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Badminton | L’affront impardonnable de Delphine Delrue et Thom Gicquel


Il y a des douleurs qui, dès qu’elles apparaissent, nous font comprendre qu’elles seront en nous jusqu’à la fin de nos jours. Ce dimanche matin, en voyant Delphine Delrue et Thom Gicquel s’imposer en finale du championnat du monde contre les premiers mondiaux, la vague de souffrance nous a transpercé pour ne jamais ressortir. 

Delrue, Gicquel. Deux noms à oublier.

Le monde des sports de raquettes fut pendant bien longtemps un eldorado pour la FFL. Une safe place où l’on pouvait se régaler de désillusions tricolores en toute quiétude. Toutefois, ces dernières années, les frères Lebrun, Simon Gauzy, Arthur Fils, Loïs Boisson ou Moïse Koumé ont essayé de détourner ces nobles sports de leur but. Même le squash, avec Victor Crouin, cède au côté obscur de la force.

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On pensait alors qu’il restait une discipline dans laquelle se complaire : le badminton. (Oui, nos excuses pour nos amis fans de padel, ceci n’est à nos yeux qu’un sport de cadres quarantenaires trop mauvais pour exister au tennis.)

Venons en directement aux faits. Après une terrible qualification en finale, nos Français devaient sauver la face de la nation en évitant de réaliser l’impardonnable, devenir champions du monde de badminton. Une performance qui n’a tout simplement jamais été réalisée par des Français, quelle que soit la catégorie. Le double mixte montre rapidement qu’ils n’ont pas compris ce qui se passait. Ils arrachent le premier set 22-20, avant de se reprendre un peu et de perdre le second 21-19.

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La manche finale, nous ne voulons même pas en parler. Trop tôt, et la douleur est encore trop vive. La trahison est absolue, et nous manquons de mots assez forts pour condamner ce que nous venons de voir.

Le pire dans tout ça, c’est qu’avec Alex Lanier puis Arthur Fils, nous n’avons pas fini de vivre une infâme journée sous le signe de la raquette. Vivement la rentrée.

Antoine Declercq