Moto GP d’Italie | Fabio Quartararo joue avec nos nerfs.


Fabio Quartararo

Le Grand Prix de Mugello est un moment incontournable de la saison. Alors quand trois Italiens scrutent les premières places sur la grille, on se dit que la course va être paisible. Mais la consonance transalpine de Quartararo nous a clairement joué un tour.

Avant même le départ de la course, nous avions toutes les raisons d’être confiants. Un passage hyper compliqué en Q2 pour Quartararo qui ne signe que le 6e temps, et à peine mieux pour Johann Zarco (4e). Pour deviner la première ligne, il valait mieux ne pas être dans un état sobre. Les trois pilotes italiens de Ducati, à savoir Fabio Di Giannantonio, Marco Bezzecchi et Luca Marini ont réquisitionné la première ligne. Mais pas pour longtemps.

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Le résumé de la course

Comme il est de coutume dans le giron français, Johann Zarco cède deux places dès le départ du Grand Prix. Quartararo fait lui le chemin inverse, histoire de préparer la FFL à un joli camouflet à Mugello. Dès le 8e tour, la course prend un tournant. Deux pilotes vêtus de bleu foirent avec brio. Malheureusement il ne s’agit pas de nos Français, mais de la paire Suzuki. Alex Rins et Joan Mir chutent dans le même tour. La firme nippone ne mesure pas quelle chance elle possède de pouvoir se targuer d’un si joli tir groupé.

La comparaison avec El Diablo est insupportable. Le Niçois est obsédé par sa remontée, quitte à faire trébucher les valeurs de notre fédé. Fabio se défait successivement de Luca Marini et Marco Bezzecchi pour se hisser en deuxième position. Nous avons clairement vécu un meilleur dimanche.

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Le festival de Cannes Quartararo

L’affront sur la piste n’est pas terminé. L’Italien Enea Bastianini, 3e au championnat et vainqueur de trois courses cette saison déjà, se sort tout seul comme un grand. Un nuage de poussière dans le virage 4, puis apparaît la Bestia tête baissée. Un concurrent de Quartararo au tapis, ce Grand Prix de Mugello devient une purge sans nom.

El Diablo termine 2e derrière Peco Bagniaia, et conforte un peu plus sa place de leader au championnat. Il se permet même de nous narguer en fin de course.

« C’est sans doute l’une des plus belles courses de ma carrière » F. Quartararo

Le son de cloche est différent chez Johann Zarco. Arrivé 4e, le Cannois croque à pleines dents sa place en chocolat.

« Quatrième c’est beau quand même » J. Zarco

Telle est la voie à suivre pour Fabio.

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