Ligue des Champions – Lyon à la relance


Ligue des Champions
Source image : RMC

Lorsqu’on se cale devant une soirée de ligue des champions à regarder des clubs français, ce sont des frissons à l’hymne et pendant le match que nous recevons. Qu’ils soient liés à une émotion de joie, de haine, de tristesse ou de gros malaise, on passe par tous les sentiments. Récapitulatif d’une soirée hors norme hier.

Match n°1 : Benfica Lisbonne – Olympique Lyonnais.

Pour le second match de l’ère Garcia, l’OL a mis les petits plats dans les grands. Pour commencer, une quadruplette côté droit à faire pâlir les plus grosses cylindrées européennes : Marcelo – Dubois – Cornet – Tousart. Autant dire que, A l’Estadio da Luz (Prononcez bien « lose ») l’Olympique Lyonnais n’est pas venu pour faire dans la finesse technique. Et c’est chose faite dès la 4ème minute, avec un pressing inefficace de 6 lyonnais sur le ballon, décalage sur Rafa Silva seul au monde, qui a le temps de contrôler, prendre un café crème et de fusiller son compatriote Anthony Lopes. 1-0 Benfica.
Mais, coup du sort juste après pour les lisboètes, qui voient 2 de leurs atouts se blesser coup sur coup : le buteur Rafa Silva et le lyonnais Maxwell Cornet. Mais c’est sans compter sur son remplaçant, Bertrand Traoré, qui nous offre une des plus belles prestations de ces dernières années en ligue des champions. Parce qu’une vidéo vaut bien mille mots, faites un break et dégustez cette douceur.


Et pour finir une mi temps dantesque, un coup franc de Depay que n’aurait pas renié le XV de France dimanche dernier.

Mais la seconde mi temps reprend sur de mauvaises bases, un fond de jeu apparaît, et Depay égalise sur un centre de Dubois. Pire encore, la domination lyonnaise se met en place et l’espoir commence à naître chez les gones. Un enroulé de Depay sorti de toute justesse par Odysseas est tout proche de saboter notre soirée. Mais c’était sans compter la lucidité d’Anthony Lopes. A domicile, il sait qu’il est regardé par le Portugal et probablement son sélectionneur. C’est logiquement à ce moment qu’il choisit de prendre les choses en main. Relance dans l’axe, dans les pieds de son compatriote Luís Miguel Afonso Fernandes qui ne se fait pas prier pour frapper dans le but vide.


Une prestation XXL de l’équipe de Rudi Garcia, qui, à titre personnel, reste sur 4 victoires en 25 matchs de Ligue des Champions. Un ratio approuvé par la fédé, bien évidemment.

Match n°2 : LOSC – Valence

Dans ce second match, tous les ingrédients étaient présent pour une magnifique désillusion : une domination quasi totale des joueurs lillois, avec de l’envie, de l’énergie et même, (si si on vous l’assure), une circulation de balle plutôt efficace. Mais après une mi-temps dominée et même une transversale touchée, le score en restait à 0-0. Dans ces instants de domination stérile, et avec la sortie de Kondogbia à la mi temps, nous avions cru voir une logique imparable arriver.


Et l’évidence arriva pourtant assez rapidement, sur une des rares actions espagnoles, Cheryshev profite d’errements dans la défense lilloise pour crucifier de près Mike Maignan. Stupeur mais les lillois reprennent de plus belle leurs attaques, bien heureusement gâchées pour cause de manque de lucidité ou de précision. L’avantage au score produisant, comme bien souvent avec les équipes espagnoles, des douleurs foudroyantes sur chaque contact, le chrono se fait manger et nous pensions bien que Lille resterait sur sa série de défaites.

Mais c’est sans compter l’ancien Lyonnais Mouctar Diakhaby, qui, en 2 minutes, réussi le combo jaune pour gain de temps + jaune pour balle perdu et faute derrière. Il doit sortir du terrain, même si cela a finalement pris 4 minutes. Et la suite, c’est un terrible coup du sort. Dans les arrêts de jeu, Ikoné mystifie la défense valencianne et fusille Cilissen du droit. Le contrôle vidéo des arbitres donnera 5 minutes d’espoirs pour la FFL, en vain.

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