Natation – Léon Marchand | La FFL en eaux troubles.


Léon Marchand

Trahison, affront, déshonneur, infamie… difficile de trouver le mot qui peut qualifier ce que nous ressentons. En seulement cinq jours, Léon Marchand a percé les brassards de la FFL. Nous vous proposons le récit de cette semaine interminable, depuis les abysses de la piscine de la Duna Arena de Budapest. Après avoir touché le fond.

Entre le football, le rugby et le handball, les sports collectifs ne nous ménagent pas. Mais désormais, il faut également rajouter un sport individuel à cette sombre liste : la natation. Lors des Championnats du monde à Budapest, la natation française nous a asséné un coup mortel. Le coupable ? Léon Marchand.

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En s’exilant aux États-Unis pour s’entraîner avec Bob Bowman, l’ex-coach de Michael Phelps, on a très vite compris que ce Léon Marchand nous mènerait la vie dure. Passer sa vie dans le célèbre campus de l’université d’État de l’Arizona, ça ne change peut-être pas un homme, mais un sportif à coup sûr.

« Comparé à Michael, Léon a bien plus de vitesse » B. Bowman

Ce n’est pas censé nous rassurer, Bob.

Un début de championnat supersonique

Aligné sur le 400 mètres quatre nages, Léon Marchand aborde cette épreuve comme une énième matinée d’entraînement. Et le pire, c’est que ça marche. En total relâchement, Léon bat le record d’Europe, et établit la deuxième performance mondiale de tous les temps en 4 min 4 s 28. À près d’une demi-seconde du record de Michael Phelps, certes. Mais une alerte suffisamment inquiétante pour que nous regardions de près la suite de sa compétition.

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Et la suite passe par le 200 mètres papillon. Là encore, Léon nous fait boire la tasse. Le Français termine deuxième lors de la finale. Et comme si ça ne suffisait pas, il bat le record de France, vieux de 20 ans de Franck Esposito. Une page peu glorieuse se tourne, une autre bien pire voit le jour dans la Duna Arena de Budapest.

Marchand est sur son petit nuage, mais il n’a pas fini de nous saborder toutes nos fins de journée. Qualifié en finale du 200 mètres quatre nages, son épreuve de prédilection, le Toulousain nous porte un ultime coup fatal. Léon rafle une seconde médaille d’or et bat un nouveau record de France. De quoi nous déclencher une aquaphobie aigüe.

« On a de la chance d’avoir un nageur comme ça » C. Lacourt

Ces propos n’engagent que toi, Camille. Pour se repentir de tous tes péchés, Marchand n’a plus qu’une seule échappatoire. Acquérir la nationalité américaine. On compte sur toi Léon.

Avec Maxime Grousset, on se console comme on peut

Face à cette furia dorée, Maxime Grousset nous console dans sa finale du 100m nage libre. Une presqu’médaille d’or bien méritée en 47,64s, contre 47,58s pour le vainqueur David Popovici.

« Je sentais que j’allais terminer dans les trois, peut-être même battre David Popovici, mais ça s’est joué à rien, je craque un peu sur la fin. (…) Je suis content d’avoir aussi bien représenté la France » M. Grousset

Il ne pouvait pas y avoir meilleure dédicace. Et dire que la natation française parvient à nous remonter le moral avec une médaille d’argent. Les temps ont changé.

Qu’il semble loin ce temps où Léon se satisfaisait d’une qualification en finale.

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