Si cette semaine a été entachée par un affront alsacien, nous préférons ici mettre à l’honneur la Normandie. Au menu : une nouvelle saison caennaise parfaite accompagnée d’une splendide bérézina française au tournoi de Rouen.
Abonne-toi à la Loseletter pour la recevoir parmi les premiers !
⚡️ Lose Express : ton récap hebdo⚡️
⚽️ Football
Strasbourg a eu l’outrecuidance de réaliser une remontada face à Mayence (4-0 après avoir perdu 2-0 à l’aller) pour se hisser en demi-finales de Conference League. Première qualification européenne de l’histoire du club, certes, mais surtout un affront qui nous oblige à subir le report du multiplex de Ligue 1. On peut accepter une remontada, mais décaler de 24 heures un multiplex de Ligue 1, c’est un NON catégorique.
🎾 Tennis
Performance d’anthologie au WTA de Rouen : sept joueuses françaises engagées, zéro survivante après le premier tour. Parry, Ponchet, Jacquemot, Rakotomanga, Tan, Paquet et Ferro signent collectivement un 0/7 légendaire sur les terres normandes. Une régularité dans l’excellence qui force l’admiration, surtout à un mois de Roland-Garros.
⚽️ Football
Chef-d’œuvre absolu de Clément Lenglet face au Barça. Le défenseur français de l’Atlético Madrid offre une passe en retrait sublime vers son gardien, interceptée par Lamine Yamal qui ouvre le score dès la 4ᵉ minute. Un geste d’une intelligence tactique rare, mais insuffisant pour permettre à son club d’être éliminé. Espérons-le, cela suffira à convaincre Didier Deschamps de l’amener dans ses valises pour la Coupe du monde.
⚽️ Football
Après son doublé face à Liverpool, Dembélé nous gratifie d’une interview légendaire en anglais : « My english is bad » suivi d’un catégorique « I speak in french ». Une maîtrise linguistique d’ores et déjà mythique qui rend hommage au non moins célèbre « I recup the ball » de Nabil Fékir. L’élégance tricolore dans toute sa splendeur.
⚽️ Football
Imaginez un peu : il reste à peine cinq minutes à jouer dans le temps réglementaire d’un quart de finale de la Ligue des Champions. Vous et votre équipe êtes virtuellement amenés en prolongations. Là, vous décidez de tout plomber en gardant le ballon dans vos bras, alors que vous avez déjà un carton jaune. Trois minutes après votre exclusion, l’équipe adverse profite de sa supériorité numérique pour se qualifier. Nous avons tous rêvé de vivre un tel scénario, Eduardo Camavinga l’a fait. Quel chanceux.
🏅 L’histoire FFL de la semaine : Un club de Caen signe un 10/10
Le Conquérant Badminton Club de Caen vient d’accomplir l’impossible : un sans-faute légendaire de dix défaites en dix matchs lors de sa première saison en Top 12.
Promu pour la première fois de son histoire dans l’élite hexagonale, le Conquérant Badminton Club de Caen découvrait le plus haut niveau français. Une aventure qui s’est transformée en chef-d’œuvre de régularité. À sa manière.
Pour sa “première” dans l’élite du badminton français, on imaginait que le Conquérant Badminton Club de Caen allait frapper un grand coup. Nous n’avons pas été déçus.
Match après match, défaite après défaite, jamais un abandon. Une mentalité de conquérant qui porte admirablement son nom face aux mastodontes du championnat. Pour un bilan qui force le respect.
Zéro victoire, dix revers consécutifs. Une constance qui ferait pâlir les plus grands.
Caen confirme décidément son statut de capitale tricolore de la lose : après les neuf défaites consécutives de Malherbe en Ligue 2, l’élimination face à Bayeux en Coupe de France et le clash Orelsan-Mbappé, voilà que le badminton local s’y met aussi.
Un 0 sur 10 d’ores et déjà mythique qui restera gravé dans les annales du sport français. Le mot de la fin est pour Régis Le Goff, le président du club : « La relégation est logique ».
On n’aurait pas dit mieux.
Si vous connaissez un fan d’échecs en tout genre, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire : transférer cette Loseletter à des amis, ils peuvent s’inscrire avec notre formulaire. 💙
💡 Les commentaires de la commu
Contexte
Mercredi soir, deux matchs de Ligue des Champions étaient au programme : Bayern Munich – Real Madrid et Arsenal – Sporting. L’occasion d’avoir une pensée émue pour David Berger.
Une pensée partagée par tom_wllet.
Contexte
Alors que Roland-Garros débute dans un mois, nous ne sommes visiblement pas les seuls à voir la montée en puissance de Corentin Moutet comme une véritable menace.
🗞 Lose Rétro : Landreau invente la panenka qui n’entre pas
17 avril 2004, Stade de France. Finale de Coupe de la Ligue entre Sochaux et Nantes. Mickaël Landreau ne le sait pas encore, mais il va continuer de faire parler de lui 22 ans après.
Les deux équipes se quittent sur un score nul après les prolongations (1-1). Les tirs au but vont départager Nantais et Sochaliens, et c’est à ce moment que Mickaël Landreau décide d’entrer dans la légende. Mais pas comme prévu.
Qu’on se le dise, voir des gardiens tirer des pénaltys n’est pas très fréquent, surtout dans une finale. Mais à la manière de Mickaël Landreau, c’est même une rareté.
Dans un élan de génie créatif absolument sublime, le portier nantais décide de tenter une panenka lors de la séance fatidique.
Une panenka, en finale, devant 80 000 spectateurs. L’audace incarnée, la poésie pure du football français.
Oui mais voilà : le ballon file mollement dans les gants de Teddy Richert, qui n’en revient pas de ce cadeau tombé du ciel. Un moment d’anthologie gravé à jamais dans le marbre de cette compétition.
Cerise sur le gâteau nantais, les Canaris s’inclinent aux tirs au but, et perdent la finale. Mais l’histoire retiendra surtout la tentative iconique de notre Mika Landreau national.
Vous l’aurez compris, Brahim Diaz n’a rien inventé en finale de la CAN : Landreau lui a tout appris.
Au bac philo, le sujet de dissertation était « qu’est-ce que l’audace ? »
Mon cousin a écrit : « La panenka de Landreau face à Sochaux »
Il a eu 20.
— Fédé 🇫🇷 de la Lose (@FFLose) June 19, 2018










