une perte de balle à neuf secondes de la fin, et tous les pronostics basculent. Ceux qui suivent la ligue de près et veulent tenter leur chance sur les prochaines rencontres peuvent d’ailleurs entrer le code promo Melbet de BasketUSA pour démarrer avec un bonus. Reste qu’à ce moment de la série, miser sur des Spurs capables de tenir une avance relevait déjà du pari risqué.
Parce que le vrai problème, à ce stade, n’est pas le talent. Wemby vient de sortir une saison énorme, troisième au vote MVP, premier joueur élu meilleur défenseur de l’année à l’unanimité dans l’histoire de la ligue. Le problème, c’est ces dernières secondes où tout se fige.
Game 3 : le récital de Wemby à New York relance la série
Et puis, comme toujours dans les grandes tragédies, arrive le moment où l’on se remet à y croire. Game 3, au Madison Square Garden, dans l’enfer new-yorkais. Wembanyama sort le grand jeu : 32 points, 8 rebonds, 6 passes, 3 contres. Deuxième plus jeune joueur à réussir un 30-5-5 en finale, derrière un certain Magic Johnson. Les Spurs s’imposent 115-111 et reviennent à 2-1.
Là, forcément, on se dit que la série bascule. Que la jeunesse de San Antonio va renverser la table. Que le récit héroïque est en marche. La Fédération Française de la Lose connaît bien ce moment précis : c’est celui où l’espoir revient juste assez fort pour rendre la chute suivante insupportable.
Game 4 : 29 points d’avance gâchés et le tip-in d’Anunoby au buzzer
Game 4. Accrochez-vous. Les Spurs mènent de 29 points dans le troisième quart-temps. Vingt-neuf. La plus grosse avance jamais construite par une équipe visiteuse en finale NBA. Le match est plié, la série repart à égalité, tout le monde peut respirer.
Sauf que non. San Antonio se met à tirer 3 sur 17 derrière l’arc en seconde période, la machine se bloque, et les Knicks recollent point par point. Le money time tourne au cauchemar. Wembanyama rate deux lancers francs à 1 minute 47 de la fin alors que les Spurs menaient encore 104-103. Et sur l’ultime possession, un tir manqué de Brunson file vers OG Anunoby, qui claque un tip-in à 1,2 seconde du buzzer. 107-106. Menés 3-1.
Perdre après avoir compté 29 points d’avance, il faut vraiment le vouloir. C’est le genre de statistique qu’on encadre.
Game 5 : Brunson à 45 points enterre les Spurs
Le Game 5 n’est plus qu’une formalité douloureuse. Retour à San Antonio, les Spurs mènent encore, 83-79 à six minutes de la fin. Vous connaissez la chanson maintenant. Brunson passe en mode surhumain, termine à 45 points, record de franchise des Knicks en finale, et New York déroule le money time une dernière fois. 94-90.
Rideau. Les Knicks sont champions, leur premier titre depuis 1973, avec un Brunson logiquement élu MVP des finales. Les Spurs, eux, ont mené dans les deux dernières minutes de trois de leurs quatre défaites, et étaient à égalité dans la dernière ligne droite du Game 5. Une équipe qui n’a quasiment jamais été dominée sur la durée, et qui a quand même trouvé le moyen de perdre en cinq matchs.
Wembanyama favori du MVP 2027 : la revanche est déjà lancée
Le plus fou, c’est que cette finale gâchée n’enterre rien. Wembanyama sort de là troisième du MVP, meilleur défenseur de l’année, et déjà installé comme favori du trophée MVP pour la saison 2026-2027. Après la défaite, il a lui-même lâché qu’il n’avait jamais autant appris de sa vie. Traduction : il reviendra, plus fort, plus affamé.
Ce qui, pour la Fédération Française de la Lose, est évidemment la pire des nouvelles. Parce que ça veut dire qu’on va de nouveau se prendre à espérer. Et l’espoir, on l’a bien compris cette année, se paie toujours au prix fort.
