D1 Handball féminin | Un fauteuil de dernier pour 3


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La D1 féminine de Handball a repris ses droits depuis le 9 septembre. L’occasion pour nous de vous faire découvrir des équipes qui réinventent leur sport. Il y a quelques mois, nous vous faisions connaître les féminines du club de Mérignac. Auteure d’une série dantesque de dix-sept défaites consécutives à l’époque, la dream team girondine ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Mais elle pourrait être détrônée par deux équipes promues de haut niveau cette saison…

Pland-de-Cuques : Retour vers la Lose du futur

Le Handball Plan-de-Cuques (HBPC pour les intimes) a une histoire particulière avec la D1. Fraîchement promues dans l’élite du handball féminin, les joueuses marseillaises restaient sur une série de quatorze défaites lors de leurs quinze derniers matchs de D1. Sauf que leur dernier passage en Division 1 date… de la saison 2006-2007.

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Mais le HBPC a encore de belles heures devant lui. Dès le début de saison, les immenses Plandecuquoises ont prévenu : elles préserveront l’héritage de leurs aînées. Quoi de mieux que deux défaites lors des deux premières rencontres pour lancer idéalement sa saison ? Dont un petit 23-42 lors de la dernière journée. Idéal pour se remettre dans le bain après douze ans d’absence au plus haut niveau. Leur passage en D1 pourrait être éclair.

Mais l’objectif se trouve ailleurs. 4 mai 2007. Si cette date ne signifie rien pour vous, il s’agit d’un jour férié dans la petite commune provençale. En ce 4 mai, les Plandecuquoises ne le savent pas encore, mais elles viennent de remporter leur dernier match de Division 1. À Plan-de-Cuques, tous les habitants se souviennent de ce qu’ils faisaient ce jour-là. Mais depuis 4890 jours, le cœur de la ville s’est arrêté de battre. Et il n’est pas prêt de battre à nouveau.

Saint-Amand-les-Eaux  : Le petit Poucet aux dents longues

Après le Sud, le Nord. Si 907 kilomètres séparent Plan-de-Cuques de Saint-Amand-les-Eaux, rien ne les différencie dans la défaite. Ce même attachement à la non-victoire, fascinant. Le chef-d’œuvre des nordistes débute deux il y a deux ans, lors de la saison 2018-2019. Tandis que la place de lanterne rouge est acquise haut la main avec une dernière défaite pour terminer la saison régulière (deux victoires en 22 matchs tout de même), le travail n’est toutefois pas fini.

Les joueuses du Nord doivent désormais se dépêtrer de ces dangereux play downs, qui réunissent les quatre plus mauvaises équipes de la saison. A l’issue de cette poule, le dernier est relégué en Division 2. Les Nordistes ne font qu’une bouchée du suspense. Six matchs, six défaites. Personne ne réussit à faire mieux. Ou comment clôturer de la plus belle des manières son passage dans l’élite.

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À l’instar des Plandecuquoises (on ne s’en lasse pas), les Amandinoises ont également été bien inspirées pour le lancement de la saison : deux débâcles en autant de matchs. Pour amener la marque à neuf défaites consécutives en D1. Régulières.

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Mérignac : le Mégalodon de la Lose

Si les deux promues font de leur maximum pour attirer la lumière vers elles, la marche est pour l’instant beaucoup trop haute pour inquiéter le leader en la matière : le Mérignac Handball. Également connu sous le nom de MHB, il s’agit du seul point commun que ce club partage avec le Montpellier Handball. Vraiment le seul.

Le parcours des girondines en Division 1 force le respect. Tout commence en 2008. Et tout va aller très vite, beaucoup trop vite pour elles.

  • 21 Mai. Les Mérignacaises assurent une solide 8e place lors de cette saison 2007-2008, évitant les play downs pour un seul point. Elles ne s’en doutent aucunement, mais il s’agit de leur dernière victoire dans l’élite.
  • 25 Mai. Après un parcours européen d’anthologie, le Mérignac Handball atteint la finale de la Coupe Challenge (il s’agit néanmoins de la compétition la plus faible dans la hiérarchie des coupes d’Europe, restons raisonnables). Et comme il se doit, les Girondines s’inclinent en finale 60-51 (cumul aller-retour).
  • 17 Juin. Rétrogradation administrative de Mérignac en D2 due à des difficultés financières. Trois semaines après avoir atteint une finale de Coupe d’Europe. Le seum est total. Comme si la déception ne suffisait pas, les dirigeants mérignacais font naître un espoir chez leurs supporters. Ils annoncent une possible union avec le club de Bègles pour la saison 2009-2010 afin de retrouver l’élite. On est en 2020, et on l’attend toujours…

Série 21 défaites en cours : sky is the limit

Onze ans après, Mérignac retrouve la D1 en 2019, et de quelle manière ! Afin de fêter le coup, les Girondines réalisent un perfect : 19 matchs, 19 défaites. Strike.

Mais là encore le destin va s’en mêler. Le 17 avril dernier, la FFH décide de mettre un terme à la saison en raison du coronavirus. Et décide de geler les descentes. Les Mérignacaises réalisent ainsi un exploit sans précédent dans l’histoire. Obtenir le maintien en ayant caracolé à la dernière place du classement toute la saison. Presque un sentiment de win dans la lose.

Alors que le teaser d’avant-saison nous promettait de « nouvelles émotions », le MHB a débuté le nouvel exercice 2020-2021 par deux défaites. Dont une savoureuse rouste 18-32 à domicile en match d’ouverture. Élevant le record à 21 défaites consécutives en Division 1.

Mais avec l’ascension des jeunes promues, aucun relâchement ne leur sera permis. La course au zéro pointé est lancée !