Biathlon | La déroute immense de l’équipe de France à 3 semaines des JO


Éric Perrot

Le relais masculin organisé à Ruhpolding a peut-être été le déclic dont nous n’avions pas besoin en biathlon. Une victoire qui laissera sûrement des traces dans les rangs français.

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Le biathlon français dans le dur avant les Jeux olympiques

Tout avait pourtant si bien commencé sur ce relais masculin. En effet, le premier relayeur Fabien Claude effectue déjà un tour de pénalité qui place l’équipe de France dans des conditions périlleuses. Le biathlète tricolore donne le relais à 30 secondes de la tête de la course à Oscar Lombardot, qui remplace Émilien Jacquelin au pied levé. Lescénario nous plaît plutôt bien.

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Coupable d’un 10/10 derrière la carabine, Lombardot maintient l’espoir dans les rangs tricolores. Puis Quentin Fillon-Maillet commet l’irréparable ; le Français comble l’écart sur les skis, et remet l’équipe de France dans le jeu pour notre plus grand malheur. La France n’est plus qu’à sept secondes des leaders. Le biathlon va si vite, trop vite pour nous.

Dernier relayeur des Bleus, Éric Perrot a une grosse pression sur ses épaules. Très vite, un quatuor se joue la victoire : la France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège. Soit les quatre nations les plus dominantes certainement. Un affrontement au sommet. Arrive alors le dernier tir, qui voit Éric Perrot nous fausser compagnie de la pire des manières. En effet, le Français décide de lâcher ses coups en vitesse, et surprend ses adversaires, tous partis à la faute une fois. Cela permet à Perrot de repartir du dernier tir avec huit secondes d’avance sur l’Allemand, onze sur le Norvégien et treize sur le Suédois. Le stress est palpable.

Mais le dernier tour est tout sauf une promenade de santé pour le longiligne Français, face aux grands gabarits qui le suivent, davantage typés pour ce style de parcours, où la puissance est reine. Mais contrairement à nos attentes, Perrot ne craque pas, et apporte la première victoire à l’équipe de France cet hiver. Un succès qui intervient à l’occasion du dernier relais avant les Jeux olympiques. Un timing à revoir.

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Tom