Savez-vous quels sont les 5 pires joueurs à avoir joué à l’OM au 21ᵉ siècle ? Sans prétendre avoir la vérité absolue, on vous a concocté une petite sélection avec cinq joueurs qui n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans la cité phocéenne, du moins pas grâce à leurs exploits sur le terrain.
Parler des pires joueurs à avoir joué à l’OM, c’est aussi une formidable opportunité de vous présenter notre nouvelle collection “La lose nostalgique” et notamment le t-shirt “Mitroglou – Je peux marquer à tout moment”. On vous invite à aller y jeter un coup d’œil sur notre e-shop.

Juan Ángel Krupoviesa : le boucher
On n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression. Juan Ángel Krupoviesa, ex-latéral gauche de l’OM, l’a bien compris. L’Argentin des Boca Juniors prêté aux Phocéens à l’hiver 2008 déclare en arrivant sur la Canebière :
“Je vais donner tout ce que j’ai dans le ventre pour cela car je suis un combattant”
Une déclaration à prendre au premier degré. Premier match avec les Olympiens : Krupoviesa découpe Mickaël Pagis d’un tacle assassin par derrière. Carton rouge direct. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Argentin ne mâche pas ses mots.
« El Tucumano » ne disputera au total que 8 petits matchs avec Marseille avant de rentrer au pays l’été suivant. Clairement un indiscutable parmi les pires joueurs à avoir joué à l’OM.
Koji Nakata : Le paumé
Papin, Panenka, Madjer… Nombreux sont les joueurs qui ont donné leur nom à un geste technique de notre sport. Pourtant, au panthéon des gestes les plus audacieux, aucun de ces trois exemples n’arrive à la cheville de la méconnue “Nakatade”, inventée par l’ex-Marseillais Koji Nakata. Si on parle des pires joueurs à avoir joué à l’OM, on doit le mentionner.
3 mars 2005 : Marseille rencontre Saint-Étienne dans un Geoffroy-Guichard couvert de neige. Koji Nakata, latéral gauche japonais recruté au mercato d’hiver, fait sa première apparition avec le maillot olympien. 22ᵉ minute, Koji reçoit le ballon sur son côté gauche, le contrôle, puis se projette vers l’avant pour adresser une passe. Problème: le ballon est resté derrière lui. Une leçon de Air football à montrer dans toutes les écoles. Les Olympiens s’inclinent 2-0 ce jour-là.
Nakata disputera 15 matchs avec le maillot marseillais en deux ans, sans jamais convaincre. Aujourd’hui, on se souvient seulement de sa boulette face aux Verts. Merci pour le divertissement, Koji.
Christian Gimenez : le successeur de Drogba
Été 2005 : Marseille est orphelin de sa star Didier Drogba, partie à Chelsea un an plus tôt. La doublette Bamogo-Luyindula n’a pas convaincu en pointe de l’attaque phocéenne, et les deux avant-centres sont prêtés pour la saison 2005-2006.
C’est dans ce contexte de disette que l’OM s’attache les services de Christian Gimenez, méga star du FC Bâle qui plante à chaque match dans le championnat suisse. Pour son premier match en Ligue 1, l’Argentin marque face à Ajaccio au Vélodrome (1-1). La hype est totale. A-t-on enfin trouvé le digne successeur de Drogba ?
La réponse ne se fera pas attendre. 20 matchs en Ligue 1 plus tard, Gimenez n’a toujours pas retrouvé le chemin des filets. Il est prêté à l’été 2006 au Hertha Berlin, où il retrouve des couleurs, avant d’y être définitivement transféré. Le mec a littéralement été bon partout sauf à Marseille, et il reste aujourd’hui largement considéré comme l’un des pires joueurs à avoir joué à l’OM. Problème de contexte ou gros nullard ? En tout cas les Phocéens continueront d’attendre leur Grantatakan.
Patrice Evra : le Sensei 先生
Asséner un high kick à ton propre supporter et te retrouver au chômage quelques jours plus tard ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que Patrice Evra sait se faire remarquer. Malheureusement, à l’OM, on se souvient plus de sa mobilité de hanche que de ses performances sur le terrain.
Janvier 2017. Coup de tonnerre sur Marseille. La star Patrice Evra débarque sur la Canebière depuis la Juve. On attend beaucoup de l’international français, qui récupère rapidement le brassard de capitaine, symbole de leadership, contrôle de soi et sagesse.
Décevant sur le terrain, Evra perd progressivement sa place de titulaire au profit de… Jordan Amavi (!) et passe le début de la saison 2017-2018 sur le banc.
2 novembre 2017 : l’OM se déplace à Guimarães en Ligue Europa. C’est hors du terrain que le spectacle sera le plus impressionnant. En manque d’attention médiatique, Evra va s’illustrer en frappant l’un de ses propres supporters d’un coup de pied au visage digne des plus grands maîtres de taekwondo.
Patrice Evra pète les plombs et met un coup de pied à la tête d’un supporter de l’OM lors de l’échauffement avant le match de Marseille à Guimarães en Ligue Europa le 2 novembre 2017. Le défenseur international est exclu. Son contrat avec l’OM est résilié à l’amiable. pic.twitter.com/oKPWqPZdXS
— UN TRUC DE FOOT (@untrucdefoot) July 16, 2022
L’OM résilie son contrat une semaine plus tard. Bilan à Marseille : 21 matchs, 1 but, 0 passe D, 1 KO.

Stefano Torrisi : le pire joueur à avoir joué à l’OM
Torrisi, c’est certainement le pire joueur à avoir joué à l’OM.
C’est l’histoire d’un mec qui marque un CSC d’une tête de 30 mètres pour son premier match avec Marseille. On vous laisse admirer le chef-d’œuvre, signé Stefano Torrisi, un des flops les plus remarquables de l’histoire du club phocéen.
En manque de temps de jeu dans le grand Parme du début des années 2000, Stefano Torrisi est prêté à l’OM à l’hiver 2002, alors qu’il n’a pas joué le moindre match depuis 9 mois. En résulte une première calamiteuse avec ce CSC qui contribuera à la défaite des siens 3-1 à Nantes. Le défenseur italien est malgré tout titulaire 3 jours plus tard face à Guingamp, pour ce qui sera sa dernière apparition avec le maillot marseillais (2-1).
Ses performances médiocres lui vaudront une place sur le banc pour les matchs qui suivront. Problème: la patience n’est pas la plus grande qualité de Torrisi, qui refuse de cirer le banc et déclare : « Je m’en vais, je vous laisse même mon salaire ».
Bien que sous contrat avec Marseille jusqu’à la fin de la saison, le défenseur italien décide de rentrer au pays. Sur ses 6 mois de contrat à l’OM, il ne touchera que son salaire du mois de janvier. Le plus étonnant, c’est que cela ne semble pas déranger l’Italien, qui estime qu’il volerait son salaire en cirant le banc. On a peut-être trouvé l’anti-Kurzawa.
Lucide sur son passage dans le sud, Stefano déclare lors d’une interview livrée à So Foot :
« À Marseille, j’étais nul, c’est tout ! »
Aussi courte que cauchemardesque, l’aventure marseillaise de Stefano Torrisi se solde par un bilan de 2 matchs en défense centrale pour un but contre son camp, et un départ au bout de quelques semaines. Merci, au revoir.
