Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap du matin du mardi 3 aout


La bible de la Lose du sport français

Encore une matinée de dingueries aux JO, surtout sur la piste du vélodrome d’Izu. Mais niveau Français, c’est la grosse déception. C’est quoi ce bronze sérieux ?

Cyclisme sur Piste

Une poursuite de 4 kilomètres. Par équipe de 4 cyclistes. Pour viser une 4e place ? Tentant certes. Mais face aux Canadiennes, le rêve est inaccessible. Les Bleues font pourtant jeu égal dans les premières centaines de mètres, avant de lâcher une seconde au bout d’un kilomètre. Le coup de massue sous le casque. L’écart se met alors à flamber, pour le plus grand bonheur de nos licenciés. Les Nord-Américaines terminent en 4’09’’ 249, collant ainsi plus de 2 secondes aux Françaises. Soit quasiment une moitié de tour de piste. Visuellement c’est toujours un peu brutal.

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Pourtant, les Tricolores finissent elles en 4’11’’ 288, soit tout simplement le nouveau record de France de la discipline. À peine 24 heures après l’avoir déjà battu une première fois. Comme quoi, il n’y a pas que nous qui trouvons une part de victoire dans la défaite.

Se faire larguer dans le duel face aux Canadiennes tout en améliorant le record national… Comment ne pas aimer l’idée ?

Les Françaises terminent finalement à la 7e place, à la porte des presque-médailles. Mais avec comme lot de consolation un nouveau record national à la clef : 4’10’’ 388. Battu trois en deux jours. Lassant.

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Côté hommes, la matinée s’est organisée autour de la vitesse par équipes. Avec un trio excessivement jeune, la France n’a pas eu à rougir en claquant un 42 722. Vous l’aurez deviné. Nouveau record de Gaule. Cette piste japonaise fait des miracles.

Alors quand arrive le premier tour pour aller chercher une place en finale, on se dit qu’un énième record va tomber. Eh bien on ne s’est pas trop trompé. Les Français vont chercher un 42 294 on ne sait où. Une demi-seconde plus rapide. Mais accrochez-vous, car ce n’est que le début. Juste derrière, les Australiens s’élancent : nouveau record olympique. Temps canon battu une minute plus tard par les Britanniques. Et amélioré par-dessus par les Néerlandais. Notre cœur a ses limites.

Dans son duel pour la médaille de bronze, la France est opposée à l’Australie. Alors qu’on se sent tous australiens à cet instant précis, le dernier relayeur nous fait le coup de la panne de jambes. Il explose encore plus fort que le paquet de popcorns qu’on avait préparé. Relégué à 10 mètres de ses partenaires, il flingue toute chance de médaille. Hormis celle saveur cacao. Et nous voilà avec une médaille de bronze autour du cou, alors qu’on n’avait strictement rien demandé.

Si la vitesse par équipes a été dingue, la poursuite réserve elle une action de malade mental. Opposés aux Néo-Zélandais, les Italiens sont derrière à quelques tours de la fin. Mais c’est avant que Filippo Ganna assure à lui tout seul le relais sur les trois derniers tours. Et pulvérise le record du monde de 2 secondes. Ganna-Jacobs, ça termine tout le monde à Tokyo.

À peine avons-nous le temps de faire redescendre notre rythme cardiaque que le Danemark s’élance face à la Grande-Bretagne. Tandis que les Danois sont en train de décrocher une place pour la finale en faisant exploser leurs adversaires, le premier relayeur scandinave ne s’aperçoit pas qu’un concurrent britannique a lâché ses partenaires, et se trouve donc 1 mètre devant lui sur la même trajectoire. On vous laisse imaginer le crash entre les deux à près de 70 km/h. Alors même que les Danois étaient en train d’améliorer le record du monde. Pour changer.

Bref, une matinée qui a carburé au rythme des dingueries. Vivement 2024 pour revivre ça.

Escalade

Nouveau sport aux JO, l’escalade a fait une entrée tonitruante dans nos cœurs. En effet, première épreuve de vitesse et tout de suite, une grosse performance. Mickael Mawem loupe sa première prise et reste au pied du mur. Mais c’est à peu près la seule douceur que nous offrira le combiné vitesse. Car par la suite, son frère Bassa va tout simplement tuer le game. Il survole l’épreuve, en 5,45 quand le deuxième est à 5,94.

Pire encore, le troisième ? Mickael Mawem qui a tout déchiré sur sa seconde tentative. Bref, la nouveauté passée, on est dubitatif sur cette discipline. On aurait mis autre chose à la place si ça ne tenait qu’à nous…

Basketball

Sur le papier, le France Italie est assez déséquilibré. La France étant largement favorite de cette confrontation. Mais cette année, l’Italie est du genre intouchable. Eurovision, 100 mètres, saut en hauteur ou bien meilleur pizzaiolo du monde, ils possèdent tous les titres en cours. Bref, il y a de quoi s’inquiéter.

Et le début nous donne raison, avec en point d’orgue un moment Shaqt’in a Fool. Superbe combinaison Batum — De Colo sur la relance. Et Pajola intercepte et est tout seul au layup. Sauf que derrière c’est pas joli. Le bon shoot vertical, le layup que tu fais quand tu touches la gonfle pour la première fois de ta vie. Heureusement pour lui, on fait faute sur lui juste derrière pour que la honte soit un peu dissipée.

Pour la suite, les Français commencent fébrilement, perdent des balles un peu facilement. C’est donc le moment pour se rassurer un peu. Pour ce faire, quoi de mieux que d’utiliser la bonne grosse technique que tu vois en départementale quand y’a un mec de plus de 2 m dans ton équipe. On envoie la balle au grand, sous le cercle, qui marque. Et encore et encore. Dans ce rôle, Rudy Gobert excelle. Nul doute que les fans du Jazz ont dû se frotter les yeux.

La France est devant à la mi-temps d’un point, mais comme qui dirait c’est sacrément laborieux. Heureusement que Batum est là pour faire son couteau suisse des 2 côtés du terrain. Mais à la reprise, rien ne va. Tout rentre, tout est fluide, la France prend jusqu’à 13 points d’avance. No stress. Mais la suite… comment dire. Il paraît que parfois, une image vaut mille discours.

Un gros moment de vide, Simone Fontecchio qui rentre absolument tout ce qu’il veut. Si la France a peur, la FFL commence à avoir la bave aux lèvres. Mais c’est toujours pareil, c’est à ce moment que la bascule s’arrête. Les Italiens commencent à rater leurs shoots ouverts, Thomas Heurtel assure encore dans son short et la France finit par remporter le match.

Face à eux pour les demi-finales, la Slové… Luka Doncic.

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