Pour fêter la sortie de la nouvelle affiche running personnalisée “DNF” et du t-shirt Éternellement en reprise du Shop FFL, notre fédération met aujourd’hui à l’honneur les runners du dimanche. Il y a les bons, les mauvais, les fragiles : au total, 10 profils sortaient du lot. Les voici.
1. L’abonné au kiné

Facilement repérable à ses titres d’activité Strava qui suivent la nomenclature “Test [n’importe quelle partie du corps]”, ce coureur réunit deux qualités qui en font un maillon essentiel de l’économie de la santé : sa motivation et sa fragilité. Bien organisé (sauf lors de ses séances), il a désactivé les jours fériés de son calendrier pour laisser de la place à ses rendez-vous Doctolib. Expert des blessures qui terminent en -ite, il ne laissera jamais passer une occasion d’utiliser sa phrase préférée avant un petit run : “Ok, mais je dois y aller tranquille.”
2. L’addict aux stats
Ce coureur ne ressent pas les sensations, il les mesure. D’ailleurs à Noël, il a demandé un test de lactate. Expert-comptable de la règle de 3, il est capable de convertir de tête chacune de vos allures en pourcentage de VMA.
Le matin, l’humeur avec laquelle il démarre sa journée est uniquement déterminée par son score de sommeil et sa VFC (vous ne savez pas ce que c’est ? Lui, oui). Préparez-vous à vous faire dévisager si vous lui proposez de faire un footing sans montre “au feeling”.
3. L’éternellement en reprise
S’inscrire à une voire deux courses par an (souvent influencé par un tiers), se préparer assidûment pendant 3 semaines puis disparaître des radars pendant plusieurs mois : telle est la vie que ce profil de runner a choisie.
Nul besoin de prendre de ses nouvelles puisque vous recevrez trimestriellement sa notification préférée “Antoine a téléchargé sa première course à pied depuis longtemps. Envoyez-lui des kudos pour montrer votre soutien.”
4. Le talentueux énervant

Ce profil n’a jamais entendu parler de fractionné ni couru le moindre tour de piste de sa vie, mais les quelques saisons de sport de sa jeunesse lui ont conféré un cardio suffisant pour ridiculiser vos années d’entraînements assidus. Peu importe combien vous travaillerez, il/elle sera toujours devant vous parce que c’est comme ça, la vie est injuste.
5. Le mytho de Strava
Si mentir était une discipline du running, le/la mytho de Strava serait depuis longtemps parti vivre en altitude. Avec eux, la règle est simple : plus l’allure moyenne est élevée, plus le titre de la sortie aura de chances d’être ponctué par des termes comme “facile” ou “en contrôle”. Une sortie à 4:10 du kilomètre “EZ” ?. Personne n’est dupe.
6. Le/la quadra régénéré
Depuis qu’il a compris que les gueules de bois n’allaient qu’empirer avec l’âge, ce profil de runner a entamé un changement de vie radical et s’est pris d’une passion dévorante pour le running. Seul daron de son club d’athlétisme, il dit souvent regretter de ne pas s’y être mis plus tôt. Il/elle ne boit plus, sauf après une course. Et encore, une bière sans alcool, sinon “après je dois me lever au moins 2 x pendant la nuit.”

7. L’ancien(ne)
Ils s’appellent Thierry, Chantal, ou Didier et ont plus de marathons à leur compteur que tu n’as d’anniversaires. Jamais attirés par les montres et encore moins par les chaussures à plaque carbone, les anciens courent uniquement aux sensations. En même temps, “avant, on n’avait pas tout ça.” Pluie, grêle, froid : rien ne les arrêtera à part l’arthrose.
8. Le dossard compulsif
Ce profil de runner ne connaît qu’une façon de bien finir la semaine : en débardeur dans un sas de départ, les épaules collées à celles d’inconnus. Incapable de tenir un plan d’entraînement sans se terminer chaque semaine sur une course obscure, ce profil possède néanmoins une connaissance précieuse des horaires du dimanche matin pour les TER de sa région.
9. Le/la néo-matrixé
Court depuis trois mois mais a déjà tout compris grâce aux 8 podcasts de running écoutés sur sa nouvelle Garmin à 400€. On reconnaît le néo-matrixé à son incapacité à répondre à la simple question “Et toi comment tu vas ?” sans évoquer sa prépa du moment. Même s’il court encore à 5:10/km, il voit les carbone comme un investissement.

10. Le “RP ou rien”
Ce profil de runner très répandu en club se différencie par son taux de DNF exceptionnel.
Un vent de 1m/s trois-quarts face, une côte mal placée dans le 6ème ou un premier kilomètre 5 secondes sous l’allure cible et ce profil sortira son meilleur coup de clignotant. En même temps, à quoi bon courir pour aller moins vite que la dernière fois ?
