Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de la nuit du mardi 27 Juillet


France Japon Basket Recap FFL

Il est là, le récap’ de la nuit de ce mardi 27 Juillet ! Au programme, encore un superbe triathlon pour nos Frenchies, un gros camouflet en basket et un superbe loupé en Judo. Bon café, et bonne lecture ! 

Triathlon

Tu ne peux pas faire de faux-départ si le départ n’est pas donné. C’est ce qu’ont dû se dire les organisateurs japonais du triathlon lorsqu’il a fallu débriefer la course hommes de la veille. Du coup, pour le triathlon féminin, ils ont préféré ne pas lancer les fauves. Au bout d’un quart d’heure, ils se sont quand même rendu compte que ce n’était pas la bonne solution et le départ a pu être donné. Bon, en vrai, on est de mauvaise foi. Ce sont les conditions météo qui ont contraint les organisateurs à décaler le départ. Mais c’est fou comme ce tweet a mal vieilli d’un coup.

Publicité

Côté Français, on a très vite compris qu’on pouvait aller se coucher. Les deux Françaises, Cassandre Beaugrand et Léonie Periault, étaient déjà lâchées en sortant de l’eau. Trop loin pour espérer monter sur le podium (bien !). Trop loin aussi pour une presque médaille (moins bien). Une situation qui attristait Frank Bignet, le consultant France Tv, savoureusement un poil dans le déni. À tel point qu’il conseillait à Beaugrand de se préserver pour l’épreuve mixte, plus tard dans la semaine.

 « Il faudrait quasiment que Cassandre mette le clignotant »

 Esprit olympique, quand tu nous tiens…

Quelques minutes plus tard, la triathlète abandonnait suite à une crevaison. Mais à la FFL, on ne nous l’a fait pas. Un abandon technique n’atténue pas la lose. Il la sublime même parfois. Surtout quand on prétend à une médaille et qu’on se retrouve à la ramasse dès le début de course.

Publicité

Dans un autre registre, Léonie Periault illuminait aussi la fin de course en réalisant un come-back pour la presque médaille. Au final, ça fait une 5e place exemplaire (déjà la 13e presqu’médaille française) et un Frank Bignet qui voit juste.

 « Elle va pouvoir rentrer au village olympique avec le sourire » 

Hier, le triathlon masculin avait auguré une très belle journée pour la FFL. Nous nous demandions si nous pouvions faire aussi bien voire mieux aujourd’hui… Le triathlon féminin nous a répondu par un grand OUI.

Surf

 Dernier Français en lice, Michel Bourez avait la lourde responsabilité de terminer tout le bon travail du surf tricolore à Tokyo. Le Polynésien n’a pas tout à fait réussi à gérer cette pression et n’a pas pu résister à l’envie de s’engouffrer dans un rouleau, et d’en sortir sur sa planche. Pas très FFL comme comportement. 

 Heureusement, il était opposé dans ce quart de finale à la star mondiale, Gabriel Medina, archi favori à la médaille d’or. Et plus tôt dans la session, le Brésilien a sorti ce qui sera sûrement la vague de la compétition. Voyez plutôt.


 On ne s’étendra pas sur le débat de la note attribuée au Français pour son tube, jugée sévère. Nous dirons simplement que la tradition des décisions arbitrales en défaveur des Tricolores perdure et qu’il faut sauvegarder ces valeurs. 

Basket (Femmes)

Les quintuples vice-championnes affrontaient le pays hôte, le Japon. Bon, ne nous mentons pas, en ce moment le basket c’est pas trop notre tasse de bubble tea. Les hommes nous ont tellement fait mal en s’imposant face aux USA qu’on s’engage sur cette compétition sur la pointe des pieds. Mais il ne faut pas faire d’amalgames, car les filles vont respecter notre ADN. 

Et pourtant, l’entame des Françaises était du genre solide. Elles prennent vite une avance qu’elles conservent jusqu’à la mi-temps. Mais le retour des vestiaires sera tout autre. Un petit 15-5 encaissé directement pour se mettre dans une situation compliquée comme on sait les apprécier. Le dernier quart-temps sera un mano à mano. Les 2 équipes prennent respectivement le lead du match, mais c’est bel et bien les Japonaises qui poseront la banderille finale. Si Sandrine Gruda retenait l’hémorragie telle un Hodor retenait sa porte, Nagaoka, à 20 s de la fin, va envoyer le 3 points qui fait mal, qui fait mal. Le résultat est lourd et met une claque. 

Les Françaises s’inclinent face à l’équipe supposée la plus faible du groupe. Le Japon est donc sur 3 victoires consécutives face aux Bleues. Une nouvelle bête noire pour les Filles après les finales d’Eurobasket. Le match de vendredi face au Nigéria sera déjà crucial.

Natation

Après les 6e place de Marie Wattel au 100m papillon et du relais 4x100m nage libre hommes, le coup de tête dans le mur de Yohann Ndoye Brouard et la dernière place de Mewen Tomac sur le 100m dos, la natation française nous a une nouvelle fois donné le sourire dans les bassins de Tokyo. Engagée en demi-finale du 200m nage libre, Charlotte Bonnet avait en ligne de mire la finale et une éventuelle médaille. Mais c’est compliqué de disputer la dernière course de la compétition quand on foire complet ses demies. La Française claque un 1’57’’35, à seulement 1 seconde pleine de la dernière nageuse qualifiée. Si proche et si loin à la fois. À sa décharge, la nageuse de Nice a composé sans son entraîneur de toujours, Francis Pellerin, pour cause de « pas envie de se coltiner la bulle ».  Pire, elle a dû se farcir tous les jours les coups de gueule matinaux de Philippe Lucas à Tokyo.

Dans le même genre de Lose :   Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de la matinée du vendredi 6 Août

Côté hommes, Léon Marchand nous a une nouvelle fois fait vibrer. Sans pour autant convertir avec la moindre médaille. La recette que nous préférons. Après sa 6e place dimanche en finale du 400m 4 nages, le natif de Toulouse nous a encore impressionné sur le 200m papillon. Une sublime dernière place sur sa demi-finale. À trois secondes et demie du vainqueur. La hype autour de Léon Marchand ne fait que commencer.

Enfin la dernière Tricolore en lice aujourd’hui était Cyrielle Duhamel. Grande espoir du 200m 4 nages, et une médaille de bronze lors des JO de la jeunesse de 2018, Duhamel n’a pas réussi à faire mieux que 6e. Une place acquise pour la 4e fois par un nageur français depuis dimanche. Régulier. Pire encore, Duhamel rate la finale pour 25 centièmes de seconde seulement. La rage au ventre. Mais le sourire aux lèvres.

Mais bon, tout ceci n’est aussi qu’une préparation à Paris 2024. Rendez-vous dans 4 ans. Ou 3, on est paumé avec ces histoires.

Judo

Les frissons arrivent aujourd’hui pour la FFL. Et pas ceux de plaisir hein, mais ceux de stress et de panique. L’entrée en lice de Clarisse Agbegnenou. Mais c’était sans compter sur l’aide inattendu de France TV pour nous aider dans cette difficulté hors-catégorie de la journée pour la fédé. En effet, préférant passer en différé le PING-PONG, avec la raclée d’Emmanuel Lebesson contre le n°1 mondial, ils en oublient de passer le combat de Judo.

Du coup, quand Mathieu Lartot transfère l’écran vers le tatami, Rodolphe Gaudin annonce en rigolant qu’ils arrivent trop tard. Une pensée à tous ceux qui ont réglé leurs réveils pour louper ça. Vous rentrez par procuration à la fédé.

Pour son second combat, ils prendront toutes les précautions en arrivant 10 minutes avant, le temps de voir une superbe désinfection de tatami. Mais pour le combat, même résultat. Victoire sans bavure de la Française qui a martyrisé la Hollandaise Juul Franssen pendant 5 minutes. La pauvre doit avoir le mal de mer à l’heure qu’il est.

Taekwondo

Le problème avec le fait d’entendre à chaque fois qu’une ou un athlète est une chance de médaille, on ne sait plus trop quand on est dans la réalité ou dans le fantasme des commentateurs. Du coup, quand on regarde Althéa Laurin, 19 ans, s’avancer sur l’octogone de Taekwondo, on ne sait pas trop quoi en penser. Et le combat qu’elle va livrer ne sera pas là pour nous rassurer. Elle va envoyer son pied partout sur la Mexicaine et totalement dominer le match. Meh.

Rendez-vous un peu plus tard dans la matinée pour son combat contre la Chinoise Shuyin Zheng, deuxième mondiale. On en saura vite plus sur ce qu’il en est.

Tennis de table

Pourvoyeur d’une belle presqu’médaille (4e) hier lors du double mixte (avec Jianan Yuan), Emmanuel Lebesson ne pourra pas réitérer l’exploit en individuel. Le Français s’est incliné en 4 sets aussi secs qu’un coucou (11-3, 11-4, 11-3, 11-4) face au n°1 mondial. Le tout en un peu moins de 24 minutes. La lose, propre, nette et sans bavure.