Jeux Olympiques Tokyo 2020 | Le récap de la nuit du lundi 26 Juillet


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Comme chaque jour pendant ces JO, la FFL accompagne votre café avec un petit récapitulatif des performances noctures. Et autant vous dire qu’on a plutôt été servi aujourd’hui. Bonne journée ! 

Triathlon – Hommes

Dans la lignée de Jon Drummond, d’Usain Bolt ou de Sokhna Lacoste plus récemment, on a eu droit un faux-départ d’anthologie, signé… l’organisation ! Sah quel plaisir d’entendre le signal de départ être donné alors qu’une discrète (à peine 15 m de long hein, trois fois rien) embarcation se trouve encore devant les concurrents. À ce niveau, le starter doit être descendant direct de la vigie du Titanic, on ne voit pas d’autre explication.

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Résultat : la moitié du ponton qui s’élance, l’autre moitié qui gueule, le bateau qui tente de se retirer en vitesse et l’organisation qui essaie de rattraper ceux qui sont déjà partis. Zizanie XXL. Dans la légende (et dans nos veines bien sûr).

 

Le Français Vincent Luis, l’un des favoris pour le titre, est d’ailleurs pris dans ce faux-départ et nage donc quelques hectomètres délicieusement inutiles. Idéal pour la FFL vous nous direz ? Que nenni ! Notre triathlète garde son calme et reste concentré sur sa course, à tel point qu’il était le premier à enfourcher son vélo à la sortie de l’eau. Tout bonnement intolérable ! On rappelle que dans ce genre de situation, râler un minimum, histoire de sortir de sa compétition, est toujours bon. Confer Benoît Paire.

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 Comme d’habitude, il ne se passait rien sur la partie cyclisme mais tout se débloquait dès le début de la course à pied. Trois Français dans le groupe de tête au moment de lâcher les vélos, combien 5 km plus tard ? Indice : 2e semaine à Roland-Garros.

 Vincent Luis 13e, Dorian Coninx 17e et Léo Bergère 21e à l’arrivée. Joli tir groupé des Tricolores (quoiqu’un peu loin des presque médailles). Finalement, il ne fallait pas s’inquiéter, le nombre de médailles olympiques du triathlon français reste le même. Combien ? Voir indice plus haut.

Tir à l’arc

Entrée en matière efficace de l’équipe de France masculine. En 8e face aux USA, les Français (Thomas Chirault, Pierre Plihon et Jean-Charles Valladont) nous ont rappelé que le tir à l’arc pouvait bel et bien être un sport d’équipe.
Déjà qu’à la régulière, les Tricolores étaient parfaitement mal partis (52-51 dans le premier set pour les USA) mais ensemble ils ont décidé de faciliter les choses aux Américains dans la deuxième manche, histoire de se mettre à l’abri. Alors que Valladont s’apprêtait à tirer son ultime flèche, personne ne le prévient qu’il ne lui reste que quelques secondes. Le gong l’arrête, temps écoulé. On ne cessera de le dire : la non-communication entre coéquipiers, c’est la base.

Si Valladont avait fait un 10 sur cette flèche, la France aurait pu égaliser dans le set et marquer un point. Finalement, ce sera une flèche à 0. Une situation qui n’est sûrement pas pour déplaire aux commentatrices de France Tv. Cette fois, pas besoin de départager les points et ainsi de partir dans un calcul mathématique pythagoro-einsteinesque. 3 sets disputés et 3 sets perdus : ça fait 6-0. Simple, basique.

Skate (Femmes)

Charlotte Hym était la seule Française en lice dans cette épreuve féminine du street. Et bien que Charlotte ait largement assuré sa non-qualification pour les finales. Plusieurs chutes ont permis d’assurer cela. Mais, dans sa propre séance de qualification, elle s’est largement fait voler la vedette par sa concurrente américaine, Alana Smith. 

Alors, pour le coup, aucune chute ou geste raté, non. Juste rien. Comme en mode balade dans Tony Hawk, elle n’a quasiment rien loupé vu qu’elle n’a quasiment rien tenté. Un grand moment de frisson extrême.

Natation

Marie Wattel était entrée en boulet de canon dans les Jeux Olympiques. Auteure d’une deuxième place encourageante lors de sa série, la spécialiste du papillon avait démontré toute l’étendue de son talent en remportant sa demi-finale. L’espoir commençait alors à naître pour la finale. Fichu espoir.

Lors de l’ultime course, prévue cette nuit, Marie Wattel est tout simplement revenue à la raison. Jamais en course pour le titre olympique, Wattel termine 6e. Et ramène une presque-médaille de prestige pour la fédé française.

« Je ne peux qu’être contente de moi. Il ne faut pas que je sois trop gourmande » M. Wattel

Tout est dit. Une pensée émue pour l’Américaine Torri Huske, qui rate le podium pour un petit centième. Tous nos respects à la FAL.

Mais l’exploit de cette matinée revient à Yohann Ndoye Brouard. Engagé dans la demi-finale du 100m dos, le Tricolore a réalisé un tour de force rarement vu dans les bassins olympiques : se faire disqualifier pour ne pas avoir réalisé le virage. Le génie à la française.

« Je n’ai pas vu les drapeaux, j’ai été ébloui par les lumières. J’ai pris le mur, j’ai tapé avec la tête, ça ne m’était jamais arrivé » Y. Ndoye Brouard

 

Un sacré coup sur la tête. Littéralement. Mais les Bleus ont frappé fort à deux. Si Mewen Tomac n’a lui pas été disqualifié, il a pris soin de terminer dernier de la demi-finale. Doublé gagnant.

Fort de ces deux courses foirées, le relais 4x100m nage libre hommes tombait à pic. Premier relayeur, Maxime Grousset envoie un 47’52 de l’espace. Dont on se serait bien passé. Les Français sont deuxièmes au bout du premier relais, et Florent Manaudou maintient l’écart derrière la Team USA. Mais heureusement, en cette période difficile, le pompier de service Clément Mignon intervient au meilleur des moments en éteignant l’incendie. Une dégringolade à la 4e position qui nous est chère. Mehdy Metella finit le job en concluant à merveille ce relais 4×100 à la 6e place. Quatre presque-médaillés en une seule course. Joli ratio. La natation, grand artisan du bond en avant de la France dans ce tableau. Avec tout de même un signe d’inquiétude.

Surf

 Ce 8e de finale avait un air de Coupe de France de football pour Johanne Defay. Un terrain de jeu bien pourri, bien loin de ce que la n°2 mondiale a l’habitude de surfer sur le circuit international et une adversaire méconnue, d’une division inférieure. Et la Réunionnaise nous a fait une Marseillaise. Pas l’hymne hein, plutôt un truc du style Canet-en-Roussillon vs OM, si vous voyez ce qu’on veut dire. Defay a donc pris la porte face à la Portugaise Yolanda Hopkins, sans qu’on sache si l’une a cédé les recettes de la rencontre à l’autre. 

Quelques heures après, l’autre tricolore, Pauline Ado a parfaitement imité la leader française. Résultat, on dit bye-bye à toute l’équipe de France féminine de surf, dès les 8e de finale (un petit air de Roland-Garros à Tokyo ?). En croisant les doigts pour que les garçons valident la dynamique plus tard dans la matinée.

Taekwondo (-67kg)

La Française en lice Magda Wiet-Hénin était opposée à l’Egyptienne Hedaya Wahba. Championne d’Europe en titre, vice Championne du Monde et triple championne de France. Bref, la Française est du genre bien bien favorite. Après un premier acte tout en maîtrise pendant 1 minute 59, elle décide de passer la seconde à la toute fin. l’Égyptienne envoie son panard dans la tête de la Française. 3-0. Vous connaissiez le but avant la mi-temps à ne pas encaisser, voici ici le coup de pied à ne pas encaisser à la fin de la première reprise. Et dès la reprise de la seconde, on repart sur les mêmes bases. Coup au plastron, 5-0. Coup de poing, 6-0.  

Alors qu’on commence gentiment à jubiler, Magda se réveille et envoie 5 points rapidement, puis un 6e avec une pénalité pour l’Égyptienne. La Magdatada des familles. Mais tout ça pour reprendre un 5-0 juste derrière. Et en Taekwondo, quand les premiers instants sont des sessions d’observation, la fin est bien souvent un gros bordel où on n’aimerait pas être l’arbitre, à 2 doigts de prendre des coups de pied retournés à chaque fois qu’elle doit intervenir. Et dans ce chaos final, c’est l’Égyptienne qui s’en sort. Littéralement, elle sort du ring pour prendre sa pénalité à 1s de la fin et s’assurer la victoire.

Escrime

Si la nuit a été belle pour la FFL, c’est en partie grâce à l’escrime. Au lendemain de la sombre golden story de Romain Cannone, c’est le cœur lourd et avec la responsabilité de redorer le blason que les escrimeurs tricolores sont entrés en scène. Mais la pression, les Français savent la gérer autant qu’un rugbyman en 3emi-temps. Ils étaient six au départ, il n’en reste déjà plus que deux. Bilan équivalent, tant au sabre féminin qu’au fleuret masculin : 2/3. Cécilia Berder, Charlotte Lembach, Julien Mertine et Maxime Pauty sont tous sortis par la grande porte des 32e de finale.

Seule Marion Brunet a décidé de ne rien faire comme tout le monde et s’est débarrassée de son adversaire sans encombre. Prestation encourageante d’Enzo Lefort, le champion du monde 2019 a eu toutes les peines du monde à venir à bout du Mexicain Cervantes. Idéal en vue d’une presque médaille.

 

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