Ligue Europa | Le retour héroïque de Martin Terrier


Très souvent, nous vous martelons qu’il est très important de soigner sa sortie. Mais ne vous leurrez pas, soigner son retour l’est tout autant. Et Martin Terrier en est la preuve vivante.

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Lundi 2 janvier 2023. Si à cette date, vous étiez encore en train de décuver la soirée du Nouvel An, et de vous remettre du mal de tête causé par une chenille interminable, le tout sous la playlist assourdissante de cet oncle qui était “animateur dans sa jeunesse”, l’histoire était quelque peu différente pour Martin Terrier. Le Français s’est rompu le ligament croisé du genou droit face à Nice. Autant vous dire qu’à la FFL, on lui donnait de la force en perfusion à ce moment de sa carrière.

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Neuf mois plus tard, Martin fait son retour. Et après 276 jours d’attente, le Rennais n’a pas tardé pour retrouver les sensations du très haut niveau.

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Le retour fracassant de Martin Terrier

Quel meilleur club que le sous-marin jaune pour sortir la tête de l’eau ? Après avoir poiroté 397 440 minutes hors des terrains, Martin Terrier a dû patienter 81 autres sur le banc avant d’entrer sur la pelouse. Et dès son premier ballon touché, Martin est à deux doigts de nous faire regretter notre compassion. Alors que Rennes est mené 1-0, l’ex-Lyonnais voit sa première tentative frôler le montant de Pepe Reina. Ouf.

Puis à la 86e minute, c’est la bascule. Ludovic Blas est accroché dans la surface, pénalty. Vous la sentez venir vous aussi la belle histoire pour Martin Terrier ? Sauf que l’arbitre met plus de trois plombes pour le valider, tout ça pour s’apercevoir que Ludovic Blas n’était en fait pas hors-jeu. Résultat, le Breton a parfaitement le temps de gamberger, et de ressasser sa très longue indisponibilité.

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Au moment où Terrier pose le ballon sur le point de pénalty, 5 interminables minutes se sont écoulées. C’est donc en toute logique que Martin trouve les gants de Pepe Reina. Terrier aurait préféré en rester là, mais comme si l’acharnement n’était pas suffisant, le ballon lui revient dessus. Ce qui signifie un nouveau duel avec son bourreau Reina. Cette fois, Martin prend soin de l’éviter, ainsi que les cages. Une reprise de la tête qui vient passer à côté du poteau. Cette même tête de Terrier reste plantée de longues secondes dans la pelouse de l’Estadio de la Cerámica. Le tableau est sublime.

Cela valait le coup d’attendre 9 mois.

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Tom