Monte-Carlo | La préparation parfaite des Français pour Roland-Garros.


Benoît Paire

Alors que Roland-Garros ouvre ses portes le mois prochain, les joueurs français se sont donné rendez-vous au Masters 1000 de Monte-Carlo. Désormais, les Mousquetaires de la balle jaune ne sont plus quatre, mais cinq.

Alors que Roland-Garros débute le 22 mai prochain, les Français venaient à Monte-Carlo dans le but de répéter leurs gammes avant de passer l’examen parisien. Avec l’absence du n°1 français Gaël Monfils pour cause de blessure, Benjamin Bonzi, Benoît Paire, Ugo Humbert, Arthur Rinderknech et Jo-Wilfried Tsonga étaient les chances tricolores pour cette semaine de terre battue. Enfin par chance, on entend seulement le faite de figurer dans le tableau du tournoi.

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Une première journée optimiste

Le premier tour du Masters 1000 se déroulait sur deux jours, comme pour nous prévenir que nous allions profiter d’une double dose de plaisir. Opposé à Fabio Fognini, Arthur Rinderknech foulait le court monégasque avec la ferme intention de créer la surprise. La seule qui a eu lieu est celle de l’avoir vu chiper une manche à Fabio, même Neymar dans les gradins ne s’y attendait pas. La logique a toutefois été respectée au bout de 2h30 ; second tour pour Fognini quand Rinderknech doit rentrer chez lui.

Mais la journée n’est pas terminée, loin de là. Alors qu’il a annoncé sa retraite la semaine dernière, Jo-Wilfried Tsonga aborde ce dernier Masters 1000 de Monte-Carlo en ayant le cœur gros. Fort heureusement, Marin Cilic est là pour abréger ses souffrances ; une défaite 6-2 / 6-2 pour le Manceau en seulement 1 heure. La perf de Jo à Roland-Garros s’annonce épique.

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Une seconde journée sur le même tempo

Pour ce deuxième jour de premier tour, les espoirs tricolores reposaient sur trois joueurs, ou plutôt trois derniers espoirs à supprimer. Ugo Humbert doit ferrailler avec l’Espagnol Pedro Martinez Portero pour voir le jour du tour suivant. Le match est équilibré tel un match du ventre mou de Ligue 1. Défait dans la première manche, Ugo parvient tout de même à prendre le large dans le second set en menant 5-2, pour finalement le perdre au tie-break. Encore une fois, ce n’est pas un Français qui négocie le mieux les points décisifs de la partie. Revers en deux sets et troisième défaite au premier tour sur les quatre derniers tournois de Ugo, son staff a trouvé la bonne recette visiblement.

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En ce qui concerne Benjamin Bonzi, le Français fait une apparition inattendue dans le tableau à la suite du forfait de Bautista-Agut. Mais pas de mauvaise nouvelle pour autant, car comme le dit si bien l’adage, plus on est de fous, plus on rit. Le Nîmois entre parfaitement dans son match face à Dan Evans et se mange un cinglant 6-0, avec 15 fautes directes dans le seul premier set. La seconde manche est plus serrée, mais comme – très – souvent, les points cruciaux sont à l’avantage des non-Français. Benjamin Bonzi, un « lucky loser » qui fait honneur à son statut.

La France sur le toit du tennis mondial

L’ultime chance française repose désormais sur les épaules de Benoît Paire, autant dire sur un pile ou face. Confronté à Lorenzo Musetti, Benoît se fait breaker dès son premier jeu de service, et n’a besoin que d’une petite demi-heure pour plier le premier set à l’avantage de l’Italien.

La seconde manche n’a elle strictement rien à voir, Paire domine les débats, mais se casse les dents pour conclure. Sept balles de set, sept manquées. Mais la huitième sera la bonne, un set partout. La troisième manche se déroule comme la première, une balade de Musetti à Monte-Carlo sous un soleil radieux, il y a pire comme après-midi. Contrairement aux ramasseurs de balle qui n’ont eux pas été épargnés par les 52 fautes directes de Paire dans cette partie.

Benoît peut désormais se targuer d’avoir été éjecté dès le premier tour dans 13 de ses 15 derniers tournois. La force de frappe de l’Avignonnais est toujours présente malgré les années. Ce treizième chef-d’œuvre permet ainsi au tennis tricolore d’asséner un coup historique ; plus aucun Français n’est présent au second tour de Monte-Carlo, une prouesse qui n’avait plus été réalisée depuis 1977, soit 45 ans.