Il existe des sportifs qui n’ont pas besoin de remporter des courses pour entrer dans la légende de leur sport. C’est le cas de Gabriel Gledhill en ski de fond.
Gabriel Gledhill, la nouvelle icône de la FFL en ski de fond
Gabriel Gledhill. Ce nom ne vous dit rien ? Soyez rassurés, cela va vite changer. En effet, à l’occasion du 50 km libre d’Oslo, qui constitue l’avant-dernière étape de la Coupe du monde, ce fondeur britannique s’est vite fait remarquer. Celui qu’on surnomme le « King of Trondheim » a assuré le show à sa manière. Vous l’aurez compris, ce n’est pas en se battant en tête de la course que Gledhill a fait parler de lui, mais plutôt en végétant dans les tréfonds du classement, tout en… picolant. Oui, vous avez bien lu.
« C’est peut-être ma dernière course ici, alors j’ai dû accepter toutes les offres de bière et d’alcool qu’on m’a proposées » Gabriel Gledhill
Pour comprendre le Britannique, cela nécessite un petit point de contexte. Ce dernier a vu sa demande de permis de séjour permanent en Norvège être refusée. Dès lors, cette course sur le sol scandinave était vraisemblablement sa dernière. Dès lors, en bon British qu’il est, Gledhill a voulu fêter cela. Peut-on faire plus britannique que de boire des bières et des shots tendus par les supporters en pleine course ? Absolument pas.
« On m’a donné du Jägermeister, puis du bain de bouche. Je l’ai senti au bout de 20 secondes, alors je l’ai recraché. J’ai vomi un peu partout sur la piste après ça. Je n’arrivais pas à croire que quelqu’un puisse me proposer du bain de bouche » Gabriel Gledhill
Vous pensez que le Britannique leur en veut ? C’est bien mal le connaître.
« C’était super marrant et l’une des choses les plus drôles que j’ai faites » Gabriel Gledhill
Côté sportif, car oui on a fini par oublier qu’il s’agissait bien d’une course et non pas d’une tournée des bars, Gabriel Gledhill termine la course 67e sur 75 participants. Mais la véritable performance de Gledhill est ailleurs. En effet, le Britannique a fini en même temps que les meilleures fondeuses qui étaient parties 45 minutes après les hommes. En un mot : monumental.
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Vous l’aurez compris, il a franchi la ligne d’arrivée tout sauf sobre.
