Ligue Europa | Les notes FFL de OM – Galatasaray


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Deux semaines après l’égalisation moscovite à deux minutes du terme face au Lokomotiv, l’OM avait enfin l’occasion de lancer sa campagne européenne face à Galatasaray. Mais il a surtout été question du remake de Star Wars dans les tribunes avec le jet de fumigènes entre les deux clans de supporters. Voici les notes FFL de la rencontre.

Pau Lopez – 3

Auteur d’une presqu’parade dans les dernières minutes face au Lokomotiv Moscou qui a coûté la victoire et deux points à l’OM la semaine dernière, la faute à une main pas du genre très ferme, Pau Lopez a une nouvelle fois été sollicité dans le temps additionnel ce soir. De la première mi-temps cette fois-ci. Mais face à l’attaquant turc, parti seul au but, le portier espagnol a sorti LA parade du pied qu’il fallait. Dommage, si c’était la main c’était but.

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Lirola – 2

Comme si la présence sur le terrain de Payet ne suffisait pas, Lirola s’est mué lui aussi en passeur chirurgical depuis sa défense. Le gars bafoue dans le plus grand des calmes plus d’un siècle d’histoire de football. Depuis quand un défenseur envoie des galettes comme ça ?

Saliba – 1

Interventions solides, placements précis, physique imposant dans les duels (Diagne peut en témoigner sur le tête contre tête). Heureusement que sa tête à l’heure de jeu trouve la barre transversale. Le montant lui a évité un zéro pointé.

Alvaro – 2

Anticipant un match engagé face à un adversaire aussi bouillant que Galatasaray, nous avions préparé le popcorn en espérant voir l’Espagnol animer la soirée par ses pertes de sang froid, découpages tardifs, semelles furtives et autres giflettes dissimulées. Mais à la place, Alvaro s’est mué en défenseur propre et nos attentes furent en prirent un coup. Pas de scandale marseillais ce soir donc. Heureusement, il y avait le public.

Guendouzi – 1

Comme face au Lokomotiv, Guendouzi a été injouable dans le milieu de l’OM. Que ce soit dans ses percées en solitaire cheveux au vent, ou ses récupérations dans les pieds stambouliotes, la future égérie de Dop nous en aura fait voir de toutes les couleurs. Il serait temps qu’on lui apprenne qu’en France, le jeudi soir on ne joue pas pour gagner. Encore moins pour briller. Grosse déception après ce dernier épisode de Koh Lanta prometteur.

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Under – 4

Alors qu’on est à la demi-heure de jeu, le Turc part défier son vis-à-vis sur son couloir droit à l’angle de la surface. Puis pour rendre hommage à son prédécesseur, il déclenche une frappe thauvinesque dans la lucarne opposée juste under la barre. Mais malheureusement pour lui, Muslera was here.

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Harit – 8

Petit feu follet entre les lignes de Galatasaray, le Marocain nous a permis d’admirer toute l’étendue de sa palette : crochets, feintes, double contacts, roulettes. Ce genre de joueurs qui manient le ballon comme au Z5. Mais quand il s’agit d’être décisif, tout ce mordant est finalement utiliser pour croquer. Harit, nouvelle victime du syndrome du « dribble de trop« .

Dieng – 9

A tellement pesé sur le front de l’attaque que les supporters de l’OM attendaient l’entrée en jeu de Milik dès la première mi-temps. Toujours présent en seconde période, le Sénégalais a réalisé le rêve de tout avant-centre : s’arracher à la réception d’un centre seul devant le but et terminer sa glissade avec l’entrejambe dans le poteau. Une chorégraphie solitaire exécutée avec brio.

Payet – 8

Aligné sur la pointe de l’attaque marseillaise, Payet savait son match perdu d’avance. Il n’y a pas à dire, les milieux de l’OM subissent la même pression que ceux de Manchester City : lequel d’entre eux sera utilisé en faux numéro 9 par leur coach ? Un état de stress permanent qui permis à Payet de briller dans l’absence de tranchant. Sampaoli – Guardiola, frères d’une autre mère.

Stade Vélodrome – 10

Après plus d’un an d’absence des supporters dans les tribunes, la seule hâte de tous les passionnés était tout naturellement de revenir au stade. Peut-être ailleurs en France, mais pas à Marseille. Non, dans la cité phocéenne, on s’ennuie de l’année 2020 et on fait tout pour rejouer à huis-clos.

Muslera – 2

Je musèle, tu musèles, il Muslera. À lui seul, le gardien uruguyaen aura été le grand responsable des frustrations olympiennes. Imprenable sur sa ligne, impérial dans les airs, la main toujours ferme. En face, on espère que Pau Lopez a sorti son carnet pour prendre quelques notes.

Van Aanholt – 3

Absolument seul à la réception d’un centre, Under a tout le loisir de contrôler et d’armer une frapasse à l’intérieur de la surface. Si Muslera était (enfin) battu, c’était sans compter le sacrifice corporel de Van Aanholt sur sa ligne. Véritable pompier de service qui a toutefois failli se transformer en pyromane quelques minutes plus tard en crochetant Guendouzi dans la surface. Le Split du football.