Ludovic Pommeret

Marathon des Sables | Ludovic Pommeret rate la victoire pour un arrêt fraîcheur


Le Marathon des Sables vient de livrer l’un de ses scénarios les plus cruels, ou les plus beaux, c’est selon les points de vue. Ludovic Pommeret termine deuxième de l’étape longue après 100 kilomètres d’effort dans le désert marocain. Si cette position nous sied à merveille, c’est l’écart avec le vainqueur qui mérite son pesant d’or. Ainsi que la raison pour laquelle la victoire a échappé au Français. Alors que la FFL vient de livrer ses conseils pour rater son affûtage, voici une autre manière de perdre une course avec panache. 

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100 kilomètres pour 12 secondes d’écart, merci le Marathon des Sables

L’étape reine du Marathon des Sables 2026 restera dans les annales. 100 kilomètres et 721 mètres de dénivelé positif dans le désert, soit la plus longue étape de l’histoire de cette course mythique. Si Mohamed El Morabity s’est imposé, ne vous trompez pas, c’est Ludovic Pommeret qui lui vole la vedette avec sa performance tragiquement parfaite. En effet, le Français de 50 ans termine à la deuxième place de cette épreuve dantesque, avec un tour de force que nous avons encore du mal à expliquer.

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En effet, Ludovic Pommeret et Mohamed El Morabity se battaient pour la victoire jusque dans les derniers kilomètres, quand le Français décide de faire un arrêt fraîcheur fatal. L’appel de la nature dans le désert, ça ne se négocie pas. Sauf que cette pause fraîcheur lui coûte directement la victoire d’étape. Car c’est à ce moment précis que le Marocain décide de placer une accélération. Pommeret ne le sait pas encore, mais à cause de son choix hautement tactique, il ne le reverra plus. Le timing parfait n’existe pas, sauf quand il s’agit de le rater.

« À 300 mètres de l’arrivée, il a placé une accélération. Le temps que je comprenne, il était trop tard » Ludovic Pommeret

 

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Le coureur tricolore termine à 12 secondes seulement de la victoire. Après huit heures de course. On se pince pour y croire. Pour comprendre l’ampleur du chef-d’œuvre : 12 secondes sur 100 kilomètres, cela représente un écart de 0,04%. Statistiquement, c’est presque inexistant. Sportivement, c’est un gouffre.

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Tom Galeron