FFL D’Or 2019 – #9 – Antoine Kombouaré


Kombouaré - FFL

Bien souvent, les loses que l’on retient sont basés sur des instants de gloire : Un but à la 95ème seconde, un pétage de plomb, un ballon qui glisse des mains… Des poignées de secondes forgées dans l’éternité. Antoine Kombouaré lui, a fait tout le contraire en 2019. Un marathon de la lose qui force le respect. Lui, pourtant, qui dans un passé lointain, à fait exactement l’inverse. Un coup de tête salvateur qui fait tomber le Réal Madrid et rend l’année 1993 un peu moins FFL qu’elle n’aurait pu l’être. Retour sur une année 2019 qui restera dans les mémoires.

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Prologue : L’En Avant Guingamp

En commençant 2019, Antoine Kombouaré était sans club. Pourtant, il pouvait ressentir de son canapé le sentiment du travail bien fait. Ils commencent la saison par 6 défaites et resteront bons derniers de Ligue 1 de la seconde journée à l’éviction de Kombouaré. Les supporters, malgré les résultats souhaitent le départ d’Antoine Kombouaré, soit disant plus motivé par les Greens que par les mises au vert.

« Antoine, comme au golf, quand ça ne va pas faut changer de club »

Episode 1 : Le DFCO

Fraîchement débarqué de Bretagne, Antoine Kombouaré se retrouve en Côte d’Or au chevet du club Dijonnais. Et c’est une masterclass qui est en route. 12 matchs, 9 défaites. La patte de l’expert est en route pour faire un incroyable doublé. 1 saison, 2 relégations. Mais à partir du mois d’avril, la machine s’enraille. Tout commence avec une victoire sur la pelouse de Lyon, malgré 3 buts côté Gones. 

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A partir de là, les individualités dijonnaises (Si si…) commencent à faire la différence. Said, Sliti et Kwon réussissent à s’offrir un match couperet à la dernière journée, et ruinent l’espoir d’une descente directe en remportant la 38ème journée face à … Toulouse. Kombouaré, probablement subjugué par la performance des Violets, ne réussira plus à redonner la foi dans la défaite des dijonnais. Il en payera le prix fort en remportant le barrage face à son ancien club, adepte lui aussi de notre belle fédération. Le RC Lens. Las de ne pas réussir l’exploit du doublé, il concédera à l’Equipe qu’il « du mal à se projeter » à Dijon pour la saison suivante, car il considère que le DFCO « est arrivé en fin de cycle » . On le comprend, c’est la marque des plus grands de savoir partir quand un club décide de repartir vers les sentiers de la victoire.

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Episode 2 : Le TFC

Et nul doute que Antoine Kombouaré a bien profité de la pause pour recharger les batteries. Arrivé le 15 octobre en remplacement d’Alain Casanova, Antoine montre qu’il n’est pas là pour parler tactique. En effet, sa première conférence de presse est une masterclass. On sent bien que le fait de ne pas avoir réussi à échoué comme il le devait à Dijon l’a remotivé.

La ligue 1 ? « Je vais être très honnête. Je n’ai que très peu suivi, de loin »

Le calendrier ? « Je ne l’ai pas vraiment regardé, je sais simplement qu’on joue Lille, puis qu’on va à Rennes si je ne dis pas de bêtise »

Le projet de jeu ? « Bien défendre, avoir confiance et mettre des tampons »

Autant dire que ça aurait peut être eu de l’effet au Stade Toulousain, mais au Téfécé, pas trop. La suite ? 1 victoire et 9 défaites en ligue 1, et un président qui propose de rembourser les supporters. 

Le Bilan

Tout d’abord, un bilan humain formidable. Demandez aux supporters de Guingamp, Dijon ou de Toulouse ce qu’ils en pensent. Mais surtout, un bilan comptable exceptionnel. 0,9 points par match avec Dijon en Ligue 1, 0,3 avec Toulouse. Si on pousse à la saison d’avant avec Guingamp, on touche au sublime. Et du coup, à Toulouse, pari raté pour Kombouaré? Jamais pour Antoine, pour qui « La démission, c’est pour les faibles ». Une 9ème place dans notre top méritée. Transmettre la lose dans tant de club français en si peu de temps, nous ne pouvons que nous incliner. Malheureusement, la difficile période Dijonnaise a brisé les rêves de podium pour Kombouaré.

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