Vous ne connaissez pas l’Étoile Arthonnaise ? Il est grand temps de rectifier cette anomalie. Ce club féminin de Chaumes-en-Retz vient de faire le bonheur du basket français.
Le basket français offre une histoire à dormir debout
L’histoire qui va suivre dépasse l’entendement. Elle concerne les féminines de l’Étoile Arthonnaise, club basé à Chaumes-en-Retz, en Loire-Atlantique. Cette équipe a accumulé toutes les loses possibles et imaginables. On vous explique tout. La première d’entre elles intervient avant même le premier coup d’envoi. En effet, l’Étoile Arthonnaise s’est inscrite en Coupe de France, au lieu de le faire en coupe des Pays de la Loire. Une boulette administrative de plus, on commence à y prendre goût en 2026.
Toutefois, il n’était plus question de faire marche arrière, étant donné qu’un forfait provoque une pénalité financière. Alors les joueuses de Chaumes-en-Retz ont décidé de prendre part à la compétition. Opposées à Chantonnay Saint-Germain au premier tour, ces dernières perdent sur le plus petit des scores : 115-44. On pourrait alors se dire que l’aventure se termine dès le premier match pour cette équipe, mais c’était sans compter sur le fait que leurs adversaires du jour « ne disposaient pas du double surclassement senior nécessaire », comme nous le rappelle Ouest-France. Résultat, c’est une défaite sur tapis vert qui permet à l’Étoile Arthonnaise de poursuivre l’aventure de la Coupe de France tout en ayant perdu de 71 points au premier tour. Ma France.
Au second tour, c’est le Smash Basket Vendée Sud Loire qui croise la route de nos héroïnes. Pensionnaires de Nationale 2, les Vendéennes évoluent six divisions au-dessus des Calmétiennes, qui font les beaux jours de la Départementale 2. On est sur un match de basket ou un derby du réseau routier français ? On ne sait plus. On ne vous inflige pas davantage de suspense, car il n’y en a jamais eu. Pourtant, l’Étoile Arthonnaise a commencé le match avec 35 points d’avance, étant donné qu’elle évolue six divisions inférieures. Mais dès la dixième minute, le club est déjà derrière au tableau d’affichage (47-40), après avoir encaissé un savoureux 47-5. Le match se termine sur le score de 208-55. 153 points d’écart, vous avez bien lu.
« Je n’avais jamais gagné de 150 points ! En poussant, on aurait pu mettre 50 à 100 unités de plus » Fodil Bénabidi, coach du Smash Basket Vendée Sud Loire
Malheureusement, le Smash Basket Vendée Sud Loire n’a pas perdu sur tapis vert dans la foulée, ce qui fait que le parcours des Calmétiennes est officiellement terminé en Coupe de France. Petit ange parti trop tôt.
« Les filles n’ont pas mis une grande intensité défensive. En attaque, elles ont travaillé le tir extérieur pour gagner en confiance » Fodil Bénabidi
