Le tribunal des attaquants est ouvert. Aujourd’hui, on s’attaque aux avant-centres ayant les pires ratios but/match en équipe de France de football. Ok, certains ont aussi joué ailiers par moments, mais vous avez compris l’idée. Dans un soucis de cohérence, on a sélectionné uniquement des joueurs des 30 dernières années ayant joué plus de 5 matchs avec les Bleus.
On en profite pour vous présenter notre toute nouvelle collection “La lose nostalgique” qui met en avant les pires déclarations du football français. Elle est disponible sur notre e-shop dès maintenant !

5. Christophe Dugarry : 8 buts en 55 matchs (0,14)
On commence ce top 5 en beauté avec notre Cricri à nous. Pour les plus jeunes d’entre vous, sachez qu’avant d’être un consultant médiocre, Dugarry a aussi été un joueur médiocre.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 89 buts en 496 matchs en club pour celui qui a alterné entre le poste d’avant-centre et d’ailier gauche. Avec les Bleus, le constat n’est pas plus réjouissant. 8 petites réalisations en 55 apparitions. Un peu léger, pourtant Christophe n’hésite pas à se comparer à Zizou.
“J’avais le même niveau technique que Zidane”
On vous laisse analyser sa performance lors de ce France-Afrique du Sud en 1998 pour vous en faire votre propre idée.
Aujourd’hui, Duga nous régale sur les plateaux télé avec des déclarations toutes pires les unes que les autres. Une polyvalence remarquable quand il s’agit d’incompétence, domaine dans lequel l’ex-Bordelais fait preuve d’une grande régularité.
4. Tony Vairelles : 1 but en 8 matchs (0,12)
La coupe mulet qui a influencé toute une génération.
Tony Vairelles, c’est un attaquant emblématique de la Ligue 1 de la fin des années 90 : un profil teigneux, voire bad-boy qui fera le bonheur de l’attaque du RC Lens puis de l’OL. Il est même champion de France avec les Sang et Or en 1998, devançant Metz à la différence de buts. Le football il a changé…
Appelé par Aimé Jacquet pour la première fois en août 1998, il cumulera au total 8 apparitions en pointe de l’attaque des Bleus, pour seulement un petit but. À sa décharge, il n’est titulaire qu’à deux reprises, et cumule au total uniquement 274 minutes jouées. Mais les stats sont les stats, désolé Tony.
Tony Vairelles, c’est aussi cet échange raté avec un jeune Cristiano Ronaldo alors au Sporting. Proposé à Lyon en échange de Vairelles, les Gones déclinent finalement la proposition du club lisboète et l’opération capote. Il faut dire qu’en cet été 2002, Vairelles sort d’un prêt réussi à Bastia, et semble tout avoir pour s’imposer en pointe de l’attaque lyonnaise.
Il marquera 2 buts en 15 matchs la saison suivante. Cristiano remportera lui 5 Ballons d’Or. Visionnaire, le Jean-Michel…
Le jour où Lyon a refusé d’échanger Tony Vairelles contre Cristiano Ronaldo… #Thread
On est en 2002-2003 et le Sporting Portugal souhaite attirer Vairelles sous forme d’échange. pic.twitter.com/N01ro3lnPp
— Stew Officiel (@StewOfficiel) December 2, 2024
3. Anthony Martial : 2 buts en 30 matchs (0,07)
80 millions pour un joueur de 19 ans. Le transfert d’Anthony Martial de Monaco à Manchester United à l’été 2015 marque un tournant dans l’histoire du foot business. Si le jeune joueur a tout d’un bon pari, le montant déboursé par les Mancuniens pour s’attacher ses services fait jaser. Malgré une carrière correcte, le nom de Martial sonne aujourd’hui surtout comme “éternel espoir”, pour celui dont on attendait certainement plus.
Vu que Martial vaut 80 millions, j’ai mis ma table basse IKEA en vente sur le bon coin anglais à 4 millions. Elle est partie en 5 minutes.
— Stop Aux Footix (@StopAuxFootix) August 31, 2015
Si en club le bilan reste correct, malgré des statistiques en dent de scie, le constat est plus froid en équipe de France. 2 buts en 30 sélections, soit 1 but tous les 15 matchs, 0,07 but par match, ou autant de buts que Bafétimbi Gomis sur ses 41 premières minutes en sélection (vous aussi vous aviez oublié son passage en bleu ?).
À tout juste 30 ans, la carrière d’Anthony Martial bat déjà de l’aile, alors qu’il peine à trouver les chemins avec le CF Monterrey (championnat mexicain). On compatit avec les supporters du club rival des Tigres, qui pensaient certainement avoir trouvé leur Gignac à eux.
🚨 𝗟𝗔 𝗣𝗥𝗘𝗦𝗦𝗘 𝗠𝗘𝗫𝗜𝗖𝗔𝗜𝗡𝗘 𝗔𝗧𝗢𝗠𝗜𝗦𝗘 𝗔𝗡𝗧𝗛𝗢𝗡𝗬 𝗠𝗔𝗥𝗧𝗜𝗔𝗟 ! 🇲🇽😬
🗣️🇲🇽 Le journaliste mexicain Willie González s’est montré très critique envers Martial :
« 𝗔𝗡𝗧𝗛𝗢𝗡𝗬 𝗠𝗔𝗥𝗧𝗜𝗔𝗟 𝗘𝗦𝗧 𝗩𝗥𝗔𝗜𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗡𝗨𝗟 ! 𝗝𝗘 𝗖𝗥𝗢𝗜𝗦 𝗤𝗨𝗘 𝗖𝗘… pic.twitter.com/1fKAfJ7zuT
— Instant Foot ⚽️ (@lnstantFoot) October 9, 2025
Quand même la presse mexicaine te traite de nullard, c’est qu’il est peut-être temps d’arrêter. ¡Gracias por todo, Anthony!
2. Stéphane Guivarc’h : 1 but en 14 matchs (0,07)
Right place, right time.
La comparaison perpétuelle entre Breton et Olivier Giroud ne vous a sûrement pas échappé, tant elle a été relayée par les médias à l’issue du Mondial 2018. Guivarc’h, c’est l’avant-centre qui a gagné une Coupe du monde sans marquer le moindre but, et qui a disparu aussi vite qu’il est arrivé. Escroc ou génie incompris, on vous laisse vous faire votre propre avis.
Ce qui est sûr, c’est que Stéphane Guivarc’h possède un sens du timing remarquable. Les meilleures saisons de sa carrière, il les réalise entre 1996 et 1998 (avec Rennes puis Auxerre). C’est juste à temps pour se faire remarquer par Aimé Jacquet et intégrer la sélection peu de temps avant le Mondial 98 à la maison.
🗞️⚽ Stéphane Guivarc’h en une de la presse française !
🇫🇷 France Football et @OnzeMondial saluent son triplé éclatant face à Bastia. Trois buts en 22 minutes, une masterclass made in 90s!
🔥 L’attaquant rennais fait la une, et c’est amplement mérité.#SRFC #Rennes #Retro pic.twitter.com/HTBz0f7HCM— Rink Duz (@PESSimulation) April 4, 2025
Sa première apparition est fracassante, avec un premier but inscrit qui contribue à la victoire des siens face à l’Afrique du Sud (2-1 en match amical). Le coup parfait. Malgré 13 autres apparitions avec la tunique bleue, le natif de Concarneau ne trouvera plus jamais le chemin des filets. Il est toutefois titulaire durant la majeure partie du Mondial, et occupe une place centrale dans le dispositif d’Aimé Jacquet.
Oggi non avevi ancora pensato a Stéphane Guivarc’h pic.twitter.com/8mLvNhbk2P
— Oggi non avevi ancora pensato a… (@nonavevipensato) August 10, 2025
Après la Coupe du monde 98, Guivarc’h ne rejouera qu’une fois avec les Bleus, et ne marquera évidemment pas. Il disparaît des radars illico. Un flop à Newcastle et aux Rangers, deux saisons correctes à Auxerre, une dernière pige ratée à Guingamp et basta. Fin de carrière à 31 ans. Merci et au revoir. Si on fait les comptes, ça donne 0,07 but/match joué en bleu. Un ratio à la James Bond, digne du braquage réalisé.

1. Marcus Thuram : 2 buts en 31 matchs (0,06)
Ce n’est pas spécialement lui qu’on s’attendait à voir en première position de ce classement. Pourtant les faits sont là : Marcus Thuram est en cruel manque de réalisme avec les Bleus. En 31 matchs disputés, il pointe toujours à 2 réalisations, soit autant que son père Lilian… “Tuer le père”… Marcus aurait probablement été un bon cas d’école pour Sigmund Freud.
𝟏𝐞𝐫 𝐛𝐮𝐭 𝐞𝐧 𝐁𝐥𝐞𝐮 pour Marcus Thuram ! 🙌😍
🇫🇷 2-0🇮🇪 | #FRAIRL | #FiersdetreBleus pic.twitter.com/aGTF9D2DPx
— Equipe de France ⭐⭐ (@equipedefrance) September 7, 2023
Pourtant, le numéro 9 au rôle de pivot s’est imposé avec brio à l’Inter, où il forme une doublette avec Lautaro Martínez qui fait trembler la Série A. En sélection, l’histoire est tout autre, dans un dispositif sous lequel il se retrouve souvent excentré et dos au jeu.
La bonne nouvelle, c’est que c’est le seul joueur en activité de ce classement (Martial ça compte pas), et qu’en deux matchs, il peut littéralement sortir de ce classement. C’est tout le bien qu’on lui souhaite. En attendant, l’addition est salée : 0,06 but/match avec les Bleus. Peut-on voir en ces chiffres un clin d’œil à l’OGC Nice ? Seul Marcus a la réponse.
