Paul-Georges Ntep avec les Bleus

Football | Top 5 des attaquants dont vous aviez oublié le passage en équipe de France


Dans cette quatrième et dernière série des grands oubliés de l’équipe de France, on s’attaque aux attaquants. Faute d’avoir marqué les esprits en bleu, ces 5 attaquants dispensables méritent d’être mis à l’honneur dans ce hall of fame de ceux qui nous ont rendu amnésiques.

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Frédéric Piquionne (1 sélection)

Porter le numéro 12 de Thierry Henry pour son seul match en bleu ? Quand on y repense, c’est peut-être ça le plus bel accomplissement de Frédéric Piquionne. Une anecdote qui rappelle le numéro 10 de Zidane récupéré par Julien Faubert quelques mois plus tôt. Retour sur le court passage en bleu du martiniquais.

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Sa seule et unique sélection, Piquionne la doit à Raymond Domenech, qui l’appelle pour un match amical contre l’Autriche en mars 2007 (victoire 1-0). À en voir la composition des Bleus ce jour-là, le sélectionneur avait décidément choisi d’amener du sang neuf. On aurait d’ailleurs aperçu plusieurs joueurs du onze de départ porter le t-shirt FFL « Titulaire discutable » suite à cette recontre.

france autriche 2007

On notera les premières en A de Nasri et Benzema (respectivement passeur et buteur), qui sonnent comme le début des emmerdes pour une équipe de France qui connaîtra son lot d’entertainment dans les années qui suivront. Piquionne remplace à la 78ᵉ un Abou Diaby miraculeusement sur pattes entre deux blessures. 12 minutes de jeu anecdotiques qui feront le bonheur du Monégasque.

Aujourd’hui, on se souvient plus de sa magnifique chute en bout de course alors qu’il a l’occasion d’offrir la victoire à Lyon dans le derby, que de son passage en bleu. Une démonstration d’équilibre à montrer dans toutes les écoles de gymnastique.

 

 

Paul-Georges Ntep (2 sélections)

Vous voyez au city, quand vous êtes seul face au but vide et que vous finissez à plat ventre pour marquer de la tête ? Paul-Georges Ntep a osé faire ça en Ligue 1. Le plus beau ? Ce mec a deux sélections en équipe de France. Oui.

 

Qui sait quel niveau aurait pu atteindre Ntep sans les blessures ? En 2015, l’ailier rennais fait trembler la Ligue 1 par ses dribbles fulgurants. Il gratte sa place avec les Bleus à l’occasion d’une série de matchs amicaux en juin de la même année.

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Le grand moment arrive le 7 juin. La France est menée 4-1 face à la Belgique, le moment choisi par DD pour faire entrer en jeu le natif de Douala. 88ᵉ minute : Ntep percute sur l’aile, combine avec Fékir et lui offre une passe décisive acrobatique pour revenir à 4-2 (score final 4-3). 10 minutes jouées, une passe D. Efficacité.

 

Ntep rentre à nouveau en jeu quelques jours plus tard face à l’Albanie (victoire 1-0) avant qu’un enchaînement de blessures aboudiabesques ne l’éloigne définitivement du groupe des 23. Dommage. Pourtant, Ntep rejouera en sélection avec… le Cameroun, son pays de naissance ! De quoi donner des idées à Aymeric Laporte.

Steve Savidan (1 sélection)

C’est peut-être le cas le plus controversé de cette liste. Si les amoureux de notre bonne vieille Ligue 1 des années 2000 s’en souviendront très bien, ce nom ne parlera absolument pas aux plus jeunes générations.

Savidan, c’est le gars qui a réussi à être sélectionné en équipe de France en jouant au Stade Malherbe. C’est aussi celui qui a tenté une bicyclette lors de son seul et unique match avec les A. On se doit de rendre hommage à l’attaquant emblématique de Valenciennes et Caen, dont la carrière s’est arrêtée brutalement en 2009.

Une mi-temps aura suffi pour que la France tombe à ses pieds. Savidan, attaquant star du SM Caen est appelé pour la première fois par Domenech fin 2008, à l’âge de 30 ans. On parle d’un gars qui était encore amateur quatre ans plus tôt, et travaillait en tant qu’éboueur pour arrondir les fins de mois ! Jamie Vardy n’a rien inventé.

C’est contre l’Uruguay, en amical (0-0), qu’il rentre à la mi-temps en remplacement d’Anelka. Déchaîné, l’Angevin d’origine est dans tous les bons coups: talonnade, une-deux, frappe aux 25 mètres, et même… une bicyclette dont lui seul a le secret, qui passe à ras du poteau. Il ne marque pas ce jour-là mais rentre dans le cœur des Français, séduits par son panache. Fracassant.

 

Ce sera la seule apparition en bleu du crack Savidan, dont la carrière prendra fin neuf mois plus tard. Transféré à Monaco, on lui diagnostique une anomalie cardiaque synonyme de fin de carrière. Cruel.

On se souviendra malgré tout de Savidan comme du meilleur employé municipal jamais aligné en faux 9 dans un 4-4-2 en losange.

Jimmy Briand (5 sélections)

Peut-on être fier d’avoir pris une balayette par Cristiano Ronaldo ? Jimmy Briand, lui, a tranché. Les deux se sont en effet croisés à l’occasion d’un match de sélection avec les espoirs, qui a dégénéré en fin de partie. CR7 en personne se serait rendu dans la chambre d’hôtel du Français pour lui présenter ses excuses et échanger leurs maillots. Ça nous a donné cette photo qui semble tout droit sortie du multiverse.

Rappeler que Briand a joué avec les bleuets ne choquera personne, mais en équipe de France A, ça vous parle ?

Jimmy Briand, c’est 5 sélections de 2008 à 2012. C’est presque ça le plus fou. 55 minutes au total, réparties sur trois années distinctes: 2008, 2010 et 2012. Son temps de jeu en bleu est constitué d’entrées en fin de matchs. 19 minutes pour la plus longue d’entre elles. Trois ans de sélections qui ne feront même pas une heure de jeu au total. Même Adil Rami s’incline face à ce cirage de banc de haut niveau.

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Bafétimbi Gomis (12 sélections)

Gomis aurait dû prendre sa retraite internationale après sa première sélection. Parce que faire mieux que ce 27 mai 2008 face à l’Équateur aurait relevé de la fiction.

Nous sommes à l’aube de l’Euro 2008, et Bafé Gomis est en pleine bourre avec les Verts qui viennent d’accrocher une cinquième place historique en championnat. La Panthère termine troisième buteur de Ligue 1 avec 16 réalisations à tout juste 22 ans. C’est assez logiquement que Domenech fait appel à lui pour un match de préparation face à l’Équateur.

Entré à la mi-temps, Gomis réalise l’impensable. Il envoie un missile sous la barre pour ouvrir le score à la 59ᵉ, puis trompe le portier équatorien d’un ciseau latéral parfait sur un centre d’Anelka (86ᵉ). Ahurissant. Une première nettement plus tranchante que celle de son ex-coéquipier Frédéric Piquionne, qu’il rejoindra chez le rival lyonnais un an plus tard.

 

Conservé pour l’Euro, il dispute au total 12 rencontres avec les Bleus (3 buts). Il n’aura manqué qu’un transfert au PSG pour parfaire l’image de mercenaire de celui qui a connu le vestiaire de Saint-Étienne, Lyon et Marseille avant de partir pour des destinations plus exotiques. Au panthéon des infidèles, il se partage le trône avec Ben Arfa et Fabrice Fiorèse.

Les mentions honorables

Sélectionner 5 noms s’est avéré être un exercice terriblement difficile. Voici ceux qui auraient aussi pu mériter leur place dans ce classement :

  • Alassane Pléa : 1 match
  • Florent Sinama-Pongolle : 1 match
  • Morgan Amalfitano : 1 match
  • Charles N’Zogbia : 2 matchs
  • Guillaume Hoarau : 5 matchs
  • Peguy Luyindula : 6 matchs
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AntoineT