La Serie A, un concurrent d’exception pour la Ligue 1.


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L’Olympique Lyonnais fait tout pour le faire oublier ces derniers temps, mais il n’y a pas si longtemps que ça, ils s’imposaient face à la Juventus pour passer en quart de finale de C1. Si beaucoup y voyaient ici une preuve que notre Farmer’s League n’était pas tant à la traine que ça, nous avions senti autre chose à la FFL. La Serie A est clairement en train de prendre nos parts de marché de la lose. Et ce début de championnat ne fait que confirmer nos craintes.

Épisode 1 : l’Affaire Amadou Diawara

On commence la saison avec le fleuron de la lose côté Transalpin : l’AS Rome. Éternels seconds, ils rentrent rapidement en tête dans la catégorie des histoires improbables. Premier match de la saison, face à l’Hellas Verone, ils vont chercher le nul au terme d’un match quelconque.

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Sauf qu’il y a un problème. Les Romains ont simplement oublié de faire sortir le Guinéen Diawara des U22. Perte du match sur tapis vert 3-0. Le secrétaire général Pantaleo Longo démissionne dans la foulée. Humilité et prise de responsabilité pensez-vous ? Absolument pas. Il va signer directement dans la foulée… à l’Hellas Vérone.

3 points offerts sur un plateau pour son nouveau club. Solo in Italia.

Épisode 2 : l’Affaire Luis Suarez

À la recherche d’un numéro 9, la Juventus a cherché à faire venir Luis Suarez chez eux, Barcelone tentant de le refourguer à qui en voulait. Problème, il n’y a plus de place pour un joueur extracommunautaire. Pas de soucis, la Juventus a une astuce : lui trouver un Passeport italien en express. Dans la procédure, il faut passer un test prouvant qu’on parle bien l’italien. Test que Luis Suarez réussit haut la main à l’université de Pérouse.

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Sauf que les doutes sont immenses, et la fraude est révélée. Les réponses lui avaient été donnés à l’avance. Et en plus, le club flippait de la conférence de presse où tout le monde allait remarquer que Suarez était une pipe (rigate) en Italien. Marche arrière toute, l’Uruguayen ne signera pas à la Juve. Mais la Juventus aura tout de même son enquête pour enquête pour corruption. Pourtant c’est pas le genre de la maison.

Épisode 3 : Rio Ave — Milan AC

A 2 doigts de l’humiliation totale. En déplacement au Portugal, chez un club avec un nom qu’on pourrait donner à une boisson gout Tropical, le Milan AC à eu chaud aux fesses. Déjà, ils égalisent au bout du bout du bout de la prolongation sur une main complètement inutile d’un portugais. Mais la séance de pénalty qui va suivre est un concentré de tout et n’importe quoi.

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Tout commence par 14 pénaltys réussis d’affilée. Autant vous dire que les gardiens sont chauds patate. Mais le 15e tireur, Colombo, n’a pas du bien inspecté son pied avant de s’élancer. Une Ramos ou une Nkunku, comme vous voulez, mais ça va toucher le ciel. Heureusement, on était à huis clos. Derrière, Monte s’élance et la chatte à Milan va parler. Poteau-Poteau sortant. Le genre de truc qui te fait ragequit sur Fifa. 2 tireurs plus loin (dont un splendide non-arrêt de Donnamura), les 2 gardiens vont prendre leurs chances. Et clairement, on va vite comprendre pourquoi ils ont choisi les gants.

2 exceptionnelles frappes molles dans le ciel. Pas de puissance, pas de précision. On est clairement dans ce que tu peux faire de pire comme tirs. 2 échecs encore derrière, puis le supplice s’arrête sur (enfin) un arrêt de Donnamura. Milan se qualifie et pourra ainsi jouer face à Lille. Heureusement pour les Milanais, la paire Bodmer-Keita est à la retraite aujourd’hui.


Une vidéo à regarder avec le son.

Épisode 4 : Juventus — Napoli. Ou plutôt Juventus personne.

Et pour conclure cette commedia dell’arte de football, quoi de mieux qu’un match avec une seule équipe ? C’est cet exploit qu’a réussi à nous produire la Serie A. Naples est dans l’impossibilité de se déplacer. En effet, l’Agence Sanitaire Napolitaine les a forcés à se mettre en quarantaine suite à 2 cas de Covid dans l’effectif napolitain. Problème, la Serie A n’avait pas prévu ce cas dans le règlement, et le match n’est pas reporté. Andrea Agnelli, le président bianconeri, ne force absolument pas pour reporter le match et s’en tient au règlement.

Les responsables de la Ligue ont choisi de n’absolument proposer aucune solution au problème. Résultat ? La Juve s’est pointée toute seule à son stade, et a attendu 45 minutes après l’heure fatidique pour voir le match annulé et potentiellement gagné sur tapis vert. Une chose est sure, la Juventus est un peu plus carrée sur le règlement de Série A que sur celui des tests d’italien.