Voici le plus bel ÉCHEC de l’année aux échecs ! [Loseletter 10 avril]


Cette semaine a donné du fil à retordre à la FFL. Au programme : un gamin de 19 ans nous humilie depuis sa selle de vélo, un constructeur automobile envoie l’OM à la casse, sans oublier la boulette de l’année aux échecs.

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🚴‍♂️ Cyclisme

Paul Seixas, c’est à la fois le présent et l’avenir de notre déroute au cyclisme. Victorieux de trois étapes sur le Tour du Pays basque (et ce n’est pas fini), le coureur de 19 ans compte plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants. Pire encore, il pourrait devenir le premier Français vainqueur d’une course par étapes sur le World Tour depuis Christophe Moreau sur le Critérium en 2007. Paul n’avait pas encore fêté son premier anniversaire.

Paul Seixas fait dérailler la France

🎾 Tennis

49 minutes d’art tennistique pur de Daniil Medvedev face à Berrettini ! Le Russe nous a offert un double 6-0 accompagné d’un quintuple brisage de raquette sous les olés du public monégasque. Une prestation iconique qu’on n’avait plus vue depuis 10 ans chez un membre du top 10. La beauté à l’état brut.

Medvedev brise une raquette

⚽️ Football

Moment de grâce sur les réseaux sociaux. Alors que l’OM vient de changer de logo, Volkswagen s’est permis de troller le club. En effet, retourné, le logo olympien ressemble étrangement à celui de la marque allemande. Le constructeur automobile s’est donc fendu d’un subtil « À jamais les premiers sur ce logo ». Simple, efficace.

Nouveau logo OM

⚽️ Football

Entre le Real Madrid et le Bayern Munich, chaque but était crucial en quarts de finale de la Ligue des Champions. Seul aux six mètres face à un but grand ouvert, Dayot Upamecano a logiquement livré une masterclass de technique en choisissant les crampons plutôt que l’intérieur du pied. Le résultat ? Un ballon qui rebondit délicatement vers le gardien adverse. D’ores et déjà légendaire.

Dayot Upamecano réalise un loupé

🏅 L’histoire FFL de la semaine : 67 minutes pour s’auto-saboter

Hikaru Nakamura vient de signer l’un des plus beaux échecs de l’histoire des échecs modernes. Littéralement.

Au Tournoi des Candidats 2026, cette compétition où les huit meilleurs joueurs de la planète s’affrontent pour défier le champion du monde, le deuxième joueur mondial a décidé d’offrir un chef-d’œuvre de procrastination.

Face à Javokhir Sindarov, Hikaru Nakamura s’est retrouvé au treizième coup dans une position qui réclamait visiblement une méditation profonde.

67 minutes et 44 secondes. Soixante-sept minutes et quarante-quatre secondes pour déplacer un simple pion. Une éternité qui n’est devancée que par les légendaires 72 minutes d’Aleksandr Grichtchouk en 2021.

Nakamura a contemplé l’échiquier comme s’il cherchait les secrets de l’univers, transformant chaque seconde en épopée philosophique digne d’un moine tibétain.

Et puis, l’apothéose : après cette réflexion d’anthologie, le grand maître américain joue précisément le coup qui lui fait perdre la partie.

Plus d’une heure de calculs méticuleux pour aboutir à l’auto-sabotage parfait.

L’ironie est d’une beauté saisissante : tant de temps investi pour choisir exactement la solution qui ne fonctionnait pas. C’est beau comme du Beethoven qui raterait sa symphonie après avoir accordé son piano pendant trois heures.

Nakamura vient de prouver qu’aux échecs aussi, il est possible de transformer la défaite en œuvre d’art.

Si vous connaissez un fan d’échecs en tout genre, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire : transférer cette Loseletter à des amis, ils peuvent s’inscrire avec notre formulaire. 💙

💡 Les commentaires de la commu

Contexte

Vous l’avez peut-être vu passer, la FFL est partie à la rencontre des fabuleux bénévoles du Région Pays de la Loire Tour. Parmi eux, Étienne, qui a le don de placer chaque intersection dans une safe place réconfortante.

Une détermination à toute épreuve qui n’a visiblement pas laissé indifférent Théo Bertrand.

Contexte

Cette 15e semaine de l’année a été marquée par le triple affront de Paul Seixas sur les routes du Tour du Pays basque. Zéro moyen de retrouver le sourire donc, si ce n’est avec le jeu de mots de Dorian Meinguet.

🗞 Lose Rétro : L’équipe de France vole en éclats à cause d’un « Lol »

Si le football a déjà connu un éclatement de son équipe de France avec une grève de bus, au tennis, le procédé est bien plus épuré. Trois lettres suffisent pour mettre le feu aux poudres.

En ce début du mois d’avril, nous allons revenir sur le scandale du Laughing out loud. Plus communément appelé Lolgate.

Novembre 2016. L’équipe de France féminine de tennis perd la finale de Fed Cup à domicile contre la République tchèque. Défaite cruelle, mais dans les règles de l’art.

Caroline Garcia, pourtant victorieuse de ses deux simples, annonce qu’elle ne jouera plus en Fed Cup pour se concentrer sur sa carrière individuelle.

Mais en 2017, tout dérape magistralement. Les Bleues chutent 4-1 face à la Suisse en quarts, privées de leur numéro 1. La coupable est toute trouvée : Caroline Garcia et son absence assourdissante.

Pour les barrages cruciaux contre l’Espagne, Yannick Noah rappelle Garcia qui décline pour blessure au dos, annonçant un mois d’indisponibilité.

Ses coéquipières Alizé Cornet, Kristina Mladenovic et Pauline Parmentier contestent cette version des faits.

Le Lolgate est né.

Trois lettres qui font exploser une sélection tout entière. Un « Lol » qui transforme une équipe de Fed Cup en série Netflix.

“On peut se demander pourquoi on n’est que quatre ou cinq dans le top 100, pourquoi on n’est pas mieux classées. Ce n’est pas juste Garcia qui n’était pas là” Caroline Garcia

Caroline Garcia venait d’inventer le Lolgate, cette capacité à anéantir des années de cohésion d’équipe. Un chef-d’œuvre de destruction collective, d’ores et déjà légendaire.

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Tom Galeron