20km Marche | L’immense finish de Laura García-Caro


La marche est un peu l’épreuve honnie de l’athlétisme. Pourtant excellement mise en valeur dans la série Malcolm, cette discipline est, au fil du temps, devenue le parent pauvre de la course à pied traditionnelle. C’est ainsi que, cet été, le 50km marche a été supprimé des Jeux Olympiques. Mais alors qu’on pouvait penser que la marche était vouée à l’extinction, une athlète a choisi de prendre le problème de l’autre bout en remettant la lumière sur la marche. Laura García-Caro (Rien à voir avec notre tenniswoman) nous a offert hier un finish digne des plus grandes. 

La panoplie complète de la célébration trop hâtive

Quand on parle de célébration trop hâte, comment ne pas penser au meilleur d’entre nous, Julian Alaphilippe. Mais dans le monde de l’athlétisme, c’est bien plus rare. Mais ce qui s’est produit à Rome hier relève de l’oeuvre d’art. Si on devait faire un comparatif cinématographique, c’est l’équivalent de la trilogie du Parrain de la célébration hâtive. Tout y est. Tout, absolument tout.

Troisième dans le final, Laura García-Caro observe en ligne de mire ses 2 concurrentes italiennes prendre des drapeaux et célébrer leurs deux premières places dans ces championnats d’Europe.

Grisée par cette ferveur latine, Laura ne peut pas résister à la ferveur. Elle s’empare elle-même du drapeau espagnol dans son tour de stade et commence gentilemment à profiter de sa médaille de bronze. Petit regard derrière elle, il n’y a aucun risque. Sauf qu’elle ne conduit pas à Paris, et ne regarde donc pas assez le panneau derrière les bus qui dit “Attention aux angles morts”. Elle ne voit donc absolument pas l’Ukrainienne Lyudmyla Olyanovska lui faire la chique.

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L’espagnole est même en train de décélérer. Parée de son drapeau espagnole, elle célébre, lève le poing de rage quand… l’ombre ukrainienne apparait dans son viseur. La joie se transforme immédiattement en desespoir, le bronze en chocolat. Mais parce que Laura est une professionnelle, elle n’oublie tout de même pas d’eteindre sa montre lors du passage de la ligue. Car c’est ça le sport de haut niveau, une rigueur de tous les instants.

Antoine