Chelsea Manchester City | Tuchel, fournisseur officiel de Blues du PSG


By Icon Sport - Estadio do Dragao - Porto (Portugal)

Trois jours seulement après le sacre européen d’Unai Emery en finale de la Ligue Europa, le sort a tenu à remuer une nouvelle fois le couteau dans la plaie des Parisiens. Banni l’hiver dernier du PSG, Thomas Tuchel avait la possibilité de rendre le riyal de sa pièce aux dirigeants Qataris. Un geste devant lequel on ne pouvait pas s’empêcher de se gausser amicalement.

« Si j’étais joueur, je n’aimerais pas que mon entraîneur me parle de son expérience personnelle de l’année dernière » T. Tuchel

Dès le début de la conférence de presse, Thomas Tuchel plante le décor. Pas question de faire référence à la lose parisienne, surtout avant un match de Ligue des Champions. Car les similitudes avec la saison précédente sont déroutantes : la finale a lieu au Portugal et Tuchel est opposé à un adversaire déclaré comme favori. Pas de quoi rassurer le Teuton. Alors Thomas essaye de se rattraper à tout ce qu’il peut. Mais alors vraiment tout.

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« La victoire d’Emery en Ligue Europa ? C’est un signal très positif » T. Tuchel (RMC Sport)

À ce stade on ne serait même pas étonné que les Blues décident de ne pas jouer avec leur maillot de la saison prochaine par superstit… Ah bah on ne croyait pas si bien dire. Chelsea a en effet refusé de jouer la finale avec son prochain maillot après la finale de Cup perdue face à Leicester et la déroute des féminines en finale de cette même Ligue des Champions face au Barça (4-0). Ça ne transpire pas la sérénité tout ça.

Le résumé du match Chelsea – Manchester City

Dès l’entame de la rencontre, les ressemblances avec la demi-finale face au Paris Saint-Germain sont troublantes. Comme face au PSG, Ederson la joue meneur de jeu. Et adresse un ballon millimétré dans le dos de la défense londonienne. C’était sans compter sur Sterling pour annihiler tout espoir des Citizens d’ouvrir le score. Mais il ne faut pas longtemps aux Blues pour réagir. Havertz pense adresser un caviar à son compatriote Timo Werner. Mais le buteur Allemand, seul dans la surface, réussit à frapper du pied gauche dans son talon droit. Une merveille de tir à la renverse. Un sacré tour de force. L’histoire se répète si joliment.

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Malheureusement pour Chelsea, toutes les plus grosses occasions des Blues passent par Werner. Alors que John Stones se troue (doux pléonasme), le ballon revient encore sur ce diable de Werner dans les six mètres. On l’a espéré. Cela s’est réalisé ; Timo s’arrache à nouveau en quelques minutes seulement. Une espèce de plat du pied foireux dans les gants d’Ederson. La copie conforme de Mbappé face à Neuer. Hâte de voir la prochaine story Instagram de la femme de Thiago Silva.

Et en parlant du loup, on ne pouvait pas y échapper. Comme lors de chaque rendez-vous importantissime en club, Thiago Silva parvient à se blesser. Une malédiction sans nom pour O Monstro.

Les supporters du PSG commencent à imaginer que la Prophétie peut être déjouée. Mais à peine cette pensée traverse leurs esprits que Kai Havertz les fait redescendre directement sur Terre. Un dribble sur Ederson, et un ballon poussé dans les buts vides. Comme quoi, la FFL sait se satisfaire des bonheurs simples.

Guardiola et le tiki-taka portés disparus

En face des Blues, les Citizens n’y sont pas. Et en même temps, pas étonnant quand le druide Pep décide de concocter une petite surprise tactique pile le jour de la finale. Refusant d’aligner Rodri et Fernandinho. Sans qui Di Maria n’aurait jamais été exclu pour rappel. Un choix délicieux qui n’est pas sans nous faire rappeler son bazardage tactique face à l’OL l’an dernier. Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre.

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Werner out, Pulisic in. Mais le résultat est le même. Sur un décalage bien senti d’Havertz, l’Américain fait face à Ederson. Et envoie un amour de ballon un mètre à côté des cages. Saisissant.

Si Roberto Di Matteo avait remplacé André Villas-Boas en mars 2012 et emmené les Blues jusqu’au sacre face au Bayern Munich, le changement d’entraîneur à l’hiver dernier a une nouvelle fois été bien senti par Roman Abramovitch. Et fort heureusement pour le Russe, il n’y a que les dirigeants du PSG pour mettre sur le marché en décembre le futur coach vainqueur de la Ligue des Champions.

L’altruisme, toujours.